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vendredi 19 juin 2020

La Grande Guerre - impact familial - Louis DUPOND et Eulalie BIRON

Foyer 2 : Louis DUPOND (1871-1942) & Eulalie BIRON (1874-1947) – Notre-Dame de Riez
(toutes les communes citées se situent en Vendée)

Lors de la mobilisation générale, Louis 43 ans, ouvrier maçon et Eulalie, qui aura 40 ans dans quelques semaines, vivent dans leur bourrine de la Croix Blanche avec leurs deux dernières filles, Florina 11 ans et Léonide 9 ans, ma grand-mère. Leurs trois autres enfants Emilie, 15 ans, Lucie 14 ans et Jérémie 12 ans, sont déjà placés comme domestique de ferme. La mère de Louis, Marie-Rose BURGAUD 70 ans veuve depuis 2 ans, vit avec sa fille Imelda, mère célibataire d’un petit garçon. Ils vivent dans leur maison des Acacias sur ladite commune de Notre-Dame de Riez. Les parents d'Eulalie sont décédés respectivement en 1887 et 1892.

Louis de par son arrêt du développement et donc de sa petite taille, 1.40m, n’a pas fait de service militaire et donc n’est pas mobilisé. Cet arrêt du développement est sans doute lié à une maladie génétique puisque de nombreux membres de sa famille sont de petite taille, son frère aîné Alexandre mesure 1.45m et son frère cadet Toussaint 1.48m. Son fils Jérémie et certains de ses neveux seront aussi de petite taille.

Le couple ne voit, lors de la mobilisation générale, partir qu’un seul neveu, celui d’Eulalie, François BARANGER 33 ans de Saint Hilaire de Riez (fils de François (1851-1901) et de Hortense BIRON (1857-1936))
Les mois suivants, le petit frère de ce dernier, Pierre 19 ans de Beauvoir sur Mer et un cousin germain de Louis, Jérémie ELINEAU 37 ans (fils unique de Pierre (1850-1932) et de Mélanie BURGAUD (1854-1921)), cantonnier de Saint Gilles sur Vie, partent pour le front. Ce dernier est l’unique neveu de Marie-Rose.

Le parrain de ma grand-mère Léonide, Olivier GIRAUDET, fils des anciens voisins de Louis et Eulalie, jeune homme de tout juste 22 ans, incorporé au service militaire depuis octobre 1913, est tué dès septembre 1914 dans la Somme, mais son décès n’est officiellement déclaré qu’en octobre 1920.



En 1915, en février, un autre neveu d’Eulalie est mobilisé, Auguste MILCENT 26 ans de Nieul le Dolent (fils de Félix (1864-1935) et de Angèle BIRON (1864-1925)). Ce dernier meurt seulement quelques jours plus tard de maladie à l’hôpital de Fontenay le Comte sans être aller sur le front, son corps est rapatrié et inhumé à Nieul le Dolent à la demande de sa veuve, Alphonsine CHEVOLEAU (1892-1959), elle restera veuve le reste de sa vie. En mars, c’est le frère de Louis, Toussaint âgé de 39 ans de Notre Dame de Riez qui est mobilisé. Il sera le dernier proche du couple à partir.

Cette même année, en octobre, le cousin Jérémie ELINEAU est reformé. Il décédera chez lui à Coëx en février 1918 de la tuberculose, ses enfants seront adoptés par la nation et sa veuve viendra s'installer chez ses beaux-parents à Saint Maixent sur Vie.

Toussaint quant à lui, après être passé plusieurs fois devant des commissions de réforme pour maladie, finit par être détaché agricole au printemps 1917 et rentre dans son foyer à Notre-Dame de Riez.

En novembre 1917, Imelda, la jeune sœur de Louis, âgée de 33 ans épouse à Notre-Dame de Riez un jeune permissionnaire du 29ème Régiment d’Infanterie, Louis BONHOMMEAU, âgé de 26 ans.

Louis BONHOMMEAU (1891-1929)

La guerre se termine enfin en novembre 1918. Les neveux BARANGER rentrent après avoir été malades et blessés, François en mars 1919 et Pierre en septembre. De même, Louis BONHOMMEAU ne rentre qu’en août 1919.

Durant la grande guerre, ma grand-mère Léonide a été placée comme domestique de ferme chez les parents de son parrain Mort pour la France, Auguste (1858-1928) et Esther JOLY (1862-1935).

Léonide DUPOND (1905-2004) vers 1922

Les apparentés mobilisés de ce foyer (en comptant les alliés unis après la guerre) ne représentent seulement que 6.5% de la totalité des mobilisés de ma généalogie.

Note : vous pouvez retrouver tous les mobilisés de ma généalogie dans ces deux articles : 


A suivre > foyer 3 : Augustin BOUCHET (1882-1957) et Marie MAJOU (1889-1962)


mardi 16 juin 2020

La Grande Guerre - impact familial - Jean PONTOIZEAU et Joséphine RAFFIN

Avant de lire la suite, et si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à la lecture de l'introduction de cette série de billets.

Foyer 1 : Jean PONTOIZEAU (1865-1940) & Joséphine RAFFIN (1865-1938) - Commequiers

(toutes les communes citées sont en Vendée)

En août 1914, mes arrières grands parents Jean PONTOIZEAU et Joséphine RAFFIN, sont à quelques jours, semaines, de leurs 49 ans. Leurs parents sont déjà décédés, ceux de Jean : Baptiste et Rose MARTINEAU depuis le début des années 1880, ceux de Joséphine : Joseph, depuis le début de l'année 1913, et Eléonore GUERINEAU depuis de nombreuses années, au printemps 1871. De par son âge, Jean n’est pas concerné par la mobilisation générale du 2 août. Ils vivent alors en location dans une petite maison sise au lieu-dit les Barres ferrées (cette habitation n'existe plus depuis de nombreuses années) proche du moulin neuf de la commune de Commequiers. Le couple pauvre vit chichement de journées et a encore la charge de leur dernière fille Marie âgée de 10 ans. Leur fils aîné, mon grand-père, Marcel âgé de 13 ans est déjà domestique de ferme dans les alentours (je ne connais pas le lieu exact, ni le nom de son patron). Le fils de Joséphine, issu d'une première union, Frédéric NORMAND, âgé de 24 ans, n'est pas mobilisable de par sa petite taille et de sa myopie.

