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mardi 23 février 2021

Mes quadrisaïeux ont 46 ans !

Pour mon premier billet de l'année, j'ai décidé de réitérer l'exercice de transposer mon âge actuel à mes ascendants directs de sexe masculin. 

J'ai eu cette idée quelques semaines après mes 41 ans, j'avais alors utilisé cette idée pour mes ascendants de la seconde à la 4ème génération, puis pour mes 45 ans,  j'ai renouvelé l'expérience avec mes trisaïeux.

Aujourd'hui donc, je vais vous exposer l'existence de mes quadrisaïeux lors de leur 46 ans.

Normalement au nombre de 16, je n'ai que 14 quadrisaïeux ayant atteint cet âge. Tous vendéens, vous allez les retrouver entre 1830 et 1879.



Louis BIRON ~ sosa 44
Lors de ses 46 ans, le 19 janvier 1830, Louis, homme de 1 mètre 60, marié depuis 1807 avec Marie MARCHAIS, vit dans la maison natale de cette dernière à la petite Martinière sur la commune de St Hilaire de Riez. Louis a vu le jour sur ladite commune, alors paroisse. Il est meunier dans le moulin, situé à quelques dizaines de mètres de la maison, dont il est propriétaire à 50%. Père de six enfants vivants, seuls, l'aînée, Marie âgée de 21 ans, et les deux petits derniers, Jean-Louis presque 4 ans et Joséphine 1 an et demi, vivent encore à la Martinière, les trois autres sont placés comme domestique. A cette époque, Louis et Marie sont propriétaires de plusieurs terres labourables ainsi que quelques vignes dans les alentours (achats et héritages des parents de Marie). Ses voisins sont la sœur et le frère utérin de Marie, Louise MARCHAIS et François RIVIER.



Victor RAFFIN ~ sosa 36
Le 21 mars 1836, Victor a 46 ans, sabotier de profession, il vit dans la maison que sa femme Louise PATEAU a hérité en partie (lors d'un partage de 1813) et dont le couple a racheté les autres parts en indivision en 1832. Cette maison, dite la Tonnelle, d'une surface au sol de 70m², se situe sur la commune de Commequiers en périphérie du bourg et non loin du château ruiné de la commune. Victor est natif de ladite commune. Victor, ancien conscrit de 1810, mesure 1 mètre 58. Né posthume, Victor est orphelin de mère depuis plus de 20 ans. Le couple, marié depuis 1813, a déjà donné naissance à sept enfants mais seulement trois sont en vie lors de cet anniversaire dont l'aînée, Céleste 17 ans est déjà domestique, les deux autres, Esther 14 ans et Jean-Louis presque 9 ans vivent encore avec Victor et Louise. En plus de deux jardins près de la maison, le couple possède aussi une vigne mitoyenne d'un desdits jardins. La maison mitoyenne appartient en usufruit à la veuve remariée du grand père maternel de Louise et en nue propriété aux frères et sœur utérins de cette dernière. Ladite maison est en location depuis de nombreuses années.


Louis BOUCHET ~ sosa 48
Louis a 46 ans le 5 janvier 1842, marchand d'osiers et pêcheur, il mesure 1 mètre 55, il vit dans la maison qu'il a fait bâtir il y a une quinzaine d'années, et agrandie il y a environ 5 ans, sur un terrain hérité de sa mère, dans le bourg de Damvix. Située en bordure de la Sèvre Niortaise, Damvix est une commune du marais poitevin, Louis y est né. Outre le terrain où est construit sa maison, Louis a acquis le terrain mitoyen avec une grange s'y trouvant, de plus, Louis a droit à l'accès d'un port commun au nord de son terrain. Cet accès lui permet de parcourir les marais environnants avec son bateau. En effet, Louis possède de nombreuses parcelles de bois-marais, de bois ou encore motte de terre, où il cultive l'osier qu'il vend (d'ailleurs sa maison se trouve à l'adresse actuelle de l'impasse des oisiliers), en plus d'une activité complémentaire ancestrale de pêcheur. Non loin de là, il possède aussi un verger et un jardin. Lors de cet anniversaire, Louis vit avec sa seconde épouse Louise METHAYER 35 ans, unis depuis 1836, et ses enfants, François 16 ans, Louise 13 ans, Honoré 4 ans et demi et Henri 2 ans et demi, les deux premiers étant issus d'une première union. 

