lundi 30 juin 2014

Z comme PontoiZeau

comme le Z de PontoiZeau


Il y a quelques temps en recherchant le contenu de mes thèmes pour ce challenge AZ 2014 je galérais un peu sur la dernière lettre de l'alphabet (voir mon billet du 17 mai dernier : ZZZZZ) et un "certain" Nicolas SOULARD, pour ne pas le nommer, me donna une idée superbe : parler tout simplement de mon Z c'est à dire celui de mon patronyme !!

Pour mon 26ème et dernier billet du challenge AZ 2014  je vais donc vous parler de l'évolution orthographique de mon patronyme.

Mon patronyme est vendéen, en effet avant le milieu du 19ème siècle, les PONTOIZEAU ne vivent que très majoritairement en Vendée.
Mon patronyme évolue dans le temps, le Z oscillant souvent avec un S.

La première mention de ce patronyme que je retrouve date du baptême de Guillaume le 17 avril 1531 en la paroisse de Challans, fils de Guillaume et de Marie BONAMY. Je n'ai malheureusement pas pu relier ce Guillaume avec mes ascendants directs. Le patronyme est alors écrit "PONTHOISEAU".


AD 85 en ligne
registre paroissial de Baptêmes de Challans 1530-1583 p3/262

Mon plus lointain ancêtre : Jean (sosa 1024 à la 11ème génération) né vers 1663, marié avec Michelle RABALLAN vers 1695, le couple vivait vraisemblablement sur la paroisse de Soullans ou du Perrier à cette époque, pour la première paroisse période lacunaire dans les registres et pour la seconde les registres ne nous sont parvenus qu'à partir de 1737 après l'obligation de les tenir en double exemplaire. 
Le premier acte les concernant est le baptême de leur dernier fils Pierre, le 21 août 1711 sur la paroisse de Challans. Pour ce premier acte le Z est présent. Quelques années plus tard, lorsque Jean décède le 26 avril 1743 en la paroisse de Soullans, son patronyme est écrit "PONTOYSEAU" ; pas de Z mais un Y !


AD 85 en ligne
Registre paroissial de Soullans 1737-1744 p103/125

La génération suivante, Christophe né vers 1698, décède quelques jours après son père au même lieu, le 10 mai 1743 et donc son patronyme est écrit de la même façon.

Ensuite, Louis, le fils de Christophe, né le 15 mars 1737 en cette même paroisse de Soullans est baptisé avec le patronyme écrit toujours de la même façon : "PONTOYSEAU". Quand le 23 août 1762, toujours à Soullans, Louis épouse Louise ROBION, jeune fille de 14 ans, son patronyme est maintenant orthographié "PONTOISEAU". Quelques mois plus tard, leur fils Louis vient au monde et fut baptisé le 19 février 1764 avec le même orthographe patronymique.

Quand Louis père meurt en la commune de Challans le 7 novembre 1794 le nom est toujours "PONTOISEAU". Son fils Louis décède quelques mois plus tard, le 14 mars 1795 à l'âge de 31 ans au même lieu avec le même orthographe.

Le changement d'orthographe va intervenir avec le nouveau siècle, en effet, Louis (le 3ème) est né le 10 octobre 1785 à Challans avec un patronyme écrit "PONTOISEAU" mais lors de son mariage le 15 octobre 1806 avec Marie Marie-Anne HUGUET, son nom est PONTOIZEAU : le Z est arrivé, et le patronyme restera dès lors orthographié comme cela.

Tous mes ancêtres suivant seront donc des PONTOIZEAU ... jusqu'à moi !

Pour information, j'ai une base PONTOIZEAU sur Généanet et j'ai aussi un article sur mon site sur les PONTOIZEAU "Morts pour la France" en 1914-1918 ...


samedi 28 juin 2014

Y comme YOLE

comme Yole

Dans le Marais poitevin et le Marais breton (les 2 marais de mes ancêtres, l'un côté maternel et l'autre côté paternel) en Vendée, une yole (batai ou piate en patois) est une petite embarcation propulsée à la pagaie (la pelle en patois) ou à la perche (la pigouille en patois) servant à se déplacer dans les canaux et étiers.

C'était le moyen de locomotion privilégié dans les marais, mes ancêtres savaient donc magner "le batai et la pigouille" !! Près de chaque habitation il y avait un petit "port" ...

On faisait tout avec une yole : les baptêmes, les enterrements, les mariages mais aussi au quotidien pour aller au marché, à la messe ou voir la famille ...


Famille maraîchine rentrant de la messe


Beaucoup de professionnels l'empruntaient : le boucher, le boulanger, le laitier ...


