lundi 24 octobre 2016

La vie de mon #sosa666 en 100 mots : Joseph MORINEAU

Ce week end sur TWITTER, suite à un retweet de la généalogiste Sophie BOUDAREL, les généalogistes se sont  emballés et se sont tous mis à la recherche de leur #sosa666.



Bien entendu, j'ai aussi fais cette recherche sur mon arbre et le mien se nomme Joseph MORINEAU. J'ai ajouté Joseph dans mon arbre suite à des recherches datant de 1993.

Alliant cette recherche avec un généathème d'octobre que j'adore particulièrement, celui d'écrire la vie d'un ancêtre en 100 mots, je vous livre donc celle de Joseph :

"Joseph est né en novembre 1693 sur la paroisse de St Hilaire de Riez où il passera toute sa vie, il est fils de Joseph et Marie MICHON. Orphelin de père avant ses 9 ans, il aura un beau père. Joseph se marie en août 1716 avec Jeanne BENETEAU jeune fille de 17 ans. Joseph sera laboureur et sa femme lui donnera au moins 10 enfants jusqu’en 1742, la moitié meurt en bas âge et Joseph assiste au mariage des autres. Joseph sera veuf en juillet 1765 et meurt à l’âge de 72 ans le 9 février de l’année suivante."

les 3 actes de la vie de Joseph :

baptême de Joseph le 10 novembre 1693 à St Hilaire de Riez

mariage de Joseph avec Jeanne BENETEAU le 19 août 1716 à St Hilaire de Riez
sépulture de Joseph le 10 février 1766 à St Hilaire de Riez


samedi 15 octobre 2016

Françoise HILLAIRET, mon premier RDV Ancestral

Aujourd’hui  c’est le jour de mon premier RDV ancestral, ces RDV ont été initiés par le généalogiste Guillaume CHAIX, qui tient le blog « le Grenier de nos Ancêtres », voilà son idée de départ :

« L’idée est assez simple : tu pars à la rencontre d’un-e de tes ancêtres à une époque donnée et tu racontes ce que tu veux autour de ça. Le but étant de mêler littérature et généalogie. C’est un bon prétexte pour faire de l’histoire, de la généalogie et en même temps pour révéler une part d’intime, cette part qui nous touche tous quand on fait de la généalogie.
La forme est évidemment libre et appartient à chacun-e qui souhaitera partager son rendez-vous. On peut imaginer un dialogue, ou pas. On peut imaginer à peu près tout ce que l’on veut en tenant compte de seulement trois contraintes : une rencontre avec l’un de ses ancêtres, le fait que cette rencontre doit avoir lieu dans l’époque de l’ancêtre en question et la dernière contrainte serait de publier ce rendez-vous le troisième samedi de chaque mois ! »

Pour ce RDV ancestral, je me retrouve dans le marais poitevin, plus précisément dans le village de Nessier sur la commune de Benet en Vendée,  je suis devant le numéro 14 de la rue de la Fontaine.

Extrait de GOOGLE Maps

C’est là, que j’ai RDV avec mon aïeule Françoise HILLAIRET, ma sosa 57 à la 6ème génération … 

Alors je ferme les yeux, je compte jusqu’à 10 et durant ces quelques secondes la machine à remonter le temps s’est mise en route …

Quand j’ouvre les yeux, nous sommes maintenant le mardi 17 mars 1863, il est 2 heures et demi du soir, je ne suis plus sur une rue goudronnée mais sur un chemin, devant moi une petite maison avec un grenier au-dessus, à coté une écurie avec une grange à foin, je me retourne et derrière moi sur le terrain un petit hangar avec un four et un fournil. Voilà donc l’endroit où j’ai RDV avec mon ancêtre.

Ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que Françoise, âgée de 51 ans depuis le 28 février, est malade et alitée et qu’outre son RDV avec moi, d’ici quelques minutes, elle aura un autre RDV, celui avec Maitre GIRAUD, le notaire de famille pour tester.



Avant d’entrer dans ta maison Françoise, cette maison familiale dont tu as hérité après le décès de tes parents il y a une trentaine d’années, cette chaumière où ta mère Françoise DAZELLE est née en 1774, cette maison construite peu de temps avant cette naissance, il y a 90 ans par ton grand-père maternel Pierre DAZELLE lorsqu’il est arrivé dans ce marais pour exploiter quelques terres et qu’il est devenu ce que l’on appelait alors un cabanier ou huttier, d'ailleurs sur la carte de CASSINI, le village ne porte pas encore de nom, juste la désignation "Hutes"...



