lundi 9 juin 2014

H comme HORS LA LOI

comme HORS la LOI


Lors de nos recherches, on retrouve tôt ou tard, des ancêtres ayant eut quelques arrangements avec la loi !

Pour ma part j'en ai retrouvé plusieurs mais aujourd'hui je vais vous parler de André Alexis DUPOND, prénommé usuellement Alexandre, mon sosa n°20 à la 5ème génération.

Alexandre DUPOND, est né le 17 mars 1841 dans le village de la Bloire de Notre-Dame de Riez (Vendée), fils d'André (1806-1855) journalier et de Marie-Louise MILCENT (1818-1876).

La famille DUPOND est de condition très modeste, Alexandre sera placé comme domestique vers 12 ans, de plus son père meurt de façon prématurée alors qu'il a 14 ans, laissant Marie-Louise, sa femme seule avec 6 enfants de 15 ans à 8 mois. Alexandre est le seul fils de la fratrie.

On le retrouve lors du recensement de 1856 chez la veuve BERTHOME au Clouzi de Notre-Dame de Riez 


source AD 85
Recensement 1856 Notre-Dame de Riez
Avant de poursuivre, petite anecdote sur les occupants de la ferme du Clouzi :
Marie MILCENT, l'épouse du fils aîné de la chef de ménage, est une cousine éloigné d'Alexandre
Louis BERTHOME, le fils puîné de 24 ans est le futur époux de la sœur aînée d'Alexandre, Marie, ils se marient en 1865 !

Les années passent, Alexandre change de patron, pour le recensement de population de 1861, il est domestique chez ses cousins MILCENT dans la ferme de Saint Ambroise, sa sœur aînée Marie est domestique chez le meunier voisin.

AD 85
Recensement 1861 Notre-Dame de Riez
Cette même année 1861, lors du recensement militaire, Alexandre passe devant la commission de réforme, il est trop petit et de plus il est le fils aîné d'une veuve, il ne sera donc pas incorporé.

En 1864, il rencontre Marie-Rose BURGAUD, jeune fille de 20 ans, il l'épouse le 1er février 1865 à Saint Maixent sur Vie, la commune de son épouse. Son cousin et patron Henry MILCENT est son témoin.

Le jeune couple s'installe dans le village du Port-Neuf de Notre-Dame de Riez, où leurs deux premiers fils vont naître : Jean-Marie en 1866 (il meurt à 6 mois) puis Alexandre en 1868. Le couple est journalier.

En 1870, le couple emménage dans le village voisin des Boucheries et Marie-Rose donne naissance à son 3ème fils Louis en 1871 (mon arrière grand père). La famille est pauvre et la municipalité leur vient en aide.

Et voilà 1872, cette année là, Alexandre a 31 ans, il franchit la ligne de la légalité : il vole de l'argent (dans un meuble fermé à clé) à sa patronne la veuve BOURMAUD de St Hilaire de Riez !

Cette dernière porte plainte, Alexandre est emprisonné aux Sables d'Olonne en attendant son procès.
Le 26 juin 1872, il est transféré à la prison de la Roche sur Yon où il est écroué.

AD 85
Registre d'Ecrou
Dans ce registre d'écrou, on décrit physiquement Alexandre :
"âgé de 31 ans, nez long, taille de 1m55, bouche moyenne, cheveux blonds, menton rond, sourcils blonds, visage ovale, front découvert, teint coloré, yeux blonds"
et on fait la liste de ses effets personnels :
"1 chapeau, 1 veste, 1 gilet, 3 chemises, 1 flanelle, 1 pantalon, 1 caleçon, 1 mouchoir, 1 paire de chaussons, 1 paire de sabots"

Le 29 juillet 1872, Alexandre est jugé par la cour d'Assisses de Vendée.


Malgré des circonstances atténuantes, il est condamné à 1 an de prison ferme et 178 francs 50 centimes de frais de justice.

Sa femme Marie-Rose, déjà dans une situation plus que précaire, se retrouve seule avec ses 2 fils en bas âge...