 

Louis MARTINEAU ~ sosa 34
Lors de ses 46 ans le 28 septembre 1842, Louis est en phase de déménagement. Bordier du petit Breuil (borderie appartenant à son oncle maternel) sur la commune de Challans depuis 8 ans, Louis a décidé de retourner vivre dans sa petite maison ancestrale de la Chaussée du moulin sur la commune du Perrier. Il a obtenu cette maison lors du partage des biens de sa mère en 1825, la maison mitoyenne appartient donc à sa sœur Marie, mais c'est sa nièce qui l'occupe à cette date. Il avait quitté ladite maison peu de temps avant sa seconde union en février 1835. En retournant vivre là bas, Louis va redevenir journalier. Le moulin à quelques mètres de sa maison appartenait jadis à ses ancêtres, il est, à cette date, la propriété du meunier MOUILLEAU. En plus de la maison, Louis possède à la Chaussée, un verger au midi de la maison, une terre labourable au nord de la maison, et un pré non loin. De ses deux unions, Louis a déjà eut onze enfants lors de cet anniversaire, mais avec ce déménagement, seuls les plus petits vont rester au foyer paternel. En effet, il ne lui reste à charge qu'un fils issu de son premier mariage, en 1817, avec Rose BODIN, Joseph âgé de 9 ans, et ses autres enfants nés de Marie ERAUD, François 6 ans, Jean 5 ans, Marie 2 ans et Auguste 7 mois. 


Pierre BURGAUD ~ sosa 42
Le 14 janvier 1845, Pierre a 46 ans, il est cultivateur-laboureur. Il vit en communauté de biens dans la propriété familiale du pré la Poëlière dans le village d'Orouët sur la commune de Saint Jean de Monts, où il est né. La communauté comprend ses parents Joseph 74 ans et Augustine CAIVEAU 68 ans, son frère cadet célibataire Louis 45 ans, ainsi que sa jeune épouse Rose DELAVAUD âgée de 24 ans, et leur fille Marie-Rose de 1 an. En effet, Pierre s'est marié tardivement il y a seulement deux ans. Le pré la Poëlière (venant du père CAIVEAU) se compose, outre la maison et sa cour, d'un jardin, d'un pré et de deux vignes, mais la famille possède aussi de nombreuses autres terres labourables en périphérie. 


Pierre MASSONNEAU ~ sosa 46
Pierre a 46 ans le 16 février 1850, il est journalier et vit dans sa bourrine qu'il a construit il y a une dizaine d'années sur un terrain hérité et divisé (en deux avec sa sœur unique Louise) sur sa commune natale de Notre Dame de Riez. Cette bourrine situé dans le quartier des combes est dite le Creux Jaune (en lien avec la couleur de nombreux ajoncs qui y poussent). Ce secteur n'est situé qu'à quelques centaines de mètres du bourg. Pierre y vit qu'avec sa femme Madeleine GUYON 47 ans, mariés depuis 17 ans. Leur fille unique Marie, âgée de 16 ans, est domestique dans le bourg de ladite commune depuis déjà plusieurs années. Le terrain mitoyen à la bourrine au nord, une terre végétale, lui appartient aussi, le reste de son terrain contient de la vigne.


André DUPOND ~ sosa 40
Lors de ses 46 ans, le 18 décembre 1852, André, homme de petite taille, (puisque dispensé lors de la conscription pour défaut de taille sans plus d'indication quant à cette dite taille, mais inférieur à 1 mètre 54 (loi de 1818)) et son épouse Marie MILCENT sont journaliers. Leur lieu d'habitation est une bourrine construite en 1843 non loin des moulins Neuf et  Rouge (appartenant aux cousins de Marie), sur la commune de Notre Dame de Riez. Le terrain sur lequel elle fut bâtie, a été acquis à un cousin de Marie cette même année 1843, et il le tenait de l'héritage de leur oncle commun Jean MILCENT (ancien maire de la commune). Ce dernier était aussi l'ancien employeur de André et Marie, c'est en effet à la métairie de Saint Ambroise sur la même commune, où Jean MILCENT était métayer, que le couple s'est rencontré alors tous les deux domestiques. Dans le foyer à cette date anniversaire, le couple n'a plus que leur fille aînée, Marie âgée de 13 ans, et les dernières, Adèle 9 ans, Eléonore 6 ans et Aimée 2 ans et demi. Leur fils unique, Alexandre 11 ans et demi, est déjà placé comme domestique de ferme. Par ailleurs, André et son épouse, ont  eu la peine de perdre un autre fils l'année passée à l'âge de six semaines. Outre le terrain d'habitation, d'une contenance de 23 ares, André et Marie ne possèdent aucun autre bien immobilier depuis la vente des biens hérités dudit oncle dès 1843 et 1844. 