Carte postale montrant l'embarcation des bidons de lait à Damvix dans le marais poitevin
Même pour mener les vaches dans les champs ou aller chercher le bois coupé ...

Vieux maraîchin rentrant ses fagots de bois

Léopold ROBERT (1878+1956) médecin et écrivain natif du marais breton, pris comme surnom la yole est devint Jean YOLE.




Tombée en désuétude à partir des années 1950-1960, la yole, aujourd'hui ne sert quasiment que pour le tourisme !


vendredi 27 juin 2014

X comme Xanton

comme Xanton

Xanton est une ancienne paroisse, aujourd'hui commune vendéenne de Xanton-Chassenon après sa fusion avec Chassenon en 1828.

Le premier registre paroissial conservé jusqu'à nous date de 1672.

Le premier acte concernant mes ancêtres est la naissance le 22 mai 1673 de Jacques fils de Jacques GASCHIGNARD et de Marie MESTAIER, mes sosas 3266 et 3267.


Carte de Cassini
Hormis la famille GASCHIGNARD, j'ai sur Xanton plusieurs autres familles :

  • BOUHEREAU 
  • BOURILLON 
  • BOUTEILLER
  • CADET
  • LARIGNON - ARGNON
  • MITTARD
  • PASQUET
Mon dernier ancêtre né à Xanton est Etienne LARIGNON le 27 mars 1741.
Les derniers couples y ayant vécus sont :
  • Michel LARIGNON et Françoise CHOISI (sosas 864 & 865) ainsi que les parents de Michel, Etienne et Louise BOURILLON (sosas 1728 & 1729), quittent Xanton pour la paroisse voisine de Nieul sur l'Autise vers 1745.
  • Marie BOBINEAU veuve de Jean BOUTEILLER (décédé en 1746 à Xanton) y meurt en 1753 (sosas 1635 & 1634).
  • Jacques MITTARD veuf de Marie BOUTEILLER (décédée en 1746 à Xanton, fille des précédents) y vit encore en 1754 (sosas 816 & 817).
  • Jacques CADET et Mathurine SAGOT (dont la mère Mathurine POUPONNOT est décédée en 1748 à Xanton) partent vers 1760 pour la paroisse d'Oulmes à quelques lieues de là (sosas 872 & 873).

Côté statistique :

  • 9 ancêtres sont nés à Xanton (dont une vers 1651 avant les registres paroissiaux conservés : Jeanne BOUHEREAU sosa 3487)
  • 8 y sont décédés entre 1684 et 1753
  • 3 couples s'y sont mariés entre 1700 et 1735
  • 1 ancêtre s'y remarie en 1674 : Perrine PATARIN, jeune veuve de 20 ans de la paroisse voisine de Denant, épouse en secondes noces Louis ROBIN.
Voilà ce que je peux dire du rapport entre Xanton et mes aïeux ...

W comme WWW

comme WWW

Avec ce thème je vais vous parlez succinctement comment grâce à mes publications sur internet (site, arbre sur Généanet ...) certaines personnes sont entrés en contact avec moi.



Tout d'abord, quand il y a 2 ans, j'ai écrit un article sur mon site concernant Jean TEILLET, un supercentenaire natif de Vendée, au vue de mes recherches je le pensais sans descendants ... quelques mois après ma publication, Oh surprise, via facebook une personne (Mme Sylvie BENICHOU) me contact en me signifiant qu'elle était la petite fille de Jean TEILLET !!
De là, elle m'apprends qu'il avait eut 5 enfants ... il y a peu les petits enfants m'ont fait parvenir un dossier de presse concernant leur grand père supercentenaire qui va me permettre de mettre à jour et de compléter mon article sur le vie de ce personnage hors du commun.

Plus récemment, j'ai eu la surprise de recevoir un mail d'une personne me donnant des informations sur mon arrière arrière grand oncle Auguste Théodore CAQUINEAU, pour lequel je sais depuis peu qu'il a finit sa vie à Marseille (vendéen de naissance, mais travaillant dans la marine a vécu au Havre puis sur Marseille) ... cette personne l'arrière petit fils d'Auguste avait vu mon arbre sur généanet !

Voila comment grâce au "WEB" et mes publications diverses et variées je suis entré en contact avec des personnes qu'il aurait été plus difficile de rencontrer !

V comme Vendée

comme Vendée

Pour ce thème je ne pouvais pas passer à côté de la Vendée. 
Berceau de mes ancêtres à plus de 90%, la Vendée est ancrée dans mes gênes, même si je ne suis pas natif de Vendée je me sent vendéen.

cœur vendéen primitif

Mes grands parents paternels quittent leur Vendée natale en 1927, et mes grands parents maternels en 1945.
La dernière de mes ascendants a avoir vécu en Vendée est mon arrière grand mère Alexandrine MARTIN veuve POUVREAU décédée en août 1974 à St Sigismond, alors que j'étais déjà en train de "pousser" dans le ventre de ma mère !