Un an jour pour jour après son jugement, Alexandre est libéré le 29 juillet 1873 et rentre chez lui à Notre-Dame de Riez, il retrouve sa famille.

De là, la vie va s'écouler normalement...

Alexandre meurt à 71 ans en 1912 au village des Acacias à Notre-Dame de Riez dans sa petite maison.
Son épouse Marie-Rose lui survit de nombreuses années et décède à 95 ans en 1939 (vous pouvez lire sur sa fin de vie le billet "fin de vie d'une nonagénaire").

photo privée
Marie-Rose BURGAUD à la fin de sa vie

Ma grand mère paternelle Léonide DUPOND, née en 1905, petite fille d'Alexandre, m'a parlé de ses grands parents mais je ne pense pas qu'elle était au courant de cette période de la vie de son grand père !


samedi 7 juin 2014

G comme GARD


comme 


Ayant plus de 99% de mes ancêtres originaires de la Vendée et des Deux-Sèvres pourquoi ai-je choisis ce département pour la lettre G ?

Au début de mes recherches, je consulte l'acte du second mariage de mon arrière arrière grand mère Eléonore LARIGNON avec Pierre GOUSSARD, en date du 27 avril 1899 (dont je possède le livret de famille, le plus ancien en ma possession) à Liez dans le marais poitevin en Vendée. Eléonore est née le 10 janvier 1863 à Liez, domiciliée à Liez, veuve de Louis MAJOU, fille de feu Pierre Alexandre de Liez et de Marie-Madeleine demeurant à Nîmes (Gard) !!
Ô surprise ! pourquoi donc mon ancêtre vivait-elle aussi loin ? depuis quand ? avec qui ?? ... plusieurs questions me viennent de suite ...

source AD 85
Etat Civil Liez mariage 1899

Je vais donc vous parler de mon aïeule Marie-Madeleine, née le 6 janvier 1836 au village de Souil de la commune de Saint Pierre le Vieux en Vendée, d'une mère célibataire de 28 ans, Jeanne MACAUD.

Après son enfance entre ses grands parents maternels Pierre MACAUD et Louise GOGUET, décédés tous les deux à quelques jours d'intervalle en janvier 1848 au village de Souil, puis le placement comme servante de ferme, elle rencontre un jeune homme Pierre LARIGNON (né le 8 octobre 1832 à Liez), dont la mère est la voisine du "patron" de Marie-Madeleine au village du Courtiou de Liez. 

Elle accouche d'une fille Marie Jeanne (le 30 mars 1857) avant de se marier le 3 mai 1857 à St Pierre le Vieux avec Pierre LARIGNON, marchand de chevaux (activité familiale entre frères).
Après Marie Jeanne, viendront Henri (en 1859), Auguste (en 1861), Eléonore, mon aïeule mentionnée ci dessus, puis Célestine (en 1865, décédée à quelques jours), Alexandrine (en 1867), Louis (en 1869), Frédéric (en 1871), et Gustave (en 1872), tous nés à Liez.
Lorsque ce dernier naît, Marie-Madeleine a près de 37 ans et son mari, Pierre à 40 ans, ils ont 8 enfants !

A partir de 1878, la vie de Marie-Madeleine va se chambouler ; en novembre, sa fille aînée, Marie 21 ans, donne naissance à un enfant naturel, un petit Bricet. Quelques semaines plus tard, le 30 décembre, sa fille Alexandrine, meurt à quelques jours de ses 12 ans.
Au printemps 1879, à plus de 43 ans, Marie-Madeleine est enceinte !
Au milieu de l'été, son petit fils Bricet meurt à 8 mois. 
Le 9 décembre de cette même année, le jour des 7 ans de son fils Gustave, un drame majeur survient, Pierre meurt à l'âge de 47 ans ! Marie-Madeleine, se retrouve seule, enceinte de plus 7 mois et avec 3 enfants de moins de 12 ans ...
1880 arrive, Marie-Madeleine a 44 ans et elle accouche le 20 janvier d'un petit Ferdinand, qui ne vivra que 8 jours !

