mercredi 7 avril 2021

Cinq mariages et deux paires de jumeaux !

Grâce au généathème d’avril, relancé par l’équipe de @généatech_,  je vais mettre en avant un aïeul un peu particulier dans mon ascendance puisqu’il cumule 2 records : 

  • S’être uni pas moins de cinq fois,
  • Avoir engendré deux paires de jumeaux.

Cet ancêtre est Louis BERTHOME (BRETHOME), sosa 380.

Il est né le 28 juillet 1712 sur la paroisse vendéenne de Saint Hilaire de Riez, fils de Jean (1683-1719) et de Marie BERTHOME (1692-1759). Il est le 3ème enfant du couple, 3ème sur 5 du côté paternel, 3ème sur 10 du côté maternel.


Cinq unions

De sa première union avec Madeleine BABU (ca 1707-1747) en 1736, Louis aura 7 enfants dont 2 paires de jumeaux de sexe masculin ! (voir paragraphe suivant) :

  1. Marie (1737)
  2. Jacques (1738)
  3. Louis (1741-1794)
  4. Mathurin (1741-1796)
  5. Marie Madeleine (1743-1748)
  6. Jean  (1746-ca1796)
  7. Jacques Robert (1746-1805)

Madeleine était déjà mère de 3 fils, nés de sa précédente union avec Mathurin BERTHOME (1701-ca1735). Elle n'aura pas survécu a ses nombreux accouchements.

Louis se remarie en secondes noces en juin 1748 avec Marguerite BESSONNET (1709-1749), une « vieille fille » de 38 ans, qui décède 1 an jour pour jour après le mariage.

Pour ses troisièmes noces, Louis épouse en mai 1750 une femme de 31 ans, Marie ROUSSEAU (1718-1751), qui décède à son tour, sans doute d’une fausse couche, quelques mois après l’union.

Il faudra attendre le quatrième mariage de Louis à l’été 1751 avec Louise MASSONNEAU (1713-1766) pour qu’il engendre de nouveaux des enfants, mais tous décédés avant leur père :

  1. Marie-Anne (1752-1767)
  2. Marie (1755-1757)
  3. Louis (1757-1760)

Sa cinquième union se fera en 1768, le même jour que celle de son fils avec la fille de sa future, Ursule Véronique FOUQUET (ca 1720-1781), veuve de Mathurin BARDON (1719-1764) de la métairie de la petite Angibaudrie de la paroisse de Notre Dame de Riez, sosas 382 & 383.

Louis finira sa vie dans la métairie du grand Lacois dans sa paroisse natale, où il vivait en communauté familiale. Il y meurt en octobre 1780 à l'âge de 68 ans.


Deux paires de jumeaux

Louis a donc eu de sa première union avec Madeleine BABU (sosa 381) deux paires de jumeaux de sexe masculin, et qui de plus ont, les 4 garçons, survécu jusqu’à l’âge adulte. 

La première paire nait le 11 février 1741 à Saint Hilaire de Riez :


- Mathurin 

Il épouse Marie Marguerite MECHIN (1747-1791) en 1774, et meurt en 1796 (date exacte inconnue) vers 55 ans. Il a vécu toute sa vie sur Saint Hilaire de Riez.

Louis

Il se marie en 1767 avec Jeanne RABALLAN (1739-1799) et meurt en septembre 1794 à l'âge de 53 ans. Comme son jumeau, il n'a jamais quitté Saint Hilaire de Riez.


La seconde paire nait le 5 mars 1746 au même lieu :


- Jean, sosa 190.

Il se marie le même jour que son père (5ème union), le 13 janvier 1768 à Notre Dame de Riez, avec Marie BARDON (ca 1744-1816), sosa 191.

Il décède vers 1796 (entre le 15 septembre 1796 et le 3 avril de l’année suivante), dans le quartier des Jaries de Saint Hilaire de Riez à environ 50 ans.

- Jacques Robert

Célibataire, il meurt en novembre 1805 dans le bourg de Notre Dame de Riez à l'âge de 59 ans.





mardi 23 février 2021

Mes quadrisaïeux ont 46 ans !

Pour mon premier billet de l'année, j'ai décidé de réitérer l'exercice de transposer mon âge actuel à mes ascendants directs de sexe masculin. 

J'ai eu cette idée quelques semaines après mes 41 ans, j'avais alors utilisé cette idée pour mes ascendants de la seconde à la 4ème génération, puis pour mes 45 ans,  j'ai renouvelé l'expérience avec mes trisaïeux.

Aujourd'hui donc, je vais vous exposer l'existence de mes quadrisaïeux lors de leur 46 ans.

Normalement au nombre de 16, je n'ai que 14 quadrisaïeux ayant atteint cet âge. Tous vendéens, vous allez les retrouver entre 1830 et 1879.