Louis PONTOIZEAU ~ sosa 32
Le 15 juillet 1855, Louis a 46 ans. Cet homme, de 1 mètre 66, est métayer depuis près de deux ans au Ballon sur la commune de Challans. Ladite métairie est la propriété de Philippe YGNARD, avocat à Paris et propriétaire terrien sur la commune de Challans depuis une vingtaine d'années. Louis exploite cette métairie en famille avec sa seconde épouse, Rose ABILLARD 58 ans, mariés depuis 13 ans, et ses enfants issus de sa première union : ses fils ainés Baptiste 23 ans et Auguste 20 ans, ses filles Marie 16 ans et Henriette 12 ans, aident aussi à la métairie. Le cheptel de fer de la métairie est constitué de deux bœufs. Louis ne possède aucun bien immobilier, sa fonction de métayer ne lui laisse pas l'opportunité d'avoir ses propres terres. De sa première épouse, Marie-Anne HUGUET, Louis avait eu deux autres filles décédés l'une avant son épouse à 3 ans et l'autre peu après son épouse à l'âge de 4 ans.


François POUVREAU ~ sosa 56
François a 46 ans le 19 mai 1856, il est propriétaire cultivateur dans le village de Nessier de la commune de Benet. Il occupe avec sa famille la maison que sa femme, Françoise HILLAIRET, a hérité de ses parents quelques années avant le mariage du couple en 1838. Cette maison se compose d'une chambre basse avec grenier au-dessus, une écurie à côté avec grange à foin, d'une surface totale au sol de 70m², et sur le terrain séparé par le chemin un hangar, four et fournil, ces derniers bâtis depuis leur union. Les voisins proches sont : son frère et son épouse, qui n'est autre que la sœur de Françoise, mais aussi les cousins de Françoise dont François POUVREAU son homonyme ! Ce voisinage familial est lié au fait que le grand père maternel de son épouse fut l'un des deux membres fondateurs de cette partie sud du village à la fin du siècle précédent en venant défricher cette zone marécageuse de la commune de Benet. Le couple vit avec leur fils cadet Pierre 10 ans, et leur fille Marie 13 ans. Leur fils ainé François, 16 ans, est domestique de ferme dans la métairie d'Anzeau, non loin de là. François et son épouse possèdent (héritages et achats) plusieurs prés-marais, mottes et bois-marais périphériques à la maison. 



Jean CAQUINEAU ~ sosa 50

Lors de ses 46 ans, le 3 juin 1856, Jean, usuellement prénommé Jacques en famille, est garde rivière dans le bourg de Damvix. Cet homme de 1 mètre 70, ancien forgeron et scieur de long de la commune de Liez, est entré dans l'administration des Ponts et Chaussées en septembre 1852, et obtient son poste actuel au 1er janvier 1854. Avec son épouse, Véronique MITTARD 33 ans, mariés depuis 12 ans, et leurs enfants, ils se sont donc installé en location dans ledit bourg de Damvix. Les enfants de Jean et Véronique sont à cette date anniversaire : Alexandrine 11 ans, Augustine 9 ans, Clément 7 ans et demi, Marie 5 ans et la petite dernière Françoise 5 mois et demi, la première née à Damvix. Jean n'est, à cet âge, propriétaire d'aucun bien immobilier, il s'est séparé des biens obtenus à la succession de ses parents.