Photo privée
Alexandrine chez elle en 1972

La Vendée a connu une période noire avec la guerre de Vendée de 1793 à 1796 ... durant cette période de nombreux ancêtres furent pris dans le feu de l'action et parmi eux je peux citer :
  • Louis MARCHAIS (sosa 90 à la 7ème génération)  fusillé en août 1794 sur l'île de Noirmoutier : "mon" brigand vendéen
  • Jean MAJOU, (sosa 416 à la 9ème génération) guillotiné le 17 janvier 1794 à Fontenay le "peuple" (nom révolutionnaire de Fontenay le Comte)
  • ou encore Jean GUERINEAU (sosa 76 à la 7ème génération) qui fut sergent dans l'armée du marais et qui fut "blessé par coup de feu à la partie postérieure et majeure de la jambe gauche, coup de feu qui a brisé le 4e doigt du pied gauche, estropié"


Voilà en quelques lignes "ma" Vendée !


mardi 24 juin 2014

U comme Union

comme Union

pour ce thème je vais vous parler des unions "particulières" de mes ancêtres.

Qu'attends-je par "particulières" ?

Se sont toutes les unions qui sortent de l'ordinaire : 

  • différence d'âge importante entre les époux, 
  • remariage "rapide" après un veuvage, 
  • nombre de mariages important (plus de 3)

J'ai sur mon site (ici) une page de "record" concernant mes ancêtres, les unions en font partie !

source AD 85 registre paroissial de Notre-dame de Riez 1753-1769 p136/158
extrait de l'acte du 5ème mariage de BERTHOME Louis (voir plus bas)

je vais reprendre par item et donner quelques exemples :
  1. différence d'âge importante entre les époux :
    • BERNARD André (1675-1738) et sa seconde épouse, DANIAU Marie (1698-1764) avaient 22 ans et 4 mois d'écart.
    • BURGAUD Pierre (1799-1873) et DELAVAUD Rose (1821-1887) avaient quant à eux 22 ans et 2 mois d'écart.
    • le record est pour THIBODEAU Elisabeth et son premier époux, CHARIER Jean, ils avaient en effet plus de 49 ans de différence d'âge, Elisabeth 21 ans se marie avec Jean, veuf 2 fois âgé de 70 ans !
  2. remariage "rapide" après un veuvage :
    • pour les hommes : 2 ancêtres avec, à 1 jour près, le même temps entre le décès de l'épouse et le remariage :
      • BELION François (ca 1648-1722) veuf de CASSE Suzanne le 7 mars 1678, se remarie 1 mois et 13 jours plus tard, le 20 avril avec FAUGERET Marie (1647-1723).
      • SOULICE Pierre (1683-1747) veuf en secondes noces de BOBIN Catherine le 10 janvier 1727, se remarie 1 mois et 14 jours après, le 24 février avec AUDURIER Marie.
    • pour les femmes, même cas de figure à 4 jours près :
      • MILLAUD Michelle (ca 1645-1705), veuve de NEAU Jacques le 19 avril 1689, se remarie avec le beau père de sa fille, SIMON Jacques le 11 août.
      • SAUVAGET Marie (ca 1650) veuve de THOMAS Louis le 3 mars 1688, épouse en secondes noces TRICHEREAU Etienne le 1er juillet ...
  3. nombre de mariages important :
    • un seul exemple par sexe :
      • BERTHOME Louis (1712-1780) mariés 5 fois dont 3 fois entre 1748 et 1751 !
      • MESNARD Marie (ca 1640-1684) mariés 3 fois avant 30 ans !
Voilà en quelques exemples "mes" unions "particulières" ...

T comme Tombe

comme Tombe

Lorsque l'on est généalogiste, une tombe n'est pas juste un lieu de sépulture où repose un mort, non, pour nous, les généalogistes, c'est aussi un lieu de commémoration d'une mémoire ancestrale, une source éventuelle d'information pour la génération récente devant une tombe ancienne ...

Photo privée
Famille LARIGNON cimetière de Liez (85)


Certains de nos aïeux voient leur tombe perdurer pendant de nombreuses décennies, au delà du temps de la mémoire ... d'autres, en état d'indigence, n'ont qu'une tombe temporaire pour quelques années !

Retrouver la tombe d'un ancêtre, quelle émotion !!

photo privée
plaque sur la tombe du couple MARTIN-JOURNOLLEAU cimetière de St Sigismond (85)

Surtout dans les petites communes, où l'on peut retrouver plusieurs générations inhumées côte à côte ...