Louis BIRON ~ sosa 44
Lors de ses 46 ans, le 19 janvier 1830, Louis, homme de 1 mètre 60, marié depuis 1807 avec Marie MARCHAIS, vit dans la maison natale de cette dernière à la petite Martinière sur la commune de St Hilaire de Riez. Louis a vu le jour sur ladite commune, alors paroisse. Il est meunier dans le moulin, situé à quelques dizaines de mètres de la maison, dont il est propriétaire à 50%. Père de six enfants vivants, seuls, l'aînée, Marie âgée de 21 ans, et les deux petits derniers, Jean-Louis presque 4 ans et Joséphine 1 an et demi, vivent encore à la Martinière, les trois autres sont placés comme domestique. A cette époque, Louis et Marie sont propriétaires de plusieurs terres labourables ainsi que quelques vignes dans les alentours (achats et héritages des parents de Marie). Ses voisins sont la sœur et le frère utérin de Marie, Louise MARCHAIS et François RIVIER.



Victor RAFFIN ~ sosa 36
Le 21 mars 1836, Victor a 46 ans, sabotier de profession, il vit dans la maison que sa femme Louise PATEAU a hérité en partie (lors d'un partage de 1813) et dont le couple a racheté les autres parts en indivision en 1832. Cette maison, dite la Tonnelle, d'une surface au sol de 70m², se situe sur la commune de Commequiers en périphérie du bourg et non loin du château ruiné de la commune. Victor est natif de ladite commune. Victor, ancien conscrit de 1810, mesure 1 mètre 58. Né posthume, Victor est orphelin de mère depuis plus de 20 ans. Le couple, marié depuis 1813, a déjà donné naissance à sept enfants mais seulement trois sont en vie lors de cet anniversaire dont l'aînée, Céleste 17 ans est déjà domestique, les deux autres, Esther 14 ans et Jean-Louis presque 9 ans vivent encore avec Victor et Louise. En plus de deux jardins près de la maison, le couple possède aussi une vigne mitoyenne d'un desdits jardins. La maison mitoyenne appartient en usufruit à la veuve remariée du grand père maternel de Louise et en nue propriété aux frères et sœur utérins de cette dernière. Ladite maison est en location depuis de nombreuses années.


Louis BOUCHET ~ sosa 48
Louis a 46 ans le 5 janvier 1842, marchand d'osiers et pêcheur, il mesure 1 mètre 55, il vit dans la maison qu'il a fait bâtir il y a une quinzaine d'années, et agrandie il y a environ 5 ans, sur un terrain hérité de sa mère, dans le bourg de Damvix. Située en bordure de la Sèvre Niortaise, Damvix est une commune du marais poitevin, Louis y est né. Outre le terrain où est construit sa maison, Louis a acquis le terrain mitoyen avec une grange s'y trouvant, de plus, Louis a droit à l'accès d'un port commun au nord de son terrain. Cet accès lui permet de parcourir les marais environnants avec son bateau. En effet, Louis possède de nombreuses parcelles de bois-marais, de bois ou encore motte de terre, où il cultive l'osier qu'il vend (d'ailleurs sa maison se trouve à l'adresse actuelle de l'impasse des oisiliers), en plus d'une activité complémentaire ancestrale de pêcheur. Non loin de là, il possède aussi un verger et un jardin. Lors de cet anniversaire, Louis vit avec sa seconde épouse Louise METHAYER 35 ans, unis depuis 1836, et ses enfants, François 16 ans, Louise 13 ans, Honoré 4 ans et demi et Henri 2 ans et demi, les deux premiers étant issus d'une première union. 

 

Louis MARTINEAU ~ sosa 34
Lors de ses 46 ans le 28 septembre 1842, Louis est en phase de déménagement. Bordier du petit Breuil (borderie appartenant à son oncle maternel) sur la commune de Challans depuis 8 ans, Louis a décidé de retourner vivre dans sa petite maison ancestrale de la Chaussée du moulin sur la commune du Perrier. Il a obtenu cette maison lors du partage des biens de sa mère en 1825, la maison mitoyenne appartient donc à sa sœur Marie, mais c'est sa nièce qui l'occupe à cette date. Il avait quitté ladite maison peu de temps avant sa seconde union en février 1835. En retournant vivre là bas, Louis va redevenir journalier. Le moulin à quelques mètres de sa maison appartenait jadis à ses ancêtres, il est, à cette date, la propriété du meunier MOUILLEAU. En plus de la maison, Louis possède à la Chaussée, un verger au midi de la maison, une terre labourable au nord de la maison, et un pré non loin. De ses deux unions, Louis a déjà eut onze enfants lors de cet anniversaire, mais avec ce déménagement, seuls les plus petits vont rester au foyer paternel. En effet, il ne lui reste à charge qu'un fils issu de son premier mariage, en 1817, avec Rose BODIN, Joseph âgé de 9 ans, et ses autres enfants nés de Marie ERAUD, François 6 ans, Jean 5 ans, Marie 2 ans et Auguste 7 mois. 