Armée de courage Marie-Madeleine, aidée par ses enfants aînés, continue sa vie de labeur ...
Henri, son fils aîné, ne part pas au service militaire, il est soutien de famille.
Marie, sa fille aînée, se marie le 4 octobre 1880 à Coulonges sur l'Autise (Deux-Sèvres), où elle est domestique, avec Jacques GUILLEMET (né en 1855) ... 
Lors du recensement de population de 1881 de Liez, Marie-Madeleine, journalière, vit dans le bourg avec Eléonore, servante, Frédéric et Gustave. Ses autres enfants sont domestiques ici et là :

source AD 85
Recensement Liez 1881

Auguste, son fils, est incorporé au 35e Régiment d'Artillerie de Vannes (56) a compté du 21 novembre 1882 pour une durée d'un an.
En 1883, en octobre, Eléonore, 20 ans, épouse Louis MAJOU, un jeune homme de 19 ans, qui vit à quelques kilomètres de Liez, à Oulmes, chez sa soeur Ernestine, épouse du boucher de ce bourg.
Le 23 novembre 1885 à Fontaines, village distant de quelques kilomètres de Liez, Auguste, âgé de 24 ans, épouse sa jeune fiancée, Henriette GERMAIN, âgée de 17 ans et enceinte de plus de 6 mois !

Des années 1885 à 1890, Marie-Madeleine va encore être de nombreuses fois éprouvée :
  • de 1885 à 1890, sa fille Marie, perds 4 enfants en bas âge.
  • 1886,  le 27 septembre, son fils Frédéric meurt à 15 ans.
  • 1887, le 12 janvier, son autre fils Louis meurt à son tour à 17 ans alors qu'il était domestique.
  • 1888, en novembre, son gendre Louis MAJOU, meurt à 24 ans, laissant Eléonore enceinte et avec un garçonnet de 3 ans. Cette dernière revient vivre avec sa mère.
  • 1889, le 18 janvier, son fils Auguste, âgé de 27 ans meurt d'une "bronchite tuburculeuse", laissant sa jeune épouse de 20 ans seule avec 2 enfants en bas âge ...
  • 1890, en mars, son fils Henri, âgé de 31 ans se marie avec Marie FRELAND, qui meurt début juillet sans doute d'une fausse couche. Puis le 30 octobre, c'est Jeanne MACAUD, la mère de Marie-Madeleine qui décède à 82 ans !
En résumé durant ces 6 années, elle a perdu 3 fils, 1 gendre et 1 belle fille, 5 petits enfants et sa mère ...

En 1891, pour le recensement de population, on retrouve Marie-Madeleine, ménagère, qui vit près de sa fille Eléonore, veuve MAJOU, et ses 2 enfants dans le hameau des Aubiers de Liez :

source AD 85
Recensement Liez 1891

Puis vient 1892, Gustave, le benjamin de Marie-Madeleine a 20 ans et sa fiche matricule indique que ce dernier réside à Nîmes dans le Gard où il est palefrenier (pour rappel, la famille LARIGNON était marchande de chevaux), depuis quand y vit-il ?

Voilà donc pourquoi Marie-Madeleine à près de 60 ans décide de quitter son marais natal pour aller dans le sud de la France à de très nombreuses heures de train (départ de Niort) ... je n'ai aucune date précise de ce départ, je l'estime vers 1896.

trajet en train de Niort à Nîmes

En effet, durant l'année 1895, son fils Gustave part de Nîmes pour vivre plusieurs mois sur Marseille puis revient en fin d'année sur Nîmes. Marie-Madeleine rejoint sans doute son fils à son retour sur Nîmes.

De la vie de Marie-Madeleine sur Nîmes, je ne sais pas grand chose, voir rien !
Pour le remariage de sa fille Eléonore, elle consent par acte notarié à ce mariage (aucun renseignement sur le notaire, ni la date de ce consentement)
Le 12 juin 1900, son fils Gustave épouse une nîmoise, Madeleine ESCUDIER (née en 1880), avec laquelle il aura 2 enfants (en 1901 et 1903).

