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lundi 20 septembre 2021

La maison

-  Image d'illustration - 

La maison est un lieu commun et pourtant c’est un lieu où l’on se sent en sécurité, à l’abri des difficultés extérieures.

La maison est un lieu de vie, de transmission et d’éducation.

La maison est un lieu affectif et possessif.

La maison est un lieu à la fois matériel et immatériel aux travers des souvenirs, souvenirs d’un instant ou d’une vie entière.

La maison familiale ou parentale, maison d’une génération à plusieurs générations successives, lieu d’enfance et de vieillesse.

La maison est un lieu évolutif et pourtant intemporel.

La maison est un endroit où l’on met tout notre affect. 

La maison est un lieu de partages et d’échanges.

La maison, ce lieu, cet endroit que l’on rêve tous d’acquérir, de construire, d’hériter, de transmettre.


Pourquoi ce texte aujourd’hui ?

Vous connaissez tous mon intérêt particulier pour les maisons ancestrales*. 

Et aujourd’hui, dans la longue lignée de mes ancêtres, je suis dans la situation de beaucoup de mes aïeux avant moi, je vais « reprendre » la maison parentale.

Cette maison, acquise peu après le mariage de mes parents, modifiée, agrandie, entretenue par ces derniers, deviendra mienne.

Ainsi, de par l’affect que j’entretiens pour le lieu, au-delà, de mes souvenirs et de ceux de mes parents, je vais, comme nombre de mes aïeux, devenir propriétaire de ma maison d’enfance.

Jamais, avant l’évènement à la genèse de cette décision, je n’avais imaginé qu’un jour cela adviendrait.


* J'ai déjà consacré de nombreux billets à ces dernières, et depuis peu un premier tome d'un livre :


mardi 27 janvier 2015

Bilan Généalogique 1987-2014

J'ai décidé de faire un bilan sur mon activité généalogique, ce bilan s'effectue après plus de 25 ans de recherches. 

Ce bilan va s'orienter sur deux axes :

Bilan quantitatif :

  • Ascendance :
    • A ce jour, j'ai retrouvé 4179 ascendants directs, avec les implexes (de nombreux ancêtres apparaissent plusieurs fois dans mon ascendance) j'arrive à 3487 ascendants connus, 1911 hommes et 1576 femmes. Sachant qu'à la 7ème génération j'ai une fille mère ce qui réduit mon nombre d'ancêtres retrouvés sur les générations suivantes, de ce fait, mon ascendance est complète sur 9 générations et qu'il me manque 37 ancêtres pour compléter la 10ème génération ...

Statistique issue de mon ascendance sur Généatique
  • Sur ce nombre (3487), on peut retirer les ancêtres "virtuels" (les pères créés lorsque je connais plusieurs frères ou soeurs sans avoir connaissance de leur filiation). Mes ancêtres "virtuels" sont au nombre de 288 (287 hommes et une femme) dont le dernier (ou le premier !) à la 19ème génération. 
  • On peut donc dire que je connais réellement : 3199 ascendants directs sur 18 générations soit 1624 hommes et 1575 femmes :
    • le sosa le plus grand n° 228494 : André ROY né vers 1500
    • l'ancêtre le plus ancien : Pierre COUAILLEAU né vers 1490
  • Etat-Civil : 
    • actes de mariage ou contrats de mariage : 750 (47,6% de 1575 couples),
      • le plus ancien, le 17 janvier 1582 mariage de Pierre PAPOT et Jacquette MADIER par contrat de mariage chez Me Quincarlet à St Maixent en Deux-Sèvres.
    • actes de baptême/naissance : 1010 (31,5% de 3199 ancêtres), 
      • le plus ancien datant du 7 septembre 1533 : baptême de Bertrand GARREAU à Challans en Vendée. 

    • actes de sépulture/décès : 1984 (62% de 3196 ancêtres),
      • le plus ancien datant du 3 février 1604 : sépulture de Louis PELISSONNEAU à Challans en Vendée.