Pierre BURGAUD ~ sosa 42
Le 14 janvier 1845, Pierre a 46 ans, il est cultivateur-laboureur. Il vit en communauté de biens dans la propriété familiale du pré la Poëlière dans le village d'Orouët sur la commune de Saint Jean de Monts, où il est né. La communauté comprend ses parents Joseph 74 ans et Augustine CAIVEAU 68 ans, son frère cadet célibataire Louis 45 ans, ainsi que sa jeune épouse Rose DELAVAUD âgée de 24 ans, et leur fille Marie-Rose de 1 an. En effet, Pierre s'est marié tardivement il y a seulement deux ans. Le pré la Poëlière (venant du père CAIVEAU) se compose, outre la maison et sa cour, d'un jardin, d'un pré et de deux vignes, mais la famille possède aussi de nombreuses autres terres labourables en périphérie. 


Pierre MASSONNEAU ~ sosa 46
Pierre a 46 ans le 16 février 1850, il est journalier et vit dans sa bourrine qu'il a construit il y a une dizaine d'années sur un terrain hérité et divisé (en deux avec sa sœur unique Louise) sur sa commune natale de Notre Dame de Riez. Cette bourrine situé dans le quartier des combes est dite le Creux Jaune (en lien avec la couleur de nombreux ajoncs qui y poussent). Ce secteur n'est situé qu'à quelques centaines de mètres du bourg. Pierre y vit qu'avec sa femme Madeleine GUYON 47 ans, mariés depuis 17 ans. Leur fille unique Marie, âgée de 16 ans, est domestique dans le bourg de ladite commune depuis déjà plusieurs années. Le terrain mitoyen à la bourrine au nord, une terre végétale, lui appartient aussi, le reste de son terrain contient de la vigne.


André DUPOND ~ sosa 40
Lors de ses 46 ans, le 18 décembre 1852, André, homme de petite taille, (puisque dispensé lors de la conscription pour défaut de taille sans plus d'indication quant à cette dite taille, mais inférieur à 1 mètre 54 (loi de 1818)) et son épouse Marie MILCENT sont journaliers. Leur lieu d'habitation est une bourrine construite en 1843 non loin des moulins Neuf et  Rouge (appartenant aux cousins de Marie), sur la commune de Notre Dame de Riez. Le terrain sur lequel elle fut bâtie, a été acquis à un cousin de Marie cette même année 1843, et il le tenait de l'héritage de leur oncle commun Jean MILCENT (ancien maire de la commune). Ce dernier était aussi l'ancien employeur de André et Marie, c'est en effet à la métairie de Saint Ambroise sur la même commune, où Jean MILCENT était métayer, que le couple s'est rencontré alors tous les deux domestiques. Dans le foyer à cette date anniversaire, le couple n'a plus que leur fille aînée, Marie âgée de 13 ans, et les dernières, Adèle 9 ans, Eléonore 6 ans et Aimée 2 ans et demi. Leur fils unique, Alexandre 11 ans et demi, est déjà placé comme domestique de ferme. Par ailleurs, André et son épouse, ont  eu la peine de perdre un autre fils l'année passée à l'âge de six semaines. Outre le terrain d'habitation, d'une contenance de 23 ares, André et Marie ne possèdent aucun autre bien immobilier depuis la vente des biens hérités dudit oncle dès 1843 et 1844. 


Louis PONTOIZEAU ~ sosa 32
Le 15 juillet 1855, Louis a 46 ans. Cet homme, de 1 mètre 66, est métayer depuis près de deux ans au Ballon sur la commune de Challans. Ladite métairie est la propriété de Philippe YGNARD, avocat à Paris et propriétaire terrien sur la commune de Challans depuis une vingtaine d'années. Louis exploite cette métairie en famille avec sa seconde épouse, Rose ABILLARD 58 ans, mariés depuis 13 ans, et ses enfants issus de sa première union : ses fils ainés Baptiste 23 ans et Auguste 20 ans, ses filles Marie 16 ans et Henriette 12 ans, aident aussi à la métairie. Le cheptel de fer de la métairie est constitué de deux bœufs. Louis ne possède aucun bien immobilier, sa fonction de métayer ne lui laisse pas l'opportunité d'avoir ses propres terres. De sa première épouse, Marie-Anne HUGUET, Louis avait eu deux autres filles décédés l'une avant son épouse à 3 ans et l'autre peu après son épouse à l'âge de 4 ans.