Pour avoir le temps de te parler un peu avant l’arrivée de ton notaire et des 4 témoins, je frappe à la porte et de ta voix maladive tu m'invites à entrer …

Là, je te trouve couchée dans ton lit situé à l’angle nord-ouest de l’unique pièce de vie de ta maison, malgré tes souffrances physiques,  je ne sais de quels maux tu souffres, tu as toute ta lucidité, dans ton patois tu me présentes ta famille : d’abord  ton mari, François POUVREAU, vaillant cultivateur de 52 ans, puis tes 3 enfants, déjà des jeunes adultes,  François, Marie et Pierre, âgés respectivement de 22, 20 et presque 17 ans, qui sont présents pour te veiller durant ta maladie.



J’ai listé quelques questions à te poser mais … te voyant si faible dans ton lit, je ne veux pas te fatiguer avec mes questions, je préfère te laisser te reposer, reprendre des forces … pourtant si j’osais, la question unique que j’aimerais te poser, vous poser :  « pourquoi ton fils ainé, mon aïeul, prénommé comme son père et comme ton père, fut -il désigné comme un ancien aliéné mental lors de la conscription il y a 2 ans, quels furent les symptômes dans son enfance ou adolescence pour avoir cette désignation ? » … mais non, je n’ose d’autant plus que j’entends déjà des voix à l’extérieur et voilà que l’on frappe à ta porte ...

Alors pour ne pas déranger plus longtemps, je décide d’écourter ce RDV et de m’éclipser, je referme les yeux, de nouveau je compte jusqu’à 10 …

Je me retrouve à mon époque, devant le 14 de la rue de la fontaine.  Malgré ce fugace RDV ancestral je suis heureux de cette entrevue … 

Qu’advient-il de toi Françoise par la suite : quelques heures après notre rencontre et après avoir testée, vers 7 heures du soir, tu t'es éteinte dans ton lit ...


dimanche 9 octobre 2016

Un des derniers anges, Ghyslaine

Demain, le 10 octobre, dans le calendrier chrétien nous fêterons les Ghyslaine.

Lorsque j'ai vu cela, j'ai décidé d'écrire quelques mots sur une petite fille, un bébé, qui porta l'espace de quelques semaines ce prénom.



Dans quasiment toutes les fratries depuis des siècles, de nombreux enfants mourraient. Cela à perdurait jusqu'il y a peu ...

Mes grand parents maternels, Fernand BOUCHET (1912-1970) et Louise POUVREAU (1916-1963) donc la fratrie de ma mère, sont les derniers de mon ascendance à avoir connus cet état de fait.

Fernand et Louise automne 1936

Le couple est marié depuis juin 1935, et à la fin de l’année 1938, Louise est enceinte de son troisième enfant. 

Ghyslaine, vient au monde le jeudi 29 juin 1939 au domicile de Louise et Fernand dans le bourg de Damvix (Vendée), elle est baptisée trois semaines plus tard le dimanche 23 juillet en l’église de Damvix, sous les prénoms Ghyslaine Marie-Louise Andrée, sa cousine Marie-Louise CHABOT, âgée de 16 ans est sa marraine. Cette dernière lui a tricoté un ensemble jaune pour l’occasion. 

Quelques semaines plus tard, au milieu d’été, l’Europe s’enflamme, la menace de guerre contre l’Allemagne est de plus en plus présente. L’invasion de la Pologne provoque les déclarations de guerre de la Grande-Bretagne et de la France le dimanche 3 septembre à respectivement 13 heures et 17 heures. 
Fernand n’est pas mobilisé de suite, étant marié et père de trois enfants. 

A l’automne, la famille déménage, elle s’installe à la Barbée de Damvix, elle loue une grande pièce dans une maison bourgeoise, les armoires servent de séparation entre les lits et le côté cuisine. Fernand est laitier et fait la collecte en « batai » dans le marais poitevin. 