Du point de vue purement professionnel, Jean et Joséphine ont peut-être pu se réjouir du départ de nombreux hommes de leur commune et des environs. En effet, cela leur permet d’augmenter les possibilités de travail, mais cela n’est que mon point de vue actuel, cent ans plus tard !

Même si leur foyer n’est aucunement impacté par la mobilisation générale, il en n’est pas de même pour leur environnement familial.

Jean, entre la mobilisation générale et la fin de l’année 1914, voit partir au front :
  • un neveu, Henri BRISSON 20 ans de Challans (fils de Pierre (1861-1943) et de Marie-Rose PONTOIZEAU (1862-1926)),
  • Deux neveux par alliance :
    •  Pierre MOREAU 27 ans aussi de Challans (époux depuis juin 1913 de Marie-Louise BRISSON (1887-1962)), beau-frère du précédent,
    • et Jean-Louis PONTOIZEAU 31 ans de Notre Dame de Riez (époux depuis 1908 de Clémence PONTOIZEAU (1888-1964) et gendre de Auguste (1861-1915) et Clémence PEROCHEAU (1867-1920)),
  • Et un cousin germain, Jean PEIGNE 40 ans de Challans (fils de Louis (1832-1900) et de Marie-Rose PONTOIZEAU (1838-1914), cette dernière étant décédée fin août 1914 !).

Son épouse Joséphine, quant à elle, est touchée de façon plus proche. Sur la même période, elle voit partir :
  • son frère consanguin, Joseph RAFFIN 31 ans de Commequiers,
  • son beau-frère, Jean-Marie BARREAU 36 ans de Saint Maixent sur Vie (époux depuis 1902 de Marguerite RAFFIN (1881-1943))
  • et un cousin germain, Jean-Louis GUERINEAU 35 ans de Saint Hilaire de Riez (fils de Pierre (1833-1912) et de Marie MORINEAU (1842-1916)).

Puis durant l’année 1915, Jean apprend le départ de 8 de ses plus jeunes cousins germains, ayant, tout de même, tous plus de 35 ans, ainsi qu’un autre neveu par alliance, Alexandre DUPE âgé de 36 ans de Saint Christophe du Ligneron (époux depuis janvier 1914 d'Aurélie PONTOIZEAU et gendre de Jean-Louis (1857-1928)). Alors qu’un autre beau-frère de Joséphine, Henri RAFFIN 41 ans de Commequiers (époux depuis 1905 de Marie-Louise RAFFIN (1879-1971), est mobilisé au printemps de ladite année.

Par la suite, aucun autre membre de leur parenté ne sera mobilisé.

En 1917, deux membres des familles de Jean et Joséphine sont réformés car atteint de maladies incurables :
  • Alexandre DUPE, le neveu par alliance de Jean, est réformé en mars pour « asthme et hypertrophie cardiaque », il décédera en mars 1919 chez lui à Saint-Christophe du Ligneron à l'âge de 40 ans.
  • Henri RAFFIN, le beau-frère de Joséphine, réformé en juin, décédera en décembre 1920 de la tuberculose à la Tonnelle de Commequiers, il était alors âgé de 46 ans. Ses enfants avaient été adoptés par la nation dès juillet 1919.
Henri RAFFIN (1874-1920)

La guerre terminée, tous les autres membres des familles de Jean et Joséphine sont rentrés, certains blessés.

Quant au frère de Joséphine, Joseph RAFFIN, après avoir été prisonnier quelques mois à Hameln en Basse-Saxe, est rapatrié en janvier 1919 et rentre à Commequiers en mars.

Joseph RAFFIN âgé (1883-1962)

Le neveu de Jean, Henri BRISSON, aussi prisonnier en Allemagne durant les derniers mois de la guerre, est rapatrié pareillement en janvier 1919 mais ne sera démobilisé qu’en septembre.

Mon grand-père Marcel qui eut 18 ans quelques jours après l’armistice du 11 novembre 1918, échappa de peu à la mobilisation …
Marcel a vécu ses premières années professionnelles durant la grande guerre, il a dû travailler durement pour compenser la rareté de la main d’œuvre agricole.
Il part en octobre 1920 au service militaire.

Marcel PONTOIZEAU (1900-1971) pendant son service militaire

Les apparentés mobilisés de ce foyer ne représentent que 17% de la totalité des mobilisés de ma généalogie.

Note : vous pouvez retrouver tous les mobilisés de ma généalogie dans ces deux articles : 





jeudi 11 juin 2020

La Grande Guerre - impact familial - introduction


De par mes origines vendéennes et deux-sévriennes, la grande guerre n'eut pas d'impact géographique sur le territoire ancestral, contrairement aux départements du nord et de l'est de la France. Mais comme dans toutes les familles, l'impact fut plutôt lié au départ des mobilisés. Ces derniers, âgés de 18 à 45 ans, ont quittés leur foyer, leurs parents pour les plus jeunes, leur femme et leurs enfants pour les plus âgés. Certains ne sont jamais revenus, d'autres reviennent blessés ou malades, et marqués à jamais.


Mes billets à venir, au nombre de quatre (voir plus bas), vont me permettre une analyse familiale sur l’impact de la grande guerre sur mes ancêtres vivants alors. Cette analyse va se baser sur les foyers ancestraux à la veille de la mobilisation d’août 1914, le vécu de ces foyers durant le conflit, et enfin au retour de la guerre au printemps 1919.