Jacques GIRARDEAU ~ sosa 58

Le 5 février 1870, Jacques a 46 ans, il mesure 1 mètre 68, et est propriétaire cultivateur sur la commune de Benet, Veuf depuis près de 4 ans de Louise REGNIER, Jacques vit dans sa maison qu'il a fait bâtir avec son épouse il y a environ 12 ans sur une parcelle acquise peu avant, près de la métairie que son beau père exploitait à l'époque, la métairie d'Anzeau. Cette maison, dite le Pré Paradis, se compose de deux chambres basses avec grenier au dessus. En plus des terres qu'il exploite, Jacques élève quelques brebis et agneaux, deux vaches, avec des génisses et des veaux. Au Pré Paradis, Jacques vit avec ses filles et ses enfants les plus jeunes : Françoise 18 ans, Marie 14 ans, Alphonse 12 ans et Alexandre près de 7 ans. Ses deux autres fils ainés sont domestique de ferme. Jacques a eu la peine de perdre son premier fils, Jacques, décédé en Algérie à l'âge de 22 ans au cours de l'année 1868 lors de son service militaire au 92ème régiment d'infanterie de ligne. Ses parents vivent toujours dans la maison natale de Jacques, à la Loge de Gorge Bataille, près du village de Nessier, à deux kilomètres du Pré Paradis.


Pierre MAJOU ~ sosa 52
Pierre a 46 ans le 11 février 1870, il est ouvrier maçon dans le village de la Vineuse de la commune du Simon La Vineuse. Veuf depuis près d'un an de Marie Rose GARNIER, il vit dans la maison de sa femme (héritée de ses parents), dite de la Crulière, dont il est l'usufruitier, jusqu'à la majorité de ses derniers enfants. Pierre a eu avec son épouse huit enfants dont trois morts en bas âge et leur fils aîné décédé à 21 ans deux jours après sa mère. A cette date anniversaire, Pierre habite avec ses filles Rose 16 ans et Ernestine 14 ans, et ses fils Henri 9 ans et Louis 6 ans. En plus de son activité professionnelle, Pierre exploite, au delà de son jardin mitoyen de sa maison, quelques terres et vignes dont il est propriétaire (achats et héritages). De plus, Pierre est propriétaire en nue propriété en indivis avec sa sœur, de la maison maternelle et de son verger sur le village de la Forêt, commune de la Réorthe, depuis une donation partage de 1861 contre rente viagère en nature (argent, blé, vin, bois de chauffage). Sa mère, Marie HILLEAU, veuve depuis 1862, âgée de 68 ans y vit donc rentière. 


Pierre LARIGNON ~ sosa 54

Lors de ses 46 ans, le 8 octobre 1878, Pierre, est marchand de chevaux sur la commune de Liez. Cette activité professionnelle, qu'il partage avec ses six frères, a été développé depuis les années 1850. Marié depuis 1856 avec Marie Madeleine, fille naturelle, qu'il a connu lorsqu'elle fut servante chez le voisin de sa mère dans le village du Courtiou, village de ladite commune de Liez. Le couple, parents de neuf enfants, dont une seule décédée en bas âge, vivent en location dans une maison de la rue basse du bourg de Liez. A cette date anniversaire, seuls les derniers vivent avec eux : Eléonore 15 ans, Alexandrine 11 ans, Louis 9 ans, Frédéric 7 ans, Gustave 5 ans. Les trois aînés sont domestiques. La mère de Pierre, Louise CADET, âgée de 77 ans, veuve depuis 1852, vit dans sa maison du Courtiou (don de son père en 1865). Pierre n'est propriétaire d'aucun bien immobilier, sa mère et sa fratrie ayant déjà vendu tous les biens paternels dans les années qui ont suivi son décès.


Jean Louis ROYER ~ sosa 62

Le 7 février 1879, Jean a 46 ans, il mesure 1 mètre 58, et est propriétaire cultivateur sur la commune de Mervent. Marié en secondes noces depuis 1872 avec Marie GOIMARD, âgée de 41 ans, le couple vit dans la maison que Jean a fait bâtir peu avant sa première union en 1865 sur un terrain héritée de sa mère, dans le village de la Jamonière. D'ailleurs, Jean a fait quelques travaux sur sa maison suite à sa seconde union. De sa première épouse, Henriette BOUTIN, décédée en couches en mars 1871, Jean a deux filles, Eglantine 13 ans et Mélina 10 ans, qui vivent dans la maison avec leurs sœurs consanguines, Louise 5 ans et Germaine 20 mois, Honorine 14 ans et demi, fille naturelle de Marie, fait aussi partie de la famille recomposée. Outre le terrain sur lequel est construit sa maison et son pré mitoyen, Jean est propriétaire, en propre ou pour ses filles mineures, de nombreuses terres labourables et quelques prés. Jean possède aussi deux bœufs pour exploiter ses terres et une vache, ce cheptel se trouve dans l'écurie mitoyenne de la maison. Jean a toujours son père, Louis, âgé de 76 ans qui vit avec sa troisième épouse dans sa maison dans le village de la Chopinière à moins d'un kilomètre de la maison de Jean.