Carte Postale du Port de Damvix, avec un laitier en "batai"

En novembre, le malheur touche Louise et Fernand : leur petite Ghyslaine, décède d’une maladie infantile le lundi 13 novembre à la Barbée à l’âge de 4 mois et demi. Louise habille sa fille défunte avec l’ensemble que sa marraine lui avait tricoté pour son baptême. 

Voici donc en quelques lignes, le court destin de "notre" petite Ghyslaine

Vous pouvez aussi découvrir (ou redécouvrir) mon billet sur l'autre malheur parental du couple Louise et Fernand en 1955.

jeudi 6 octobre 2016

Centenaire ... ou presque

Hier, sur son blog "Feuilles d'ardoise" la généalogiste Françoise NICOLAS nous a parlé de ses centenaires qui n'en sont sans doute pas...

Aujourd'hui, je vais vous présenter 2 de mes quasi centenaires du 19ème siècle, des Vendéens bien sur ...

"Etude du profil d'un vieil homme" par De Vinci

  • Jean MANSEAU, mon sosa 510 à la 9ème génération.

Lors de son décès, le 23 mai 1810 sur le village de la Brionnière de la commune de St Pierre du Chemin en Vendée, le déclarant, son fils Louis de 30 ans chez qui il vit, le sait très âgé. Il le déclare donc âgé de 100 ans !
Jean serait né vers 1710 ...



Alors qu'en est-il vraiment ?

Malheureusement je ne retrouve pas l'acte de baptême de Jean mais son premier mariage date du 30 janvier 1758 sur la paroisse de Réaumur, il aurait alors déjà plus de 45 ans, je ne le pense pas ...

Son mariage étant filiatif, je le sais fils de Jacques et Marie CHATELLIER. Quelques recherches plus tard, le décès de son père le 6 décembre 1748 sur la paroisse du Tallud, me est dit qu'il est âgé de 50 ans donc né vers 1698 !
Sa mère quant à elle décède le 4 octobre 1741 à l'âge de 45 ans donc née vers 1696.

Aucune trace à l'heure actuelle du mariage de Jacques et Marie CHATELLIER mais en l'état de mes recherches, ce couple n'a pu donné vie à Jean vers 1710 puisqu'ils avaient environ 12-14 ans !

L'étude de la fratrie de Jean m'apporte que sa soeur aînée, Perrine serait née vers 1719, mariée en 1738 et décédée à 21 ans en 1740.

J'estime donc la naissance de Jean vers 1725-1730, soit un décès entre 80 et 85 ans ... donc loin d'être centenaire.

  • Jeanne SOULICE, ma sosa 235 à la 8ème génération

Jeanne décède, dans le foyer de sa fille Jeanne chez qui elle vit depuis de nombreuses années, le 20 février 1853 sur la commune de Benet.

C'est son gendre, René GIRARDEAU âgé de 57 ans, qui déclare le décès, il estime l'âge de sa très vieille belle mère à 99 ans, pour pas la dire centenaire !!
Jeanne serait donc née vers 1753-1754 ...



Alors qu'en est-il vraiment ?

Lors des recensements de population, je retrouve Jeanne :

en 1851, on lui donne l'âge de 96 ans, soit née vers 1755
en 1846, elle a 88 ans, soit née vers 1758
en 1841 pas de mention d'âge et en 1836, elle a 75 ans soit née vers 1761

donc plus on remonte le temps moins Jeanne est âgée !!

Jeanne est veuve de François VEILLET depuis plus de 50 ans puisqu'il est décédé en 1802 !
Leur mariage date du 11 novembre 1789 sur la paroisse de Benet.

Ayant connaissance des parents de Jeanne (d'ailleurs cités sur son acte de décès de 1853 avec erreur du prénom de la mère), Louis et Madeleine PIRON, je trouve facilement l'acte de baptême de Jeanne.

Elle est née le 21 avril 1764 sur la paroisse de Ste Christine, voisine de Benet.



Jeanne lors de son décès a donc atteint l'âge de 88 ans et 10 mois ... là encore loin des 99 ans et du centenaire !


Et vous, des centenaires avérés se cachent-ils dans vos arbres aux 18 et 19ème siècle  ?


mardi 4 octobre 2016

les 7 périodes de la maison de Néné "LU" dernier chapitre

Dans le chapitre 1 et le chapitre 2, vous avez découvert les 5 premières périodes de la maison de mon aïeule néné "LU", JOURNOLLEAU Marie.