Au-delà des foyers ancestraux, j’évoquerais l’impact familial plus largement. En effet, je n’oublie pas que la mobilisation large dépeupla les contrées ancestrales et désorganisa la vie quotidienne et saisonnière de mes ancêtres.

Le point de départ de cette analyse sera les quatre foyers composés par mes arrières grands-parents, en adéquation avec leurs parents, voir grands-parents pour le dernier foyer. Point de départ qui m’a déjà servi à l’analyse statistique de « mes poilus » lors d’un précédent billet.  Ces poilus, « mes » poilus, les combattants de la grande guerre de ma famille (ancêtres, frères, beaux-frères ou cousins …) sont au nombre d'un peu plus d’une centaine. 


mardi 27 janvier 2015

Bilan Généalogique 1987-2014

J'ai décidé de faire un bilan sur mon activité généalogique, ce bilan s'effectue après plus de 25 ans de recherches. 

Ce bilan va s'orienter sur deux axes :

Bilan quantitatif :

  • Ascendance :
    • A ce jour, j'ai retrouvé 4179 ascendants directs, avec les implexes (de nombreux ancêtres apparaissent plusieurs fois dans mon ascendance) j'arrive à 3487 ascendants connus, 1911 hommes et 1576 femmes. Sachant qu'à la 7ème génération j'ai une fille mère ce qui réduit mon nombre d'ancêtres retrouvés sur les générations suivantes, de ce fait, mon ascendance est complète sur 9 générations et qu'il me manque 37 ancêtres pour compléter la 10ème génération ...

Statistique issue de mon ascendance sur Généatique
  • Sur ce nombre (3487), on peut retirer les ancêtres "virtuels" (les pères créés lorsque je connais plusieurs frères ou soeurs sans avoir connaissance de leur filiation). Mes ancêtres "virtuels" sont au nombre de 288 (287 hommes et une femme) dont le dernier (ou le premier !) à la 19ème génération. 
  • On peut donc dire que je connais réellement : 3199 ascendants directs sur 18 générations soit 1624 hommes et 1575 femmes :
    • le sosa le plus grand n° 228494 : André ROY né vers 1500
    • l'ancêtre le plus ancien : Pierre COUAILLEAU né vers 1490
  • Etat-Civil : 
    • actes de mariage ou contrats de mariage : 750 (47,6% de 1575 couples),
      • le plus ancien, le 17 janvier 1582 mariage de Pierre PAPOT et Jacquette MADIER par contrat de mariage chez Me Quincarlet à St Maixent en Deux-Sèvres.
    • actes de baptême/naissance : 1010 (31,5% de 3199 ancêtres), 
      • le plus ancien datant du 7 septembre 1533 : baptême de Bertrand GARREAU à Challans en Vendée. 

    • actes de sépulture/décès : 1984 (62% de 3196 ancêtres),
      • le plus ancien datant du 3 février 1604 : sépulture de Louis PELISSONNEAU à Challans en Vendée.


Bilan qualitatif :

  • Depuis le début de mes recherches à la fin des années 1980, j'ai consulté un grand nombre d'archives avec diverses sources. Bien sur l'Etat Civil et les registres paroissiaux (dont j'ai parlé plus haut), les sources primaires du généalogiste, mais j'ai pu aussi consulter d'autres sources pour pouvoir retrouver mes ancêtres mais surtout mieux connaître leur vie au delà de leur Etat-Civil et celle de leurs proches.
    • Archives privées :
      • j'ai comme tout généalogiste commencé par consulter les papiers et documents en ma possession ou chez mes proches, comme les photos, les livrets de famille, livret militaire, faire-parts, actes notariés.

    • Les Recensements de Population et autres dénombrements de population :
      • j'ai retrouvé la trace de tous mes ancêtres vivant au 19e et 20e siècles sur les recensements. En Vendée, pour certaines communes j'ai pu consulter les listes des personnes de plus de 12 ans de l'an IV (1796).
En-tête du dénombrement de l'an IV
    • Les actes notariés :
      • Les minutes notariales regorgent de documents divers et variés concernant nos ancêtres, j'ai pu donc retrouvé la trace de mes ancêtres dans ces minutes du 16e au 20e siècle. La trace la plus ancienne date de 1529, celle de mon ancêtre le plus ancien déjà cité plus haut Pierre COUAILLEAU avec un contrat d'arrentement (contrat cité dans un acte plus récent). Voici une liste non exhaustive des divers documents que j'ai pu retrouvé concernant mes ancêtres :
        • des contrats de mariage
        • des actes d'achats et de ventes
        • des testaments
        • des partages
        • des inventaires après décès
        • ...
    • Service militaire :
      • Pour mes ancêtres masculins j'ai retrouvé leur trace sur les registres de conscription puis les registres matricules depuis l'an XI (1803) jusqu'à mon grand père maternel de la classe 1932. Vous pouvez consulter mon article et mon billet sur ce sujet. J'ai aussi étudié la période de la "Grande Guerre" pour mes AGP maternels. Pour la seconde guerre mondiale, mes grand'pères furent brièvement mobilisés ...

Mon grand père Fernand au service militaire en 1934

    • Successions :
      • J'ai consulté les déclarations de successions de tous mes ancêtres décédés au 19e siècle. Alliées aux actes notariés comme les partages et testaments, cela nous permets de mieux connaître le niveau de vie de nos ancêtres ainsi que certains liens familiaux.
Déclaration de la succession de mon ancêtre Louis CADET en 1820

    • Cadastre :
      • Le cadastre m'a permis de savoir au 19e et 20e siècle, en plus et en complément des actes notariés et successions, si mes ancêtres étaient propriétaires ou pas, et dans la positive, l'état et le lieu de leurs possessions.