François POUVREAU ~ sosa 56
François a 46 ans le 19 mai 1856, il est propriétaire cultivateur dans le village de Nessier de la commune de Benet. Il occupe avec sa famille la maison que sa femme, Françoise HILLAIRET, a hérité de ses parents quelques années avant le mariage du couple en 1838. Cette maison se compose d'une chambre basse avec grenier au-dessus, une écurie à côté avec grange à foin, d'une surface totale au sol de 70m², et sur le terrain séparé par le chemin un hangar, four et fournil, ces derniers bâtis depuis leur union. Les voisins proches sont : son frère et son épouse, qui n'est autre que la sœur de Françoise, mais aussi les cousins de Françoise dont François POUVREAU son homonyme ! Ce voisinage familial est lié au fait que le grand père maternel de son épouse fut l'un des deux membres fondateurs de cette partie sud du village à la fin du siècle précédent en venant défricher cette zone marécageuse de la commune de Benet. Le couple vit avec leur fils cadet Pierre 10 ans, et leur fille Marie 13 ans. Leur fils ainé François, 16 ans, est domestique de ferme dans la métairie d'Anzeau, non loin de là. François et son épouse possèdent (héritages et achats) plusieurs prés-marais, mottes et bois-marais périphériques à la maison. 



Jean CAQUINEAU ~ sosa 50

Lors de ses 46 ans, le 3 juin 1856, Jean, usuellement prénommé Jacques en famille, est garde rivière dans le bourg de Damvix. Cet homme de 1 mètre 70, ancien forgeron et scieur de long de la commune de Liez, est entré dans l'administration des Ponts et Chaussées en septembre 1852, et obtient son poste actuel au 1er janvier 1854. Avec son épouse, Véronique MITTARD 33 ans, mariés depuis 12 ans, et leurs enfants, ils se sont donc installé en location dans ledit bourg de Damvix. Les enfants de Jean et Véronique sont à cette date anniversaire : Alexandrine 11 ans, Augustine 9 ans, Clément 7 ans et demi, Marie 5 ans et la petite dernière Françoise 5 mois et demi, la première née à Damvix. Jean n'est, à cet âge, propriétaire d'aucun bien immobilier, il s'est séparé des biens obtenus à la succession de ses parents.


Jacques GIRARDEAU ~ sosa 58

Le 5 février 1870, Jacques a 46 ans, il mesure 1 mètre 68, et est propriétaire cultivateur sur la commune de Benet, Veuf depuis près de 4 ans de Louise REGNIER, Jacques vit dans sa maison qu'il a fait bâtir avec son épouse il y a environ 12 ans sur une parcelle acquise peu avant, près de la métairie que son beau père exploitait à l'époque, la métairie d'Anzeau. Cette maison, dite le Pré Paradis, se compose de deux chambres basses avec grenier au dessus. En plus des terres qu'il exploite, Jacques élève quelques brebis et agneaux, deux vaches, avec des génisses et des veaux. Au Pré Paradis, Jacques vit avec ses filles et ses enfants les plus jeunes : Françoise 18 ans, Marie 14 ans, Alphonse 12 ans et Alexandre près de 7 ans. Ses deux autres fils ainés sont domestique de ferme. Jacques a eu la peine de perdre son premier fils, Jacques, décédé en Algérie à l'âge de 22 ans au cours de l'année 1868 lors de son service militaire au 92ème régiment d'infanterie de ligne. Ses parents vivent toujours dans la maison natale de Jacques, à la Loge de Gorge Bataille, près du village de Nessier, à deux kilomètres du Pré Paradis.


Pierre MAJOU ~ sosa 52
Pierre a 46 ans le 11 février 1870, il est ouvrier maçon dans le village de la Vineuse de la commune du Simon La Vineuse. Veuf depuis près d'un an de Marie Rose GARNIER, il vit dans la maison de sa femme (héritée de ses parents), dite de la Crulière, dont il est l'usufruitier, jusqu'à la majorité de ses derniers enfants. Pierre a eu avec son épouse huit enfants dont trois morts en bas âge et leur fils aîné décédé à 21 ans deux jours après sa mère. A cette date anniversaire, Pierre habite avec ses filles Rose 16 ans et Ernestine 14 ans, et ses fils Henri 9 ans et Louis 6 ans. En plus de son activité professionnelle, Pierre exploite, au delà de son jardin mitoyen de sa maison, quelques terres et vignes dont il est propriétaire (achats et héritages). De plus, Pierre est propriétaire en nue propriété en indivis avec sa sœur, de la maison maternelle et de son verger sur le village de la Forêt, commune de la Réorthe, depuis une donation partage de 1861 contre rente viagère en nature (argent, blé, vin, bois de chauffage). Sa mère, Marie HILLEAU, veuve depuis 1862, âgée de 68 ans y vit donc rentière. 