Aujourd'hui, dans ce dernier chapitre, je vais vous dévoiler les 2 dernières périodes de ladite maison qui sont les plus longues puisqu'elles couvrent un peu plus de 2 décennies à partir de 1894.



Pour mémoire voici l'arbre de la famille de néné "LU" :



Période 6 : 1894 à 1907 les Années Marie et François

Quelques jours après le début de l'été 1894, la fille de Néné "LU", Marie épouse un jeune homme de la Garenne, François GACHIGNARD. Marie le connait bien puisqu'il n'est autre que le neveu de Jacques FLEURET, le second époux de Néné "LU" ...
Après ce mariage, le jeune couple, Marie 22 ans et François 25 ans, s'installe dans la maison sur le bord de l'Autise où la jeune épouse est née. François y sera fermier-cultivateur.

Les saisons et les années passent, et aucun enfant ne voit le jour dans la maison ... 

Source : Recensement Population 1896 St Sigismond AD85 en ligne

Le siècle change mais rien n'y fait Marie n'aura jamais d'enfant ...

Source : Recensement Population 1901 St Sigismond AD85 en ligne

Dans le milieu des années 1900, alors que les saisons se suivent, Néné "LU", qui est maintenant arrière grand mère en même temps qu'elle devient grand mère par son fils cadet Aristide, voit 2 deuils qui vont changer la vie de la maison du bord de l'Autise.
En effet, Néné "LU" devient veuve pour la deuxième fois en décembre 1905, son époux s'éteint chez lui à la Garenne à l'âge de 72 ans. Elle continue tout de même à vivre dans la maison de son défunt époux.
1906, Marie et François vivent leur dernière année dans la maison.

Source : Recensement Population 1906 St Sigismond AD85 en ligne

En 1907, le couple GACHIGNARD-MARTIN quitte la maison pour aller s'installer à la Garenne chez la mère de François. Cette dernière devenue veuve a besoin d'aide au quotidien. Là bas, ils partagent la maison mais ne vivent pas dans la même pièce !

Période 7 : A partir de 1907 les Années Solitude

A la même époque, Néné "LU", âgée de 68 ans, décide de son côté de retourner vivre dans sa maison qu'elle a quittée il y a plus de 20 ans ... Elle pensait sans doute y aller vivre seule ses dernières années.

Les années passent, elle vieillit peu à peu ... Elle subvient tout de même à ses besoins primaires et vit sereinement au bord de l'Autise dans sa maison qu'elle a fait bâtir il y a maintenant plus de 40 ans avec son premier époux Alexandre ... 

Source : Recensement Population 1911 St Sigismond AD85 en ligne

En août 1914, la guerre éclate, la famille de Néné "LU" est bien sûr touchée par la mobilisation de "ses" hommes, son gendre François ne part qu'en avril 1915 ...

A partir de là, 3 hypothèses quand à l'occupation de sa maison par Néné "LU" :
  • pour ne pas laisser sa fille seule après le départ de son mari, elle repart s'installer à la Garenne et elle y reste après le retour de François, détaché comme agriculteur en mars 1917.
  • pour ne pas laisser sa fille seule, elle repart s'installer à la Garenne mais retourne chez elle sur le bord de l'Autise au retour de François. Vieillissante et devenant sénile, elle revient définitivement vivre dans le foyer de sa fille au début des années 1920.
  • Malgré la guerre, Néné "LU" reste chez elle seule. Vieillissante et devenant sénile, elle vient définitivement vivre chez sa fille au début des années 1920.
Toujours est il que mon aïeule Néné "LU", Marie JOURNOLLEAU vit chez sa fille à la Garenne au printemps 1921 et y meurt en août 1924 à l'âge de 85 ans.

Et pourquoi je parle de sénilité : cela vous pouvez le découvrir dans mon billet sur la première partie de la Vie de Néné "LU"

Dans quelques temps, après des recherches plus approfondies sur cette dernière période, et surtout sur le devenir de la maison, j'aurais peut être des réponses à vous apporter dans l'épilogue de la vie d'une maison à travers une famille, celle de Néné "LU"  ...

A SUIVRE