Note : les bourrines en photo ne sont que des images d'illustration et non les bourrines ancestrales disparues depuis fort longtemps...

J'espère que cette incursion dans ma sixième génération au cours du 19ème siècle vous aura plu !

lundi 24 août 2020

Il y a 100 ans : Lucie, août 1920

En ce début du mois d’août 1920, dans la famille MARTIN, du village de la porte de l’Ile de la commune vendéenne de Saint Pierre le Vieux, aux portes du marais poitevin, il y a effervescence. En effet, la fille aînée de la famille, Lucie âgée de 19 ans va épouser son fiancé, Maurice LAURENT, 24 ans, natif de ladite commune mais installé à Paris depuis peu comme employé des chemins de fer.



Les parents MARTIN, Aristide (1870-1947), charron de son état, et Augustine (1878-1943), et la fratrie de Lucie, Laurence 18 ans, Suzanne 8 ans, Gilbert 6 ans et Raymond bientôt 4 ans, sont heureux de cet événement familial. Tout le monde sait qu’après les noces, Lucie partira pour Paris et qu’ils ne la reverront pas de sitôt.

Le 7, c’est le jour des noces, tout le monde profite une dernière fois de Lucie avant le départ prévu pour la capitale peu après.

Le jeune couple prend le train à Niort pour rejoindre Paris. 

Là-bas, Lucie et Maurice s’installent dans le quartier des Batignolles au 43 de la rue de la Félicité dans le 17ème arrondissement (aujourd’hui s’y trouve l’hôtel de la Félicité, était-ce déjà un hôtel à l’époque ?).

Mais le bonheur du jeune couple est de courte durée, Lucie tombe malade ou est victime d’un accident (recherches à faire) …

Elle est hospitalisée à l’hôpital BEAUJON*, au 208 du Faubourg St Honoré dans le 8ème arrondissement, où elle meurt le 29 peu avant 23 heures … seulement 3 semaines après son mariage …




Sans doute à la demande de la famille MARTIN et du fait de la situation professionnelle de Maurice, le jeune corps de Lucie est rapatrié dans sa commune natale pour y être inhumé dans le cimetière.



Trois ans plus tard Maurice se remarie, il devient chauffeur de bus et meurt à l’âge de 86 ans en 1982 dans le Val d’Oise.

Lucie était la cousine germaine de mon arrière-grand-mère Alexandrine MARTIN (1885-1974).


* Hospice et maison d'éducation construits en 1784 par Nicolas-Claude GIRARDIN pour le financier Nicolas BEAUJON (1718-1786). Dirigée par les sœurs de la Charité, il s'agissait à l'origine d'une institution destinée à recevoir 24 orphelins pauvres de la paroisse, mais dès 1795, elle accueille des malades et devient au début du XIXe siècle un hôpital dépendant de l'Assistance publique. Ce dernier est transféré dans de nouveaux bâtiments à Clichy-sur-Seine en 1935 en conservant le nom d'hôpital BEAUJON tandis que le bâtiment du Faubourg-St-Honoré est transformé en commissariat de police. Aujourd'hui, le bâtiment abrite également diverses activités culturelles de la mairie du 8ème arrondissement. D'un néoclassicisme austère, l'ensemble comprenait à l'origine quatre corps de bâtiments à trois niveaux autour d'une cour à laquelle on accédait par un portique voûté fermé par une grille.


samedi 15 février 2020

J'ai 45 ans et mes trisaïeux aussi !

Au printemps 2016, j'avais eu l'idée, quelques mois après mon anniversaire, de vous exposer un instantané de la vie de mes aïeux au même âge que le mien. Cet instantané décrit en quelques lignes la vie de mes ascendants, de mon père à mes arrières grand-pères, lors de leur 41 ans et 3 mois.

Aujourd'hui, pour mes 45 ans, je réitère l'exercice, mais cette fois-ci avec mes trisaïeux, mes ancêtres de sexe masculin à la 5ème génération.

Sur huit trisaïeux, seuls six ont atteint leur 45 ans. 
MAJOU Louis, sosa 26, n'a vécu que 25 années (1863-1888) et POUVREAU François, sosa 28, s'est éteint à l'âge de 41 ans (1840-1881).