Extrait du plan cadastral de la commune de Liez (85)

    • Rôle de la taille :
      • Il y a de nombreuses années dans les années 1990, j'ai consulté pour mes ancêtres deux-sévriens (que j'avais retrouvé à l'époque) les rôles de la taille du 17e et 18e siècles. Ces derniers m'ont permis de connaitre le niveau social de mes ancêtres dans la paroisse mais aussi de les situer géographiquement dans ladite paroisse. Autre information, la période du décès pour mes ancêtres protestants qui n'ont pas de déclaration de décès en ce 18e siècle malgré la révocation de l'Edit de Nantes ...
    • Délibérations municipales :
      • Sur la Vendée, les délibérations des conseils municipaux sont en ligne ce qui m'a permis de retrouver trace de mes aïeux dans leur quotidien avec diverses mentions dont les aides sociales qu'ils ont pu obtenir.
    • Autres sources :
      • Mon ascendance étant essentiellement vendéenne, mes ancêtres ont été très touchés par les guerres de Vendée. J'ai donc pu consulter diverses sources pour retrouver certains de mes ancêtres ayant participé de près ou de loin à ces événements historiques. Les archives de Vendée ont mis en ligne les archives concernant cette période et conservés aux archives de la Défense.
        • j'ai pu mieux connaître les parcours de Louis MARCHAIS "mon" brigand vendéen.
        • Jean MAJOU, guillotiné en janvier 1794 à Fontenay" le Peuple".
        • ou encore, Jean GUERINEAU, qui fut sergent dans l'armée royale de l'Ouest et sera pensionné à partir de 1816.
  • Depuis toutes ces années, au delà de toutes mes recherches concernant mon ascendance, j'ai :
    • étudié, bien sur, les collatéraux de mes ancêtres, enfants et conjoints, et pour certains d'un peu plus près comme mon oncle paternel Marcel PONTOIZEAU "Mort pour la France", ou Théophile EAST "l'oncle anglais". J'ai aussi voulu connaître tous les cousins germains de mes ancêtres proches, c'est à dire que j'ai retrouvé tous les cousins germains de mes arrières grand'parents, grand'parents et parents.

Signature de Théophile EAST en 1881

    • listé mes collatéraux ayant été mobilisés durant la "Grande Guerre" dès le mois d'août 1914 et après.

    • aussi commencé la généalogie de plusieurs de mes proches, ainsi que de certaines personnes avec qui je cousine (ou pas). Cela concerne une douzaine de généalogies dont celle du super-centenaire vendéen Jean TEILLET.
Jean TEILLET 


Pierre PONTOIZEAU Mort pour la France en 1918

    • étudié de plus près mon village d'enfance la Richardière de Varaize en Charente-Maritime : ses familles, ses maisons, son histoire, sa famille noble les GRIFFON de la RICHARDIERE.
Couverture des Biographies des Morts pour la France de Varaize


Voilà le bilan de ma passion au quotidien, la généalogie. 
Cette dernière qui partage ma vie depuis plus d'un quart de siècle !
J'espère que ce bilan vous a permis de mieux me connaître...

dimanche 16 novembre 2014

Collatéraux Morts pour la France 1914-1918

Pour ma première publication du généathème de novembre "Racontons la 1ère Guerre", hormis mon travail de mémoire concernant ma commune de Varaize en Charente-Maritime (Biographie des Morts pour la France), j'ai choisi de simplement reprendre la liste de mes collatéraux morts lors de la "Grande Guerre", en effet, je n'ai aucun ancêtre direct mort lors de ce conflit mondial. 

Monument aux Morts de la Commune de Benet (85)

Cette liste est extraite d'un article de mon site "Mes collatéraux Morts pour la France de Napoléon à la Guerre d'Indochine". Tous les lieux cités sans indication de département sont des lieux de Vendée.

GIRARDEAU Alfred Louis Henri
Fils de Jean et de DAGUE Angélina
Cousin germain de POUVREAU François (sosa n° 14)
Né le 6 octobre 1891 à Benet
Soldat au 93e Régiment d’Infanterie
Mort suites de blessures à 22 ans le 4 septembre 1914 au château de Beth à Opont (Belgique)



LARRIGNON Philibert
Fils de Henri et de FERRET Agathe
Cousin germain de LARIGNON Eléonore (sosa n° 27)
Né le 10 août 1883 à Liez
Marié le 5 février 1910 à Liez avec CARDINAUD Marie (1890-1968)
Soldat au 137e Régiment d’Infanterie
Disparu au combat à 31 ans le 8 septembre 1914 à Normée de Fère-Champenoire (51)




MILCENT Félix Elie « Auguste »
Fils de Félix et de BIRON Angèle
Neveu de BIRON Eulalie (sosa n° 11)
Né le 9 avril 1888 à N-D de Riez
Marié le 14 juin 1911 à Nieul le Dolent avec CHEVOLEAU Alphonsine (1892-1959)
Soldat de 2e classe du 8e Bataillon de Chasseurs à pied
Mort d'une rougeole à 26 ans le 29 mars 1915 à l'hôpital mixte de Fontenay le Comte



GIRARDEAU Henri Louis
Fils de Jean et de DAGUE Angélina, frère d'Alfred ci dessus
Cousin germain de POUVREAU François (sosa n° 14)
Né le 25 octobre 1893 à Benet
Soldat au 114e Régiment d’Infanterie
Disparu au combat à 21 ans le 20 mai 1915 à Loos (62)



CHOLLET Louis Aimé Firmin
Fils de François et de GIRARDEAU Marie, cousin d'Henri ci dessus
Cousin germain de POUVREAU François (sosa n° 14)
Né le 19 avril 1889 à Benet
Soldat de 2e classe au 2e Régiment d’Infanterie Coloniale
Tué à l’ennemi à 26 ans le 14 juillet 1915 au Bois Bourin à Servon (51)