Bilan qualitatif :

  • Depuis le début de mes recherches à la fin des années 1980, j'ai consulté un grand nombre d'archives avec diverses sources. Bien sur l'Etat Civil et les registres paroissiaux (dont j'ai parlé plus haut), les sources primaires du généalogiste, mais j'ai pu aussi consulter d'autres sources pour pouvoir retrouver mes ancêtres mais surtout mieux connaître leur vie au delà de leur Etat-Civil et celle de leurs proches.
    • Archives privées :
      • j'ai comme tout généalogiste commencé par consulter les papiers et documents en ma possession ou chez mes proches, comme les photos, les livrets de famille, livret militaire, faire-parts, actes notariés.

    • Les Recensements de Population et autres dénombrements de population :
      • j'ai retrouvé la trace de tous mes ancêtres vivant au 19e et 20e siècles sur les recensements. En Vendée, pour certaines communes j'ai pu consulter les listes des personnes de plus de 12 ans de l'an IV (1796).
En-tête du dénombrement de l'an IV
    • Les actes notariés :
      • Les minutes notariales regorgent de documents divers et variés concernant nos ancêtres, j'ai pu donc retrouvé la trace de mes ancêtres dans ces minutes du 16e au 20e siècle. La trace la plus ancienne date de 1529, celle de mon ancêtre le plus ancien déjà cité plus haut Pierre COUAILLEAU avec un contrat d'arrentement (contrat cité dans un acte plus récent). Voici une liste non exhaustive des divers documents que j'ai pu retrouvé concernant mes ancêtres :
        • des contrats de mariage
        • des actes d'achats et de ventes
        • des testaments
        • des partages
        • des inventaires après décès
        • ...
    • Service militaire :
      • Pour mes ancêtres masculins j'ai retrouvé leur trace sur les registres de conscription puis les registres matricules depuis l'an XI (1803) jusqu'à mon grand père maternel de la classe 1932. Vous pouvez consulter mon article et mon billet sur ce sujet. J'ai aussi étudié la période de la "Grande Guerre" pour mes AGP maternels. Pour la seconde guerre mondiale, mes grand'pères furent brièvement mobilisés ...

Mon grand père Fernand au service militaire en 1934

    • Successions :
      • J'ai consulté les déclarations de successions de tous mes ancêtres décédés au 19e siècle. Alliées aux actes notariés comme les partages et testaments, cela nous permets de mieux connaître le niveau de vie de nos ancêtres ainsi que certains liens familiaux.
Déclaration de la succession de mon ancêtre Louis CADET en 1820

    • Cadastre :
      • Le cadastre m'a permis de savoir au 19e et 20e siècle, en plus et en complément des actes notariés et successions, si mes ancêtres étaient propriétaires ou pas, et dans la positive, l'état et le lieu de leurs possessions.

Extrait du plan cadastral de la commune de Liez (85)

    • Rôle de la taille :
      • Il y a de nombreuses années dans les années 1990, j'ai consulté pour mes ancêtres deux-sévriens (que j'avais retrouvé à l'époque) les rôles de la taille du 17e et 18e siècles. Ces derniers m'ont permis de connaitre le niveau social de mes ancêtres dans la paroisse mais aussi de les situer géographiquement dans ladite paroisse. Autre information, la période du décès pour mes ancêtres protestants qui n'ont pas de déclaration de décès en ce 18e siècle malgré la révocation de l'Edit de Nantes ...
    • Délibérations municipales :
      • Sur la Vendée, les délibérations des conseils municipaux sont en ligne ce qui m'a permis de retrouver trace de mes aïeux dans leur quotidien avec diverses mentions dont les aides sociales qu'ils ont pu obtenir.
    • Autres sources :
      • Mon ascendance étant essentiellement vendéenne, mes ancêtres ont été très touchés par les guerres de Vendée. J'ai donc pu consulter diverses sources pour retrouver certains de mes ancêtres ayant participé de près ou de loin à ces événements historiques. Les archives de Vendée ont mis en ligne les archives concernant cette période et conservés aux archives de la Défense.
        • j'ai pu mieux connaître les parcours de Louis MARCHAIS "mon" brigand vendéen.
        • Jean MAJOU, guillotiné en janvier 1794 à Fontenay" le Peuple".
        • ou encore, Jean GUERINEAU, qui fut sergent dans l'armée royale de l'Ouest et sera pensionné à partir de 1816.
  • Depuis toutes ces années, au delà de toutes mes recherches concernant mon ascendance, j'ai :
    • étudié, bien sur, les collatéraux de mes ancêtres, enfants et conjoints, et pour certains d'un peu plus près comme mon oncle paternel Marcel PONTOIZEAU "Mort pour la France", ou Théophile EAST "l'oncle anglais". J'ai aussi voulu connaître tous les cousins germains de mes ancêtres proches, c'est à dire que j'ai retrouvé tous les cousins germains de mes arrières grand'parents, grand'parents et parents.