Pierre LARIGNON ~ sosa 54

Lors de ses 46 ans, le 8 octobre 1878, Pierre, est marchand de chevaux sur la commune de Liez. Cette activité professionnelle, qu'il partage avec ses six frères, a été développé depuis les années 1850. Marié depuis 1856 avec Marie Madeleine, fille naturelle, qu'il a connu lorsqu'elle fut servante chez le voisin de sa mère dans le village du Courtiou, village de ladite commune de Liez. Le couple, parents de neuf enfants, dont une seule décédée en bas âge, vivent en location dans une maison de la rue basse du bourg de Liez. A cette date anniversaire, seuls les derniers vivent avec eux : Eléonore 15 ans, Alexandrine 11 ans, Louis 9 ans, Frédéric 7 ans, Gustave 5 ans. Les trois aînés sont domestiques. La mère de Pierre, Louise CADET, âgée de 77 ans, veuve depuis 1852, vit dans sa maison du Courtiou (don de son père en 1865). Pierre n'est propriétaire d'aucun bien immobilier, sa mère et sa fratrie ayant déjà vendu tous les biens paternels dans les années qui ont suivi son décès.


Jean Louis ROYER ~ sosa 62

Le 7 février 1879, Jean a 46 ans, il mesure 1 mètre 58, et est propriétaire cultivateur sur la commune de Mervent. Marié en secondes noces depuis 1872 avec Marie GOIMARD, âgée de 41 ans, le couple vit dans la maison que Jean a fait bâtir peu avant sa première union en 1865 sur un terrain héritée de sa mère, dans le village de la Jamonière. D'ailleurs, Jean a fait quelques travaux sur sa maison suite à sa seconde union. De sa première épouse, Henriette BOUTIN, décédée en couches en mars 1871, Jean a deux filles, Eglantine 13 ans et Mélina 10 ans, qui vivent dans la maison avec leurs sœurs consanguines, Louise 5 ans et Germaine 20 mois, Honorine 14 ans et demi, fille naturelle de Marie, fait aussi partie de la famille recomposée. Outre le terrain sur lequel est construit sa maison et son pré mitoyen, Jean est propriétaire, en propre ou pour ses filles mineures, de nombreuses terres labourables et quelques prés. Jean possède aussi deux bœufs pour exploiter ses terres et une vache, ce cheptel se trouve dans l'écurie mitoyenne de la maison. Jean a toujours son père, Louis, âgé de 76 ans qui vit avec sa troisième épouse dans sa maison dans le village de la Chopinière à moins d'un kilomètre de la maison de Jean.


Note : les bourrines en photo ne sont que des images d'illustration et non les bourrines ancestrales disparues depuis fort longtemps...

J'espère que cette incursion dans ma sixième génération au cours du 19ème siècle vous aura plu !

lundi 24 août 2020

Il y a 100 ans : Lucie, août 1920

En ce début du mois d’août 1920, dans la famille MARTIN, du village de la porte de l’Ile de la commune vendéenne de Saint Pierre le Vieux, aux portes du marais poitevin, il y a effervescence. En effet, la fille aînée de la famille, Lucie âgée de 19 ans va épouser son fiancé, Maurice LAURENT, 24 ans, natif de ladite commune mais installé à Paris depuis peu comme employé des chemins de fer.



Les parents MARTIN, Aristide (1870-1947), charron de son état, et Augustine (1878-1943), et la fratrie de Lucie, Laurence 18 ans, Suzanne 8 ans, Gilbert 6 ans et Raymond bientôt 4 ans, sont heureux de cet événement familial. Tout le monde sait qu’après les noces, Lucie partira pour Paris et qu’ils ne la reverront pas de sitôt.

Le 7, c’est le jour des noces, tout le monde profite une dernière fois de Lucie avant le départ prévu pour la capitale peu après.

Le jeune couple prend le train à Niort pour rejoindre Paris. 

Là-bas, Lucie et Maurice s’installent dans le quartier des Batignolles au 43 de la rue de la Félicité dans le 17ème arrondissement (aujourd’hui s’y trouve l’hôtel de la Félicité, était-ce déjà un hôtel à l’époque ?).

Mais le bonheur du jeune couple est de courte durée, Lucie tombe malade ou est victime d’un accident (recherches à faire) …

Elle est hospitalisée à l’hôpital BEAUJON*, au 208 du Faubourg St Honoré dans le 8ème arrondissement, où elle meurt le 29 peu avant 23 heures … seulement 3 semaines après son mariage …




Sans doute à la demande de la famille MARTIN et du fait de la situation professionnelle de Maurice, le jeune corps de Lucie est rapatrié dans sa commune natale pour y être inhumé dans le cimetière.



Trois ans plus tard Maurice se remarie, il devient chauffeur de bus et meurt à l’âge de 86 ans en 1982 dans le Val d’Oise.

Lucie était la cousine germaine de mon arrière-grand-mère Alexandrine MARTIN (1885-1974).