Vous allez donc pouvoir découvrir, à un instant T, six vies uniques, et bien sûr différentes, six vies vendéennes entre 1871 et 1910.

Répartition géographique de mes trisaïeux lors de leur 45 ans

Les 45 ans de mes trisaïeux.


PONTOIZEAU Jean « Baptiste » Louis, sosa 16 : 45 ans le samedi 3 février 1877

Natif de la commune de Challans, Baptiste est un homme de 1.66m, boiteux, métayer en communauté familiale. Cette communauté est composée, depuis le décès du patriarche en septembre 1874, de Baptiste et de son épouse Rose MARTINEAU (1831-1881) ainsi que son beau-frère, Louis PEROCHAUD (1842-1898), et sa sœur cadette, Henriette PONTOIZEAU (1842-1880), et leurs enfants. 



La famille exploite, depuis près de 20 ans, la métairie du Caillou blanc dans le village des Chênes de Challans, appartenant et construite par la famille IGNARD. La surface d’exploitation de ladite métairie est de 53 hectares avec un cheptel (bœufs, vaches, veaux et génisses) d’une valeur d'environ 2000 francs (dont 500 francs au propriétaire). Le prix du fermage est de 1000 francs annuel.



Marié depuis 1856 avec Rose, leurs cinq enfants, Jean 19 ans, Augustin 16 ans, Marie-Rose 14 ans, Jean 11 ans, mon AGP et François 8 ans, vivent encore tous dans la communauté.
Peu de temps avant cet anniversaire, fin janvier, Baptiste et sa famille avaient mis en terre la matriarche, Marie JOLLY, dernière épouse du patriarche et mère du beau frère PEROCHAUD
Cette année 1877, sera l’année du renouvellement du bail à ferme de la métairie.


RAFFIN François « Joseph », sosa 18 : 45 ans le lundi 19 juin 1882

Joseph, du haut de son 1.56m, est maçon, mais aussi charpentier et tonnelier selon les saisons et la demande. Il demeure à la Tonnelle sur la commune de Commequiers, sa maison natale, en périphérie du bourg. 



Il y vit avec sa troisième épouse, Henriette CAILLONNEAU (1841-1914) et leurs filles, Marie-Louise 3 ans et Marguerite 16 mois. Ses filles aînées, issues de sa première union, sont placées comme servantes, la dernière Joséphine, 16 ans, mon AGM, l'est depuis quelques mois. Joseph et son épouse auront un fils d’ici une année.
En plus de ses activités professionnelles, Joseph exploite son jardin d’environ 150m² et une vigne, pour sa consommation personnelle. Le jardin et la vigne sont mitoyens de la maison de la Tonnelle. Joseph va aussi à la chasse avec son vieux fusil.



Joseph licitera avec ses filles aînées, dès leur majorité, pour obtenir la pleine propriété de la maison familiale, dont la superficie du terrain est de 3 ares dont 35m² pour la maison. 
Cette dernière, maison basse typique, qui ne compte à l’époque qu’une pièce unique, est chichement meublée.


DUPOND André Alexis prénommé usuellement « Alexandre », sosa 20 : 45 ans le mercredi 17 mars 1886

Alexandre est un journalier, blond aux yeux bleu d’1.55m. Il vit en location depuis environ 3 ans dans un logement au Port neuf, village de la commune de Notre Dame de Riez, près des marais et non loin de la Vie. Ce logement appartient à un cousin, MILCENT Henry (1832-1909). Notre Dame de Riez est sa commune natale.



Alexandre est l’époux depuis 20 ans de Marie-Rose BURGAUD (1843-1939), et le couple a eu 8 enfants dont deux fils décédés à quelques semaines. A cette date anniversaire, les deux fils aînés dont, Louis 15 ans, mon AGP, sont déjà placés comme domestique de ferme chez des oncle et grand'oncle. Ne reste au foyer que les quatre derniers : Toussaint 10 ans, Marie 7 ans, Rosalie 4 ans et Imelda 14 mois. 



La famille avait dû quitter 3 ans plus tôt, la bourrine que les beaux-parents d'Alexandre avaient acquise à quelques centaines de mètres de là, près de la métairie de la Fruchette, pour loger sa famille au début de la décennie précédente. Le délabrement de cette dernière la rendant inhabitable, la famille l’abandonne et elle fut vendue en ruines.
Une petite quinzaine d’années plus tôt, Alexandre avait eu affaire à la justice et avait connu la prison pendant une année pour une mauvaise histoire de vol.