MORIN Louis Eugène
Fils de Louis et de BOUCHET Marie
Neveu de BOUCHET Augustin (sosa n° 12)
Né le 18 juin 1892 à Damvix
Soldat de 2e classe du 116e Régiment d’Infanterie
Mort des suites de blessures de Guerre à 23 ans le 1 septembre 1915 à Tourbe (51)

GELOT Gustave « Alexandre »
Fils de Pierre et de BOUCHET Estelle, cousin du précédent
Neveu de BOUCHET Augustin (sosa n° 12)
Né le 27 février 1895 à Damvix
Soldat de 2e classe du 7e Régiment d’Infanterie Coloniale
Tué à l’ennemi à 20 ans le 29 septembre 1915 à Ville sur Tourbe (51)



GACHIGNARD Henri Eugène
Epoux de AUTET Valérie (1882+1965) depuis 1910
Cousin germain par alliance de BOUCHET Augustin (sosa n° 12)
Né le 23 mai 1880 à Damvix
Soldat de 2e classe du 137e Régiment d'Infanterie
Disparu au combat à 36 ans le 11 juin 1916 à Thiaumont de Douaumont (55)



GIRARDEAU Narcisse Théophile
Fils de Jean et de DAGUE Angélina, frère d'Alfred et de Henri ci dessus
Cousin germain de POUVREAU François (sosa n° 14)
Né le 5 juin 1896 à Benet
Soldat de 2e classe au 26e Bataillon de Chasseurs
Mort suites de blessures à 20 ans le 6 octobre 1916 à l’hôpital général d’Amiens (80)



JOURNOLLEAU Alexandre Auguste Pierre
Fils de Pierre et de PIGEAUD Alexandrine
Neveu de JOURNOLLEAU Marie (sosa n° 61)
Né le 1er juillet 1874 à Ste Christine
Marié le 7 octobre 1902 à Liez avec GELOT Alice (1875-1960)
Soldat au 21e Régiment Territorial d’Infanterie
Tué à l’ennemi à 42 ans le 13 mai 1917 à Paissy (02)
Lieu de sépulture : tombe individuelle n°2249 au cimetière français de Cerny en Laonnois (02)



GIRARDEAU Alphonse Paul Alexis
Fils d’Alphonse et de MORIN Marie, cousins des précédents
Cousin germain de POUVREAU François (sosa n° 14)
Né le 31 juillet 1890 à Benet
Soldat de 1ere classe au 5e Régiment de Cuirassiers
Disparu au combat à 26 ans le 15 juillet 1917 devant le quartier du Haricot de Sillery (51)

CHOLLET Raymond Henri Fernand
Fils de François et de GIRARDEAU Marie, cousins des précédents
Cousin germain de POUVREAU François (sosa n° 14)
Né le 1 mai 1896 à Benet
Soldat au 6e Régiment d’Infanterie, 11e compagnie
Tué à l’ennemi à 21 ans le 20 août 1917 à la ferme de Mormont à Louvemont (55)

GIRARDEAU Louis Alexandre Auguste Jean
Fils de Jean et de MORIN Alexandrine, demi frère et cousin des précédents
Cousin germain de POUVREAU François (sosa n° 14)
Né le 7 avril 1879 à Benet
Marié le 17 octobre 1904 à Benet avec GUILLEMOTEAU Alix (1886-1961)
Soldat au 92e Régiment d’Infanterie
Mort en service commandé à 38 ans le 27 août 1917 à Urbès (68)
Lieu de sépulture : tombe individuelle n°6 au carré communal d'Urbès (68)



JOURNOLLEAU François Alphonse
Fils de Pierre et de PIGEAUD Alexandrine, frère d'Alexandre cité plus haut
Neveu de JOURNOLLEAU Marie (sosa n° 61)
Né le 23 mars 1882 à Ste Christine
Marié le 23 octobre 1911 à Saivres (79) avec SAUZEAU Germaine Alphonsine (1889-1976)
Soldat au 68e Régiment d’Infanterie
Tué à l’ennemi à 35 ans le 5 avril 1918 à Rouvrel (80)
Lieu de sépulture : tombe individuelle n°3718 dans la nécropole Nationale de Montdidier (80)

Comme vous pouvez le voir la famille GIRARDEAU a payé un lourd tribut lors de la 1ère guerre mondiale, 7 frères, demi-frères et cousins sont morts. D'ailleurs, il y a quelques temps, je vous avez parlé de mon collatéral GIRARDEAU Jean, père de 4, et oncle de 3 soit la moitié des 14 de mes collatéraux Morts pour la France entre 1914 et 1918 ...

mercredi 24 septembre 2014

Modeste biographe

Depuis quelques mois, je mets tout en oeuvre pour écrire la biographie des 25 Morts pour la France de la guerre 1914-1918 de ma commune d'enfance : Varaize en Charente-Maritime. 
(voir mes billets : Morts pour la France de Varaize 1 et 2)

Voilà mon "parcours" de modeste biographe depuis :

Avant d'écrire, il faut rechercher, collecter, analyser, recouper ... phase longue mais des plus importante ...



Ensuite vient la phase d'écriture et là, on s'aperçoit qu'il manque des informations donc on se remet à la recherche de tel ou tel document pour compléter, donc retour en arrière ! ...

Une fois les biographies écrites, il faut les relire et les faire lire pour éviter les coquilles éventuelles ...

Après cette phase, il faut les rendre "vivantes" en les illustrant, donc de nouveau période de recherches pour trouver les bonnes images correspondantes à ce que l'on attend de cette illustration ...



Les illustrations trouvées, vient la phase de mise en page, plus compliquée pour le document papier que pour la publication virtuelle ...

Au bout de toutes ces phases, après plusieurs mois, on est content du résultat, et vient enfin la dernière phase : la publication et la diffusion ...