* Hospice et maison d'éducation construits en 1784 par Nicolas-Claude GIRARDIN pour le financier Nicolas BEAUJON (1718-1786). Dirigée par les sœurs de la Charité, il s'agissait à l'origine d'une institution destinée à recevoir 24 orphelins pauvres de la paroisse, mais dès 1795, elle accueille des malades et devient au début du XIXe siècle un hôpital dépendant de l'Assistance publique. Ce dernier est transféré dans de nouveaux bâtiments à Clichy-sur-Seine en 1935 en conservant le nom d'hôpital BEAUJON tandis que le bâtiment du Faubourg-St-Honoré est transformé en commissariat de police. Aujourd'hui, le bâtiment abrite également diverses activités culturelles de la mairie du 8ème arrondissement. D'un néoclassicisme austère, l'ensemble comprenait à l'origine quatre corps de bâtiments à trois niveaux autour d'une cour à laquelle on accédait par un portique voûté fermé par une grille.


samedi 27 juin 2020

#Défi2706 - 100 mots pour une date

Aujourd'hui, le 27 juin 2020, c'est le jour du premier Salon Virtuel de la Généalogie. De par cet événement, la communauté Généatech a lancé le défi d'écrire en 100 mots autour de la date du 27 juin.

Pour ce défi, j'ai écris sur la vie d'une aïeule vendéenne, Marie MARTINEAU, un prénom et un nom plus que commun en terre vendéenne.

Voici donc 100 mots autour de Marie MARTINEAU :

Marie naît en août 1653 à Saint Hilaire de Riez. C’est là que toute sa vie va se dérouler.
Dernier enfant d’Hilaire et Jacquette BONNIN, elle compte dans sa fratrie une autre de mes ancêtres, sa sœur Jeanne, en âge d’être sa mère …
Mariée à l’âge de 17 ans avec Gilles BABU, un veuf qui a le double de son âge, elle lui donnera trois enfants avant d’être veuve.
Marie convole en secondes noces vers 1678 avec un autre veuf, Etienne MOREAUElle lui donnera six enfants avant de mourir peu avant ses 41 ans, le 27 juin 1694.




vendredi 19 juin 2020

La Grande Guerre - impact familial - Louis DUPOND et Eulalie BIRON

Foyer 2 : Louis DUPOND (1871-1942) & Eulalie BIRON (1874-1947) – Notre-Dame de Riez
(toutes les communes citées se situent en Vendée)

Lors de la mobilisation générale, Louis 43 ans, ouvrier maçon et Eulalie, qui aura 40 ans dans quelques semaines, vivent dans leur bourrine de la Croix Blanche avec leurs deux dernières filles, Florina 11 ans et Léonide 9 ans, ma grand-mère. Leurs trois autres enfants Emilie, 15 ans, Lucie 14 ans et Jérémie 12 ans, sont déjà placés comme domestique de ferme. La mère de Louis, Marie-Rose BURGAUD 70 ans veuve depuis 2 ans, vit avec sa fille Imelda, mère célibataire d’un petit garçon. Ils vivent dans leur maison des Acacias sur ladite commune de Notre-Dame de Riez. Les parents d'Eulalie sont décédés respectivement en 1887 et 1892.

Louis de par son arrêt du développement et donc de sa petite taille, 1.40m, n’a pas fait de service militaire et donc n’est pas mobilisé. Cet arrêt du développement est sans doute lié à une maladie génétique puisque de nombreux membres de sa famille sont de petite taille, son frère aîné Alexandre mesure 1.45m et son frère cadet Toussaint 1.48m. Son fils Jérémie et certains de ses neveux seront aussi de petite taille.

Le couple ne voit, lors de la mobilisation générale, partir qu’un seul neveu, celui d’Eulalie, François BARANGER 33 ans de Saint Hilaire de Riez (fils de François (1851-1901) et de Hortense BIRON (1857-1936))
Les mois suivants, le petit frère de ce dernier, Pierre 19 ans de Beauvoir sur Mer et un cousin germain de Louis, Jérémie ELINEAU 37 ans (fils unique de Pierre (1850-1932) et de Mélanie BURGAUD (1854-1921)), cantonnier de Saint Gilles sur Vie, partent pour le front. Ce dernier est l’unique neveu de Marie-Rose.

Le parrain de ma grand-mère Léonide, Olivier GIRAUDET, fils des anciens voisins de Louis et Eulalie, jeune homme de tout juste 22 ans, incorporé au service militaire depuis octobre 1913, est tué dès septembre 1914 dans la Somme, mais son décès n’est officiellement déclaré qu’en octobre 1920.



En 1915, en février, un autre neveu d’Eulalie est mobilisé, Auguste MILCENT 26 ans de Nieul le Dolent (fils de Félix (1864-1935) et de Angèle BIRON (1864-1925)). Ce dernier meurt seulement quelques jours plus tard de maladie à l’hôpital de Fontenay le Comte sans être aller sur le front, son corps est rapatrié et inhumé à Nieul le Dolent à la demande de sa veuve, Alphonsine CHEVOLEAU (1892-1959), elle restera veuve le reste de sa vie. En mars, c’est le frère de Louis, Toussaint âgé de 39 ans de Notre Dame de Riez qui est mobilisé. Il sera le dernier proche du couple à partir.