BIRON Jean-Louis, sosa 22 : 45 ans le jeudi 9 mars 1871

Natif de la commune de St Hilaire de Riez, Jean-Louis est un journalier d’1.60m, et souffre d’asthme. Il vit depuis son mariage, en 1853, dans la bourrine de son épouse, Marie MASSONNEAU (1833-1892), au Creux Jaune près du champ de foire de la commune de Notre Dame de Riez, à plusieurs centaines de mètres de sa maison natale, la petite Martinière. 



Sa femme est enceinte de quelques mois de leur sixième fille. Il n’y a seulement que quelques mois que leur dernière-née, Eulalie est décédée peu après ses 2 ans.  
La bourrine familiale est construite sur un terrain contenant de nombreux ajoncs (d’où son nom relatif à la couleur jaune), mais aussi quelques rangs de vignes et un jardin, pour le quotidien alimentaire de la famille.



Indigente, la famille de Jean-Louis est secourue par la charité de la commune, et ses trois filles aînées sont placées comme servante dès leurs 10 ans environ.  La dernière en date, Eglantine 11 ans, l’est depuis quelques mois seulement.
A cette date anniversaire, le foyer de Jean-Louis n’a donc qu’une seule fillette, Angèle âgée de 7 ans.


BOUCHET Louis « Henri », sosa 24 : 45 ans le lundi 9 juin 1884

Henri, homme d’1.57m, est cultivateur et marchand d’osiers, mais aussi pêcheur.
Veuf depuis 2 ans d’Alexandrine CAQUINEAU, il vit avec ses six enfants âgés de 16 à 2 ans, dont le dernier, Augustin, mon AGP, a survécu au décès de sa mère une semaine après sa naissance. 
La famille d'Henri demeure dans sa maison, en bordure de la Sèvre Niortaise aux Cabanes du marais Lussaud à Damvix.



La maison est composée de deux chambres avec grenier au dessus, une écurie, un four et un fournil, et se trouve sur un terrain d'environ 8 ares. Cette maison, construite en 1855 par ses parents, lui appartient par le biais d’une donation parentale de 1878, faite de sa mère, Louise METHAYER (1806-1884). Par ailleurs, sa mère, vit avec lui, cette dernière étant veuve depuis août 1883. 
Il est aidé dans l’éducation de ses enfants par ses beaux-parents, Jean CAQUINEAU (1810-1890) et Véronique MITTARD (1822-1892) dont son beau-père toujours éclusier, malgré son âge très avancé, aux Bourdettes à quelques centaines de mètres de chez Henri



Henri est propriétaire de nombreux pré-marais et bois, dont la grande majorité lui sont venus de la donation parentale.
Henri était le père « putatif » de la fameuse Célina qui occupa une partie de mon année généalogique 2017 !


MARTIN Jules Auguste « Alexandre », sosa 30 : 45 ans le jeudi 17 février 1910

Alexandre, châtain aux yeux « châtains » d’1.72m, vit en location rue des Tombeaux dans le bourg de Benet. Il y demeure avec son épouse, Eglantine ROYER (1865-1934), et leur fils Alexandre qui vient d’avoir 18 ans. 



Père et fils travaillent pour Eugène BOURDEAU (1870-1945) comme carrier dans les carrières de Richebonne de Benet. 



Depuis mai 1908, Alexandre par le biais d’une donation faite par sa mère, Marie JOURNOLLEAU (1839-1924), est propriétaire de la nue-propriété de la maison parentale située sur le bord de l’Autise sur la commune de St Sigismond, à environ 7.5 kms de chez lui.
Alexandre est déjà grand-père plusieurs fois par ses deux filles aînées ; Alexandrine, mon AGM, 24 ans épouse POUVREAU qui vit dans le bourg de St Sigismond (environ 8 kms) et qui a trois enfants de 6 à 2 ans, et Mélina, 23 ans épouse BOUTIER, qui vit dans le bourg de Villiers en Plaine (environ 7.5 kms), qui a deux enfants dont le second vient de naître ce 14 février !
Alexandre, « assez doux de nature » à quelques soucis avec l’alcool, puisqu’il fut condamné à 1 mois de prison avec sursis quelques années plus tôt, en 1905, par le tribunal de Niort, pour « coups et blessures » sous l’emprise de l’alcool sur plusieurs personnes dont son épouse !
Il est le seul de mes trisaïeux vivants à leur 45 ans à savoir signer ...




dimanche 26 octobre 2014

6ème Moiniversaire !