Vers 1905, Marie-Madeleine rentre à Liez, près de 10 ans après son départ, elle retrouve son marais !
Peut-être est-elle malade puisqu'elle décède le 17 janvier 1906 à l'âge de 70 ans, dans le village du Courtiou de Liez, où elle avait jadis rencontré son futur époux ...
Elle est inhumée avec ses proches dans le petit cimetière de Liez, mitoyen de l'église paroissiale.

Photo privée mars 2003
cimetière et église de Liez
Comme je l'ai dit plus haut ayant mes origines en Vendée et Deux-Sèvres, jamais je n'aurais cru retrouvé une ancêtre ayant vécu si loin dans le sud de la France.

Extrait d'une carte cantonale de Maillezais de 1887
Soulignés en rouge les lieux de vie de Marie-Madeleine



vendredi 6 juin 2014

F comme FOUDRE

    Comme    











En recherchant mes ancêtres sur la paroisse de Saint Révérend en Vendée, je suis tombé sur un drame familial lié à la foudre ...
Mes ancêtres à la 12e génération, Antoine COUGNAUD et Marie VOISIN (sosas n° 2308 & 2309) vont perdre 2 fils, Louis et Laurent, le 3 août 1668 tués par "le feu du ciel" tombé sur le moulin des Martelières de la paroisse voisine de Givrand ...
Les 2 frères sont inhumés dans leur paroisse de Saint Révérend, le prêtre détaille son acte d'inhumation en mentionnant la date de naissance des deux pauvres hommes foudroyés.


Carte de Cassini

Louis était marié depuis le 25 janvier 1665 avec Jeanne PAGEOT
Cette dernière a accouché le 23 février 1668 et sans doute ne sait-elle pas encore qu'elle est enceinte !
En effet, elle donnera naissance à une petite Marguerite le 11 avril 1669, soit plus de 8 mois après le décès tragique de son mari ...
Les parents, Marie VOISIN meurt 10 ans plus tard en novembre 1678 à l'âge de 70 ans environ et son mari Antoine COUGNAUD en octobre 1680 à l'âge d'environ 72 ans.

jeudi 5 juin 2014

E comme ECLAMPSIE


comme Eclampsie


ou plutôt pré-éclampsie ... définition sur wikipédia

Pourquoi ce thème ?

Au cours de mes recherches généalogiques j'avais appris que ma grand mère maternelle Louise POUVREAU avait perdu un enfant au cours d'une grossesse. Plus récemment, ma tante maternelle Josette, fille aînée de Louise, m'a donné les symptômes que ma grand mère avait lors de cette grossesse (hypertension artérielle, céphalées, protéinurie) et c'est alors que j'ai réussi à mettre un nom sur la pathologie ayant entraîner la fin tragique de cette grossesse : la pré-éclampsie !

Louise en 1953

Apparemment ma grand mère a eu une grossesse mal suivie et lorsque son médecin de famille se rends compte de la problématique, il est déjà trop tard ; l'enfant est mort et ma grand mère Louise, dans son 7ème mois de grossesse, doit subir une césarienne au plus vite pour "évacuer" l'enfant. Cet enfant mort-né est déclaré à l'Etat Civil, j'ai donc pu retrouver la date de cet événement familial tragique le 24 octobre 1955, ma grand mère Louise avait 39 ans ... par la suite la santé de ma grand mère pâtis des complications de cette grossesse, puisque l'année suivante en 1956, Louise subit l'ablation d'un rein ! ... et l'hypertension artérielle poursuivra Louise, puisqu'elle meurt prématurément d'une "congestion cérébrale" (Accident Vasculaire Cérébral) en octobre 1963 à l'âge de seulement 47 ans !

mercredi 4 juin 2014

D comme DRAGONNADES

comme Dragonnades


dans un premier temps, je vous conseille d'aller voir ici ce que furent ces dragonnades, dans le Poitou en ce qui me concerne.