Cette même année, en octobre, le cousin Jérémie ELINEAU est reformé. Il décédera chez lui à Coëx en février 1918 de la tuberculose, ses enfants seront adoptés par la nation et sa veuve viendra s'installer chez ses beaux-parents à Saint Maixent sur Vie.

Toussaint quant à lui, après être passé plusieurs fois devant des commissions de réforme pour maladie, finit par être détaché agricole au printemps 1917 et rentre dans son foyer à Notre-Dame de Riez.

En novembre 1917, Imelda, la jeune sœur de Louis, âgée de 33 ans épouse à Notre-Dame de Riez un jeune permissionnaire du 29ème Régiment d’Infanterie, Louis BONHOMMEAU, âgé de 26 ans.

Louis BONHOMMEAU (1891-1929)

La guerre se termine enfin en novembre 1918. Les neveux BARANGER rentrent après avoir été malades et blessés, François en mars 1919 et Pierre en septembre. De même, Louis BONHOMMEAU ne rentre qu’en août 1919.

Durant la grande guerre, ma grand-mère Léonide a été placée comme domestique de ferme chez les parents de son parrain Mort pour la France, Auguste (1858-1928) et Esther JOLY (1862-1935).

Léonide DUPOND (1905-2004) vers 1922

Les apparentés mobilisés de ce foyer (en comptant les alliés unis après la guerre) ne représentent seulement que 6.5% de la totalité des mobilisés de ma généalogie.

Note : vous pouvez retrouver tous les mobilisés de ma généalogie dans ces deux articles : 


A suivre > foyer 3 : Augustin BOUCHET (1882-1957) et Marie MAJOU (1889-1962)


mardi 16 juin 2020

La Grande Guerre - impact familial - Jean PONTOIZEAU et Joséphine RAFFIN

Avant de lire la suite, et si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à la lecture de l'introduction de cette série de billets.

Foyer 1 : Jean PONTOIZEAU (1865-1940) & Joséphine RAFFIN (1865-1938) - Commequiers

(toutes les communes citées sont en Vendée)

En août 1914, mes arrières grands parents Jean PONTOIZEAU et Joséphine RAFFIN, sont à quelques jours, semaines, de leurs 49 ans. Leurs parents sont déjà décédés, ceux de Jean : Baptiste et Rose MARTINEAU depuis le début des années 1880, ceux de Joséphine : Joseph, depuis le début de l'année 1913, et Eléonore GUERINEAU depuis de nombreuses années, au printemps 1871. De par son âge, Jean n’est pas concerné par la mobilisation générale du 2 août. Ils vivent alors en location dans une petite maison sise au lieu-dit les Barres ferrées (cette habitation n'existe plus depuis de nombreuses années) proche du moulin neuf de la commune de Commequiers. Le couple pauvre vit chichement de journées et a encore la charge de leur dernière fille Marie âgée de 10 ans. Leur fils aîné, mon grand-père, Marcel âgé de 13 ans est déjà domestique de ferme dans les alentours (je ne connais pas le lieu exact, ni le nom de son patron). Le fils de Joséphine, issu d'une première union, Frédéric NORMAND, âgé de 24 ans, n'est pas mobilisable de par sa petite taille et de sa myopie.

Du point de vue purement professionnel, Jean et Joséphine ont peut-être pu se réjouir du départ de nombreux hommes de leur commune et des environs. En effet, cela leur permet d’augmenter les possibilités de travail, mais cela n’est que mon point de vue actuel, cent ans plus tard !

Même si leur foyer n’est aucunement impacté par la mobilisation générale, il en n’est pas de même pour leur environnement familial.

Jean, entre la mobilisation générale et la fin de l’année 1914, voit partir au front :
  • un neveu, Henri BRISSON 20 ans de Challans (fils de Pierre (1861-1943) et de Marie-Rose PONTOIZEAU (1862-1926)),
  • Deux neveux par alliance :
    •  Pierre MOREAU 27 ans aussi de Challans (époux depuis juin 1913 de Marie-Louise BRISSON (1887-1962)), beau-frère du précédent,
    • et Jean-Louis PONTOIZEAU 31 ans de Notre Dame de Riez (époux depuis 1908 de Clémence PONTOIZEAU (1888-1964) et gendre de Auguste (1861-1915) et Clémence PEROCHEAU (1867-1920)),
  • Et un cousin germain, Jean PEIGNE 40 ans de Challans (fils de Louis (1832-1900) et de Marie-Rose PONTOIZEAU (1838-1914), cette dernière étant décédée fin août 1914 !).