Signature de Théophile EAST en 1881

    • listé mes collatéraux ayant été mobilisés durant la "Grande Guerre" dès le mois d'août 1914 et après.

    • aussi commencé la généalogie de plusieurs de mes proches, ainsi que de certaines personnes avec qui je cousine (ou pas). Cela concerne une douzaine de généalogies dont celle du super-centenaire vendéen Jean TEILLET.
Jean TEILLET 


Pierre PONTOIZEAU Mort pour la France en 1918

    • étudié de plus près mon village d'enfance la Richardière de Varaize en Charente-Maritime : ses familles, ses maisons, son histoire, sa famille noble les GRIFFON de la RICHARDIERE.
Couverture des Biographies des Morts pour la France de Varaize


Voilà le bilan de ma passion au quotidien, la généalogie. 
Cette dernière qui partage ma vie depuis plus d'un quart de siècle !
J'espère que ce bilan vous a permis de mieux me connaître...

vendredi 20 juin 2014

R comme La Richardière

comme La Richardière


Pour le thème de la lettre R, j'ai choisi de vous parler de mon village d'enfance, La Richardière sur la commune de Varaize en Charente-Maritime. Ce village compte aujourd'hui une quarantaine d'habitants.



Ce village où mes parents, jeune couple avec une petite fille, s'installent en novembre 1962.

J'y ai passé toute mon enfance et adolescence. Jeune adulte, je suis parti et depuis 2004, j'y possède une petite maison que j'ai restaurée. Vous pouvez lire sur mon site l'historique de cette maison (lien) des années 1800 à aujourd'hui.


photo privée
un petit bout de mon jardin

J'ai écrit un petit historique du village (lien).
J'ai étudié généalogiquement ce village avec ses vieilles familles (lien), et familles plus récentes, les recensements de population (lien) ainsi que l'histoire des habitations via le cadastre, liste des habitations en 1827 (lien).
Le village possédait un logis noble et sa famille : les GRIFFON de la RICHARDIERE (lien).

Signature d'un membre de la famille : Jean-Baptiste (ca 1711+1766)



samedi 3 mai 2014

Georges HILLAIRET

Depuis mes débuts en généalogie (à la fin des années 1980), au delà de ma propre famille, je me suis aussi intéressé aux familles de mon village.
Ce village la Richardière, lieu-dit de la commune de Varaize en Charente Maritime, où mes parents se sont installés un an après leur mariage en novembre 1962 ...
Ces (ses) familles, toutes plus ou moins liées entre elles, j'en ai fait la liste des plus anciennes aux plus récentes ... vous pouvez retrouver ces familles sur mon site ...
Une des familles les plus anciennes du village, la famille HILLAIRET ...
Un membre de cette famille, "Georges" HILLAIRET, est "Mort pour la France" au Bois-le-Prêtre le 19 avril 1915 à l 'âge de 36 ans ...


Hyppolite "Georges" Victorin, est né en 1878 à Cherbonnières, commune voisine de Varaize, orphelin de père dès 1881, marié depuis 1907 avec Marie-Louise BERTON ... 
Il laisse 3 orphelins, 2 filles Suzanne âgée de 6 ans et Renée âgée de 5 ans, et 1 fils André âgé de 3 ans et demi (ce dernier est aussi "Mort pour la France" en juin 1940 !) ...
Georges, n'a jamais vécu à la Richardière car son père Eugène Hyppolite s'était installé dans sa belle famille (LECLAIR) à Cherbonnières, après son mariage en 1874.
Sa fille aînée Suzanne, héritière d'une partie du patrimoine paternel sur la Richardière, y vivra chez sa grand'tante Adèle ARSONNEAU veuve HILLAIRET avant de s'y mariée en 1929 avec un de ses cousins au 3e degré Adonis BERTIN ...