Ayant de très nombreux ancêtres protestants en Poitou, où les dragonnades commencèrent dès 1681, je suis toujours aussi ému par le témoignage d'un de mes ancêtres ayant subi en famille une dragonnade : Abraham PAPOT (ancêtre à la 13ème génération sosa n° 7694). Vous pouvez lire ce témoignage retranscrit par Pierre BAUDOU sur le site d'Elisabeth et Guy VIDAL


Illustration sur la pression des Dragons du Roi

Partout dans le Poitou, on retrouve dans les registres paroissiaux en 1681, puis encore en 1682 et 1683 dans une moindre mesure, des pages entières d'abjurations de "l'hérésie de Calvin" dues à ces dragonnades ou pour les éviter !!

Dans ma généalogie, j'ai des centaines d'abjurations (ascendants et collatéraux) dont voici des exemples par hasard :

  • paroisse de Benet (en Vendée), le 31 mai 1681, abjuration de Jeanne PILLIER veuve BOBIN (ancêtre à la 12ème génération sosa n°3765), et le couple André DESMIER et Catherine BOUNIOT (ancêtres à la 12ème génération sosa n°3784-3792 et 3812 pour lui et 3785-3793 et 3813 pour elle) et leurs 5 enfants âgés de 21 à 4 ans.
source AD85 Benet
Registre paroissial 1674-1691 p37/179
  • paroisse de Fressines (en Deux-Sèvres), le 2 août 1681, abjuration de Jean MOCHON (ancêtre à la 12ème génération sosa n°3850) et ses 5 enfants de 8 ans à 6 mois.
source AD79 Fressines
Registre paroissial 1677-1699 p8/114

Ce thème montre que cette partie de l'Histoire de France a beaucoup joué sur la vie de mes ancêtres protestants, qui ont subi ces persécutions !


mardi 3 juin 2014

C comme Cousins

comme 


Au cours de mes recherches, je suis tombé plus ou moins par hasard sur des personnalités avec lesquelles je cousine à des degrés divers. 
Ces personnalités peuvent être connues localement ou nationalement, leur célébrité est lié à des activités diverses (politique, cinéma, aviation).
Pour la plupart vous pouvez avoir plus d'informations sur leur parcours via le lien vers wikipédia.
Aujourd'hui on peut retrouver des cousins célèbres via le site GénéaStar.
Ici je vais vous faire la liste de "mes" cousins célèbres en vous mentionnant le premier lien nous unissant.

  • le député DISLEAU et son épouse
Guy DISLEAU (1853+1914), Député des Deux-Sèvres de 1893 à son décès, et son épouse, Louise GILLARD (1869+1928), parents de 2 filles.
Je cousine dans un premier temps avec l'épouse, notre couple d'ancêtres commun est :
Jean POINT (1711+1749) et Marie MORIN (1712+1800) de la paroisse de Saint-Liguaire (Deux-Sèvres)
Pour l'époux, nos ancêtres communs sont : 
Etienne POUPONNEAU (ca 1540+ca 1588) et Lucasse ROBERT (ca 1550+1589/1597) de la paroisse Saint Nicolas de Fontenay (le Comte) en Vendée.

  • Gabriel et Michèle DELAUNAY :
Gabriel DELAUNAY (1907+1998) natif de Sainte-Christine en Vendée, Résistant, Haut Fonctionnaire et écrivain, père de Michèle DELAUNAY, Ministre déléguée chargée des personnes âgées et de l'autonomie (mai 2012 à mars 2014).
Nos premiers ancêtres en communs sont :
Jean GAUTRON (1755+1837) et Jeanne MACAUD (1759+1829) de la commune de Liez en Vendée.
Par la suite je retrouve de nombreux cousinages avec Gabriel et Michèle DELAUNAY ... Vous pouvez voir l'ascendance de Gabriel sur mon site.
  • l'acteur Romain DURIS :

Romain DURIS, né en 1974, commence sa carrière d'acteur en 1994 avec "le péril jeune" de Cédric KLAPISCH.