Cette dernière phase interviendra, dans le cas présent, pour la version papier le 11 novembre prochain avec la remise des biographies au Maire de la commune de Varaize. 
Et la diffusion via mon site, avec un Mort pour la France par jour, dès le 12 novembre ...


mercredi 27 août 2014

Morts pour la France de Varaize ... 2

Il y a quelques semaines je vous exposais mon projet de biographie des Morts pour la France de la commune de Varaize lors de la grand guerre 1914-1918.


Aujourd'hui, je vous donne simplement, en attendant ces biographies en cours d'écriture (j'avance, j'avance ...), la liste de ces hommes natifs de Varaize ou varaiziens d'adoption (si le département de naissance n'est pas mentionné c'est que celui ci est la Charente-Maritime).
Le tri de cette liste chronologique est fait sur la date de disparition.

  • MAZURE Marcel, né le 21/01/1887 à Villeneuve la Comtesse et décédé le 20/08/1914 Viviers (54)
  • LANDAIS Louis Eugène "Célestin" Auguste, né le  25/08/1885 à St Florent des Bois (85) et décédé le 08/09/1914 Normée - Fère Champenoise (51) (décès constaté à la date du 19/04/1916 selon jugement du TC de St Jean le 2/10/1918)
  • SOULARD Stanislas, né le 20/11/1883 à Varaize et décédé le 10/09/1914 Champigneulles (54) à 16h
  • BRAINT Gaston, né le  11/05/1889 Les Eglises d'Argenteuil et décédé le 20/09/1914 Jonchery-sur-Vesle (51)
  • BOUIN Fernand Amédée, né le 16/05/1884 à Varaize et décédé le 18/10/1914 Troyes (10)
  • GAZEAU Clébert, né le 31/08/1887 à Varaize et décédé le 28/12/1914 Minaucourt (51)
  • CHAUVINEAU Georges Albert, né le 26/10/1894 à Varaize et décédé le 22/02/1915 Mont-de-Marsan (40)
  • REMUZEAU Louis Pierre, né le  02/10/1891 à Château-Guibert (85) et décédé le 31/03/1915 Verneuil (02)
  • ROUSSEAU Henri Gustave, né le 27/07/1884 à St Jean d'Angély et décédé le 02/05/1915 Seddul Bahr - disparu sur la presqu'île de Gallipoli (Turquie) - date de décès fixé par jugement rendu le 14 juin 1922 par le tribunal civil de St Jean d'Angély
  • REMUZEAU François Armand Clément né le 26/09/1889 à Château-Guibert (85) et décédé le 07/06/1915 Hébuterne (62)
  • GAZEAU Pierre, né le 28/09/1886 à Varaize et décédé le 16/06/1915 entre Neuville St Vaast et Souchez  Côte 140 (62)
  • HURTAUD Anaïs Eugène Ferdinand, né le 06/03/1880 à Puyravault (85) et décédé le 01/07/1915 Sillery (51)
  • BERNARD Ernest Constant, né le 07/11/1895 à Marennes et décédé le 6/12/1915 Bordeaux (33)
  • HUBERT Étienne, né le 14/09/1889 à Varaize et décédé le 29/02/1916 Cernay-en-Dormois (51)
  • PAILLAUD François Louis "Eugène", né le 15/09/1872 à Varaize et décédé le 01/05/1916 La Rochelle (17)
  • ESCHER Jean "Louis", né le 23/12/1881 à Aumagne et décédé le 25/05/1916 Fleury devant Douaumont (55)
  • BOUILLON Frédéric, né le 11/05/1883 à Varaize et décédé le 28/08/1916 Fleury devant Douamont (55)
  • FOURCHAUD Alexandre Emile, né le  12/09/1886 à  Aytré et décédé le 03/09/1916 Fleury devant Douaumont (55)
  • CHARBONNIER Maurice Louis Joseph, né le 23/10/1896 à Varaize et décédé le 17/10/1916 Sailly-Saillisel (80)
  • MENARD Léon Eugène, né le 10/07/1891 à Fécamp (76) et décédé le 30/10/1916 Sailly-Saillisel (80)
  • THEADO Edgard Marcel, né le 31/01/1897 à Varaize et décédé le 05/11/1916 Angoulème (16)
  • NAUD (NEAU) Marcellin, né le 28/06/1883 à Varaize et décédé le 31/07/1917 Cerny-en-Laonnois (02)
  • GUÉRIN Émile Louis Maximin, né le 24/09/1893 à Thouarsais-Bouildroux (85) et décédé le 28/03/1918 Creil (60)
  • LAVAUD Ernest Auguste Clément, né le 23/06/1872 à Pouzauges (85) et décédé le 28/09/1918 Mailly-le-Camp (10)
  • RICHARD Pierre Auguste Jean, né le 21/02/1898 à St Jean d'Angély et décédé le 24/10/1918 à Herpy (08)

Dans cette liste, on retrouve :
  • 2 fois 2 frères (frères GAZEAU et REMUZEAU), 
  • 2 beaux-frères (HUBERT et MAZURE), 
  • 2 cousins (CHAUVINEAU et NEAU) 
  • et 2 hommes issus d'une famille recomposée (FOURCHAUD et MENARD).

rendez-vous donc dans quelques temps pour l'édition et la diffusion des biographies de ces hommes ...


vendredi 8 août 2014

Une longue vie endeuillée

Parmi mes collatéraux, je souhaite vous parler d'un d'entre eux : GIRARDEAU Saint Jean Louis, usuellement prénommé Jean.
Jean est l'oncle maternel de mon arrière grand père POUVREAU François (sosa 14)

Son premier prénom officiel ; Saint, ne lui a pas porté chance dans le domaine familiale comme vous allez pouvoir vous en rendre compte. Voici donc la chronologie de la vie de Jean :



Jean est né le 24 juin 1853 à Benet (85) (jour de la Saint Jean d'où son prénom !), il est le quatrième enfant de Jacques, sosa 58 (1824-1897), cultivateur et de REGNIER Louise, sosa 59 (1826-1864). Sa soeur aînée Françoise (1851-1902) est ma sosa 29.
Lorsque Jean naît ses père et mère sont âgés de 29 ans et 26 ans.
Après sa naissance, ses parents auront encore 4 enfants dont une petite fille morte en bas âge en 1862.