Demain cela fera 6 mois que ce blog a vu le jour ...



Je remercie tout d'abord, les fidèles lecteurs de mon blog.
En effet, depuis la création de ce blog, près de 11000 pages ont été vues.

Durant ces 6 mois, j'ai publié de nombreux billets, 57, repartis de la façon suivante :



Bien sur, en juin, le ChallengeAZ a boosté mes publications ...

Mes autres thèmes :

  • les Morts pour la France de Varaize (3 billets), 
  • mes 25 ans de généalogie
  • divers billets à propos de plusieurs collatéraux (4 billets), 
  • le généathème d'octobre qui m'a beaucoup inspiré : 100 mots pour une vie ou une photo (6 billets), 
  • et divers autres billets.

Mes 10 billets les plus lus sont
  • mon bilan du ChallengeAZ : lu 583 fois depuis le 2 juillet
  • le cadastre ... voyage virtuel sur les terres ancestrales : lu 365 fois depuis le 11 juillet
  • 100 mots pour une vie : Pierre COUAILLEAU : lu 257 fois depuis le 13 octobre
  • les Morts pour la France de Varaize : lu 249 fois depuis le 12 mai
  • modeste biographe : lu 217 fois depuis le 24 septembre
  • A comme ANGLAIS : lu 214 fois depuis le 31 mai
  • mes 25 ans ... de généalogie : lu 208 fois depuis le 22 août
  • thèmes du challengeAZ : lu 199 fois depuis le 5 mai
  • une longue vie endeuillée : lu 198 fois depuis le 8 août
  • un visage sur une vie : lu 195 fois depuis le 9 août

14 de mes billets n'ont pas atteint les 100 lectures, parmi cela :


je vous redis donc merci  à tous et à très vite pour la suite ...


vendredi 22 août 2014

Mes 25 ans ... de Généalogie

Dans quelques jours, le 28 août, cela fera 25 ans que je suis allé, pour la première fois, passer quelques jours dans le marais poitevin sur la terre de mes aïeux, très gentiment accueilli par ma grand tante et mon grand oncle : Suzanne et Armand BOUCHET à la Garenne de Sainte-Christinepour continuer mes recherches généalogiques commencées par correspondance depuis plusieurs mois. 
Puis, tous les étés suivants jusqu'à l'été 1993, quelques jours de vacances généalogiques ...


Il y a quelques années, en août 2003, lors du décès de ma grand tante Suzanne et en sa mémoire, j'avais écrit quelques lignes sur ce premier séjour généalogique : 1989

A cette époque, pas si lointaine, pas d'internet, ni même d'ordinateur et de logiciel de généalogie : juste des fiches papier, cartonnées, soigneusement rangées dans de petit classeur, ainsi que des arbres 4 générations en format A4, tracés sur des feuilles à petits carreaux et ensuite triés dans des chemises et sous-chemises par famille ...


Mon premier ordinateur (ci contre) et mon premier Généatique sur disquette sont arrivés avec les années 1990 ... 




Que de trouvailles depuis ...
Que d'heures et de jours de recherches depuis ...

Ces 25 dernières années sont passées si vite à la recherche et en compagnie de tous mes aïeux et collatéraux !

jeudi 31 juillet 2014

Mobilisation générale du 2 août 1914

Il y a 100 ans, suite à la déclaration de guerre de la veille, la mobilisation générale est décrétée en France le dimanche 2 août 1914.



Pour le centenaire de cet événement je prépare un article pour mon site qui listera la totalité de mes ancêtres et collatéraux mobilisés dès cette date ...

Alors rendez-vous cette fin de semaine pour la publication de mon article ...

mardi 27 mai 2014

Premier mois

27 avril ~ 27 mai : mon blog a un mois ....



premier constant : j'éprouve un plaisir certain à partager mon histoire généalogique par des billets simples et concis !

pour ce premier bilan :

  • 15 billets publiés (celui-ci étant le 16e), 
  • 2088 pages vues sur ce blog, 
  • la création le 16 mai de la page facebook "Généalogie Pontoizeau-Bouchet" comme interface entre mon site, mon blog et mon arbre sur Généanet.

et bien sur le Challenge AZ qui débute dans quelques jours !