Nos premiers ancêtres en communs sont :
Jean COIRIER (1657+1705) et Jeanne MESNARD (1656+1698) de la paroisse d'Oulmes en Vendée. 
Vous pouvez retrouver l'ascendance Deux-Sèvrienne et Vendéenne de Romain DURIS sur mon site.


  • l'aviatrice Jacqueline AURIOL :
Jacqueline DOUET (1917+2000), native de Challans en Vendée, épouse en 1938 le fils du futur président AURIOL. En 1953, elle est la première européenne à franchir le mur du son !

Nos premiers ancêtres en communs sont :
Jacques MASSONNEAU (1644+1717) et Louise GARREAU (1661+1730) de la paroisse de Challans.
Vous pouvez voir une partie de l'ascendance de Jacqueline AURIOL sur Généastar



lundi 2 juin 2014

B comme Bonne


comme 



Bonne, joli synonyme de servante ou de domestique ...
Parmi mes ancêtres, nombreuses furent celles qui ont était placées comme "bonnes" dès leur plus jeune âge (souvent entre 10 et 14 ans selon les époques), ayant très majoritairement des ancêtres ruraux, mes aïeules étaient donc domestique de ferme...


La dernière en date, ma mère Elise BOUCHET, fut placée à 14 ans comme domestique à la fin des années 1950 dans la campagne charentaise maritime, elle parcourait 2 fois par semaine une quinzaine de kilomètres à vélo de chez ses parents, Villeneuve de Mazeray, au domicile de ses patrons le couple GENEAU à Fragne de Saint Pierre de Juillers ...

Une génération plus tôt, ma grand mère paternelle, Léonide DUPOND, fut placée à 10 ans en 1915 durant la 1ère guerre mondiale. Elle m'a racontée que le jour de son placement elle pleurait sur le chemin à travers les marais (marais breton) car ne voulait pas aller chez ces gens là, d'ailleurs son premier placement se passa mal et ses parents lui trouva une nouvelle famille de patron, qui n'était autre que les parents de son parrain (ce dernier étant Mort pour la France dès 1914) la famille GIRAUDET de Notre-Dame de Riez ...

Plus loin dans le temps, encore quelques exemples pris ça et là dans mon ascendance :


  • Marie Madeleine (sosa 55 à la 6e génération), fille naturelle née en 1836 au village de Souil de Saint Pierre le Vieux en Vendée, elle sera domestique vers 1855 au Courtiou de Liez chez Jean MICOU, voisin de la mère de son futur époux !!
  • Marie DURAND (sosa 211 à la 8e génération), née en 1769 en la paroisse de Saint Ouen des Gâts en Vendée, avant son mariage elle est servante à Sainte Pexine en 1798 ...
  • Hélène POSTEAU (sosa 899 à la 10e génération), née vers 1677 à Benet en Vendée, elle sera "chambrière" à la métairie du Prieuré de Sainte Christine avant son mariage en 1700 ...
  • Françoise FRESLARD (sosa 15381 à la 14e génération), née vers 1585, sera "servante-domestique" pendant une dizaine d'années chez "haute et puissante dame Louise de Vivonne" en son château de Bougouin sur la paroisse de Chavagné (Deux-Sèvres) ... 


  • Certaines d'entre elles trouvèrent leur époux parmi les autres domestiques de la ferme ou même parmi les fils de la maison !



    Autre cas de domestique, les femmes veuves sans ressources doivent retrouver une place pour subvenir à leurs besoins ... voici un exemple :
    Françoise GUILLOT (sosa n° 123 à la 7e génération), née en 1812 à Sainte Christine en Vendée, mariée en 1833 avec Pierre JOURNOLLEAU, veuve en 1865. Après son veuvage, Françoise, ayant encore des enfants en bas âge, est journalière jusqu'au départ de ses enfants de la maison, ensuite vers 1875, elle se place chez un couple de propriétaire à quelques kilomètres de chez elle à Nessier de Benet, le couple CHARRIER ... après le veuvage de son patron, Françoise l'épouse en 1877 !!