Jean n'a pas encore 11 ans quand sa mère meurt le 22 mars 1864.

En avril 1872, Jean assiste au mariage de sa soeur Françoise, âgée de 20 ans avec POUVREAU François, âgé de 31 ans.

En 1873, Jean mesure 1,65m, il est domestique à Benet et est dispensé de service car son frère aîné Jacques est décédé au service en Algérie en 1868 à 22 ans. Jean est alors mis en disponibilité du 11ème Escadron du train des Equipages Militaires, escadron basé à Nantes.


Marié le 12 octobre 1875 à Benet à l'âge de 22 ans, avec RIVET Marie, jeune fille de 21 ans.
Seulement 4 mois et demi après ce mariage, Marie meurt sans doute des suites d'une fausse couche le 25 février 1876 à Anzeau de Benet, à l'âge de 22 ans.

Le 17 avril 1877, Jean assiste à un double mariage, en effet son frère François âgé de 27 ans épouse JUBIEN Françoise, jeune fille de 18 ans et sa soeur Marie-Louise âgée de 21 ans épouse CHOLLET François âgé de 25 ans.


2 semaines plus tard, Jean épouse en seconde noces le 2 mai 1877 à Benet à l'âge de 23 ans, MORIN Françoise "Alexandrine", fille de 19 ans, de BRECHET Marie (1831-1909) (cette dernière épousera le père de Jean le 1er mai 1878).
Alexandrine déjà enceinte lors du mariage donnera naissance à une petite fille Marie Alphonsine Augustine Alexandrine, le 22 octobre 1877 qui meurt 8 mois plus tard le 14 juin 1878. 
Puis 4 autres enfants par la suite : 
Louis Alexandre Auguste Jean, né le 7 avril 1879  
Marie, née le 18 octobre 1881 (Décédée le 14 février 1958 à Coulon (79)  à l'âge de 76 ans)
Augustine Henriette Mélanie, née le 11 juillet 1883 et décédé à 15 mois le 7 octobre 1884
Marie Louise Zéphirine, jumelle d'Augustine, née le 11 juillet 1883 et décédée le 21 septembre 1883 à l'âge de 2 mois. 
Alexandrine ne survit pas à la naissance des jumelles, son accouchement a du être difficile, elle meurt le 5 août 1883 à l'âge de 26 ans.

Entre temps, le 10 mai 1881, Alphonse, le frère cadet de Jean, âgé de 23 ans avait épousé MORIN Marie Alexandrine Françoise, jeune fille de 18 ans qui n'est autre que la belle soeur de Jean, et la fille de la nouvelle épouse du père de Jean.

Quelques semaines plus tard, Jean a déclaré à la mairie de Benet le décès de son beau frère, POUVREAU François, décédé le 3 juin 1881 à l'âge de 41 ans.

La soeur de Jean, Françoise se remarie le 26 avril 1882 avec BRAUD François, célibataire de 36 ans.

De même, dans la première moitié des années 1880, Jean effectue 3 périodes d'exercices militaires au 11ème Escadron du Train d'Equipages Militaires à Nantes :
1. du 1er au 27 juin 1880
2. du 23 septembre au 20 octobre 1882
3. du 17 au 29 mai 1884


Après un an de veuvage, Jean se marie en troisièmes noces le 21 octobre 1884 à Benet à l'âge de 31 ans, avec COIFFE Marie Thérèse Agnès, jeune femme de 27 ans.
Un enfant est né de cette union : 
Edmond Emmanuel Jean, le 11 mars 1886 (Décédé le 6 décembre 1974 à St Rémy (79)  à l'âge de 88 ans

Jean déclare le décès de l'épouse de son frère François, JUBIEN Françoise le 26 juin 1888, âgée de 29 ans.

Marie, la 3ème épouse de Jean, meurt à l'âge de 31 ans le 17 janvier 1889. 
Jean a 35 ans et déjà veuf 3 fois !

Le 18 septembre 1889 à Coulon (79), Jean assiste au second mariage de son frère François avec ROBIER Madeleine Catherine, jeune veuve de 39 ans.


Le 30 septembre 1890 à Benet à l'âge de 37 ans, Jean épouse en quatrièmes noces DAGUE Angélina Noémie Eléonore, jeune fille de 22 ans.

Le 4 juin 1891, Jean déclare à la mairie le décès de son neveu POUVREAU Alexandre Octave, âgé de 16 ans.

Quelques jours plus tard, le 23 juin 1891, Jean est au mariage d'Alexandre, son petit frère, âgé de 28 ans avec MORIN Marie "Augustine" Hortense, âgée de 18 ans, belle soeur de Jean et d'Alphonse, et belle fille du père Jacques !

Jean et Angélina vont avoir plusieurs fils : 

1. Alfred Louis Henri, né le 6 octobre 1891 
2. Henri Louis, né le 25 octobre 1893
3. Narcisse Théophile, né le 5 juin 1896 

Le 5 octobre 1897, Jacques, le père de Jean, meurt à l'âge de 73 ans.

Le 10 octobre 1899 à Benet, Marie, la fille aînée de Jean, qui n'a pas encore 18 ans épouse POUVREAU Alexandre Albert Louis

Au début du nouveau siècle, Angélina donne naissance à 2 fils morts nés, le 1er septembre 1900 et le 26 novembre 1902. A cette date, Jean est âgé de 49 ans ...

Le 10 mai 1903, Jean déclare le décès de son neveu GIRARDEAU François Jules Ernest, fils de François, jeune appelé sous les drapeaux, malade il est venu chez ses parents en convalescence et y meurt à l'âge de 23 ans.