Son épouse Joséphine, quant à elle, est touchée de façon plus proche. Sur la même période, elle voit partir :
  • son frère consanguin, Joseph RAFFIN 31 ans de Commequiers,
  • son beau-frère, Jean-Marie BARREAU 36 ans de Saint Maixent sur Vie (époux depuis 1902 de Marguerite RAFFIN (1881-1943))
  • et un cousin germain, Jean-Louis GUERINEAU 35 ans de Saint Hilaire de Riez (fils de Pierre (1833-1912) et de Marie MORINEAU (1842-1916)).

Puis durant l’année 1915, Jean apprend le départ de 8 de ses plus jeunes cousins germains, ayant, tout de même, tous plus de 35 ans, ainsi qu’un autre neveu par alliance, Alexandre DUPE âgé de 36 ans de Saint Christophe du Ligneron (époux depuis janvier 1914 d'Aurélie PONTOIZEAU et gendre de Jean-Louis (1857-1928)). Alors qu’un autre beau-frère de Joséphine, Henri RAFFIN 41 ans de Commequiers (époux depuis 1905 de Marie-Louise RAFFIN (1879-1971), est mobilisé au printemps de ladite année.

Par la suite, aucun autre membre de leur parenté ne sera mobilisé.

En 1917, deux membres des familles de Jean et Joséphine sont réformés car atteint de maladies incurables :
  • Alexandre DUPE, le neveu par alliance de Jean, est réformé en mars pour « asthme et hypertrophie cardiaque », il décédera en mars 1919 chez lui à Saint-Christophe du Ligneron à l'âge de 40 ans.
  • Henri RAFFIN, le beau-frère de Joséphine, réformé en juin, décédera en décembre 1920 de la tuberculose à la Tonnelle de Commequiers, il était alors âgé de 46 ans. Ses enfants avaient été adoptés par la nation dès juillet 1919.
Henri RAFFIN (1874-1920)

La guerre terminée, tous les autres membres des familles de Jean et Joséphine sont rentrés, certains blessés.

Quant au frère de Joséphine, Joseph RAFFIN, après avoir été prisonnier quelques mois à Hameln en Basse-Saxe, est rapatrié en janvier 1919 et rentre à Commequiers en mars.

Joseph RAFFIN âgé (1883-1962)

Le neveu de Jean, Henri BRISSON, aussi prisonnier en Allemagne durant les derniers mois de la guerre, est rapatrié pareillement en janvier 1919 mais ne sera démobilisé qu’en septembre.

Mon grand-père Marcel qui eut 18 ans quelques jours après l’armistice du 11 novembre 1918, échappa de peu à la mobilisation …
Marcel a vécu ses premières années professionnelles durant la grande guerre, il a dû travailler durement pour compenser la rareté de la main d’œuvre agricole.
Il part en octobre 1920 au service militaire.

Marcel PONTOIZEAU (1900-1971) pendant son service militaire

Les apparentés mobilisés de ce foyer ne représentent que 17% de la totalité des mobilisés de ma généalogie.

Note : vous pouvez retrouver tous les mobilisés de ma généalogie dans ces deux articles : 


A suivre > foyer 2 : Louis DUPOND (1871-1942) & Eulalie BIRON (1874-1947)



jeudi 11 juin 2020

La Grande Guerre - impact familial - introduction


De par mes origines vendéennes et deux-sévriennes, la grande guerre n'eut pas d'impact géographique sur le territoire ancestral, contrairement aux départements du nord et de l'est de la France. Mais comme dans toutes les familles, l'impact fut plutôt lié au départ des mobilisés. Ces derniers, âgés de 18 à 45 ans, ont quittés leur foyer, leurs parents pour les plus jeunes, leur femme et leurs enfants pour les plus âgés. Certains ne sont jamais revenus, d'autres reviennent blessés ou malades, et marqués à jamais.


Mes billets à venir, au nombre de quatre (voir plus bas), vont me permettre une analyse familiale sur l’impact de la grande guerre sur mes ancêtres vivants alors. Cette analyse va se baser sur les foyers ancestraux à la veille de la mobilisation d’août 1914, le vécu de ces foyers durant le conflit, et enfin au retour de la guerre au printemps 1919.

Au-delà des foyers ancestraux, j’évoquerais l’impact familial plus largement. En effet, je n’oublie pas que la mobilisation large dépeupla les contrées ancestrales et désorganisa la vie quotidienne et saisonnière de mes ancêtres.

Le point de départ de cette analyse sera les quatre foyers composés par mes arrières grands-parents, en adéquation avec leurs parents, voir grands-parents pour le dernier foyer. Point de départ qui m’a déjà servi à l’analyse statistique de « mes poilus » lors d’un précédent billet.  Ces poilus, « mes » poilus, les combattants de la grande guerre de ma famille (ancêtres, frères, beaux-frères ou cousins …) sont au nombre d'un peu plus d’une centaine.