Jean est témoin au mariage de sa nièce, BRAUD Félicie Marie, âgée de 19 ans, le 4 juillet 1904 au Mazeau (85) avec COURAUD Alexandre Baptiste, jeune homme de 24 ans.

Le 17 octobre 1904 à Benet, le fils aîné de Jean, Louis Alexandre Auguste Jean, âgé de 25 ans, se marie avec GUILLEMOTEAU Alix

Le 14 juin 1905 à Benet, Jean est témoin au mariage de sa belle soeur, DAGUE Adelina Marie Madeleine, âgée de 24 ans, avec MAJOU Louis Henri Gustave Léopold, âgé de 20 ans (fils de feu Louis, sosa 26 et de LARIGNON Eléonore, sosa 27)

Le 18 juillet 1907, Fernand vient au monde (décédé en 1960 à Niort), il est le sixième fils de Jean et Angélina.

Après cette période heureuse, en 1908, le 29 mars, "bis répétita" chez son frère François, en effet le 2ème fils de ce dernier, Alphonse François Alcide, âgé de 22 ans, alors au service militaire tombe malade et revient en convalescence chez ses parents où il meurt ! François, le frère de Jean vient de perdre son dernier enfant ...

Le 15 mai 1909, BRECHET Marie, veuve MORIN et GIRARDEAU, la double belle mère de Jean, décède à l'âge de 77 ans.

Comme un don du ciel, le 22 août 1909, Angélina mets au monde à l'âge de 41 ans, un petit garçon, prénommé Georges (décédé en 1973 à Benet), et Jean quant à lui, a déjà un âge avancé pour être père : 56 ans ... Le petit Georges est le septième fils du couple et le treizième enfant de Jean !

Les années passent, Jean devient plusieurs fois grand père ...

Et 1914 arrive ... la guerre et la mobilisation générale !

Grand nombre d'hommes dans la famille de Jean partent au front durant cette terrible période et le malheur va s'abattre sur lui avec plusieurs "Morts pour la France" dont ses fils :
Alfred Louis Henri, soldat au 93e Régiment d'Infanterie, mort suites de blessures le 4 septembre 1914 au château de Beth à Oprit (Belgique) à l'âge de 22 ans
Henri Louis, soldat au 114e Régiment d'Infanterie, disparu au combat le 20 mai 1915 à Loos (62) à l'âge de 21 ans

Après ces deuils, Edmond Emmanuel Jean, le fils de Jean, alors âgé de 29 ans, se marie le 15 mars 1915 à St Rémy (79) avec MALVEAU Marie Célina, jeune fille de 25 ans. Quelques semaines plus tard, Edmond part pour le front, le 11 juin.

Puis de nouveau la mort touche Jean
Narcisse Théophile, soldat de 2e classe au 26e Bataillon de Chasseurs à Pied, meurt de suites de blessures le 6 octobre 1916 à l'hôpital général d'Amiens (80) à l'âge de 20 ans
Louis Alexandre Auguste Jean, soldat au 92e Régiment d’Infanterie, meurt en service commandé à 38 ans le 27 août 1917 à Urbès (68)

Puis vient enfin la fin de la guerre avec l'armistice le 11 novembre 1918, Jean a maintenant 65 ans et a subit un lourd tribut durant cette grande guerre : tout d'abord la peine d'avoir perdu 4 de ses 5 fils mobilisés mais aussi dans sa famille proche, 3 neveux : 2 fils de sa soeur Marie-Louise épouse CHOLLET et le fils de son frère Alphonse ...

Le grand âge arrive, et Jean va avoir la peine de perdre sa quatrième femme Angélina le 15 février 1936, elle a 68 ans et Jean quant à lui a 82 ans ...

Jean vit encore plus d'une année et décède le 7 novembre 1937 chez son fils Georges à Banzay de Benet à 84 ans, après avoir subit un trop grand nombre de deuils pour un seul homme ...

En effet voici en résumé tous les morts "hors normes" dans la vie de Jean :
4 épouses, 9 de ses 13 enfants dont 4 fils sur 9 "Morts pour la France"

voir la suite de ce billet : un visage sur une vie ...

Vous pouvez voir sur mon site plusieurs articles consacrés à cette période de la guerre 1914-1918 :
Les PONTOIZEAU "Morts pour la France" durant la Grande Guerre
Mobilisation Générale du 2 août 1914    
Mes collatéraux mobilisés lors la Grande Guerre    
ainsi que l'article plus large :  Mes collatéraux "Morts pour la France", de Napoléon à la Guerre d'Indochine 


lundi 12 mai 2014

Morts pour la France de Varaize


Depuis quelques semaines je prépare la biographie des Varaiziens Morts pour la France en 1914-1918 ...

Pourquoi cette commune de Varaize en Charente-Maritime ?

C'est ma commune d'enfance, où mes parents vivent et où je possède une résidence secondaire.

Pour la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, j'ai voulu participer à mon humble niveau et c'est tout naturellement que j'ai choisi Varaize.

Pour la biographie de ces hommes, je ne me contente pas de lister naissance, régiments et mort, je souhaite être le plus exhaustif possible en écrivant une biographie la plus complète possible de ces Varaiziens : entourage familial (parents et fratrie), différents lieux de vie depuis leur naissance, service militaire, profession, situation matrimoniale et enfants ... devenir de leur veuve cas échéant ...

Aujourd'hui, j'ai fais le plus gros du travail, il me reste les illustrations (à ma demande la mairie de Varaize indique ma démarche sur le bulletin municipal pour entrer en contact avec des descendants ou collatéraux, ces derniers pouvant m'apporter infos et/ou photos) et enfin la mise en page.

Voilà donc plus en détail mon projet de biographie des Morts pour la France de Varaize durant la première guerre mondiale ...