mardi 18 septembre 2018

Archives Départementales de Vendée, cas concret de recherches au XIXème siècle : le cadastre

Pour le troisième chapitre du cas concret de recherches au XIXème siècle sur les Archives Départementales de Vendée en ligne, j'ai choisi de vous présenter le Cadastre.



Je vous invite, avant de continuer, à lire un billet que j'ai écrit sur les joies du voyage virtuel sur les terres ancestrales grâce au cadastre.

Sur le site des archives, tous les documents relatifs au cadastre ne sont pas en ligne, il faudra compléter vos recherches en salle de lecture avec les matrices cadastrales.

Présentation faite sur le site des archives de Vendée

« Établi à l'origine en 1807, sous l'impulsion de Napoléon (d'où son nom de cadastre Napoléonien), pour  permettre une répartition équitable de l'impôt foncier, le cadastre reste très  utile aujourd'hui pour la recherche historique. C'est en effet un véritable  état civil de la propriété foncière. Pour chaque commune, deux types de  documents sont dressés : les plans et les registres. On consulte notamment  les plans pour localiser une maison, et les registres pour retrouver le nom d'un  propriétaire et son patrimoine foncier.

C'est la collection des plans  napoléoniens qui est présentée sur ce site et qui constitue, il faut le  souligner, la première représentation foncière générale du département. Cette  collection de 6200 plans est la plus complète possible ; elle est  constituée de celle des Archives départementales  versée par les Services Fiscaux de l'Etat et complétée, en cas de lacune, par des  exemplaires communaux.

Deux  ensembles de plans sont à distinguer. Le premier jeu, appelé  « cadastre primitif », est établi entre 1811 et 1821 pour six cantons :  Bourbon-Vendée (aujourd'hui La  Roche-sur-Yon), Fontenay-le-Comte, Saint-Hilaire-des-Loges, Montaigu,  Moutiers-les-Mauxfaits et Luçon. Puis en 1821, les opérations cadastrales  commencent dans toutes les communes du département, y compris celles déjà  traitées (à l'exception du canton de Montaigu) car les plans sont jugés  déficients, et s'achèvent dans les années 1840. Le résultat de ces opérations  constitue le deuxième jeu de plans. »

Voici le détail et la présentation des divers documents du cadastre disponible en ligne sur la Vendée :

Les plans
  • Tableau d’assemblage : une vue d’ensemble de la commune avec les différentes sections (du 1/10 000 au 1/20 000) :
    • Le tableau d'assemblage représente la commune entière avec les limites des différentes sections et indication de la lettre (A, B, C…) et du nom qui les désigne : par exemple la section A1 du bourg. 
  • Feuilles de Sections : un découpage de la commune (généralement à l'échelle 1/1 000 à 1/2 500)
    • Le plan de chaque section se compose d'une ou plusieurs feuilles (A1, A2, B1…), où figure le périmètre de toutes les parcelles et leur numérotation. Chaque bien est désigné par sa lettre de section et son numéro de parcelle.
Les tableaux indicatifs de sections ou Etats de sections
  • Un tableau indicatif est rédigé pour chaque section.
  • Le tableau donne pour chaque section la liste des parcelles classées dans l'ordre de leur numérotation, et indiquent :
    • le nom du propriétaire,
    • le lieu-dit ou nom de la parcelle, 
    • la nature de la parcelle, 
    • la contenance, 
    • la classe et le revenu.
Liste alphabétique des propriétaires
  • la table alphabétique des propriétaires :
    • liste des noms des propriétaires présentant les numéros des parcelles qu’ils possèdent dans les différentes sections.
Les augmentations et diminutions
  • le tableau des augmentations et diminutions, c'est-à-dire un tableau annuel des modifications apportées aux parcelles :
    • Augmentations : construction et agrandissement des maisons. C'est donc avec ce document que l'on peut dater la construction d'une maison si elle a été bâtie après la confection du cadastre.
    • Diminutions : démolition de maisons, transformation de maisons en bâtiments agricoles, incorporation de parcelles à la voie publique.
Il existe aussi des relevés par nature de parcelle non bâties. Ces relevés n'ont, à mon envie, aucun intérêt particulier dans le domaine pur de la généalogie. Ils sont utiles dans des domaines statistiques.

De part l’échelonnement dans le temps de la confection du cadastre, il faut bien cibler vos ancêtres qui pouvaient être propriétaire à la date de confection du cadastre de la commune dans laquelle vous faites vos recherches.

Je rappelle ici que pour ce cas concret, j'ai choisi la famille de MAJOU Jacques (1798-1862) et de son épouse HILLEAU Jeanne dite Marie-Rose (1801-1883), du village de la Forêt de la Réorthe, mes ancêtres à la 7ème génération, numérotés 104 et 105 selon la méthode Sosa-Stradonitz.

Tous les actes de l'Etat Civil de la famille étant quasiment retrouvés, comme vous pouvez le voir sur les arbres ci dessous, et après avoir consulté les recensements de population de la commune de la Réorthe, et les déclarations de successions des principaux membres de la famille, nous allons maintenant rechercher l'emplacement et la nature des diverses parcelles possédées par la famille MAJOU-HILLEAU, sachant que lors de la confection du cadastre sur la commune de la Réorthe, en 1828, ce sont les parents de Marie-Rose qui étaient propriétaires, plus exactement son père, HILLEAU Pierre, comme nous avons pu le voir avec les déclarations de succession dans la chapitre précédent.


famille de Jacques

famille de Marie-Rose épouse de Jacques

Sur la page d'accueil du site des archives : http://www.archives.vendee.fr/



On clique sur l'onglet Consulter, 
le menu se déroule et nous cliquons sur archives numérisées.


De là, nous allons sur les fonds iconographiques et le 1er item : cadastre napoléonien.

Nous sommes maintenant sur la présentation faite par les archives que j'ai partiellement dupliquée plus haut.

Il suffit maintenant d'aller sur l'onglet : choisir une commune et de taper la première lettre de la commune de notre choix, faire défiler avant de la sélectionner.

Nous sommes maintenant sur la fiche de présentation de la commune de la Réorthe.
Pour consulter les documents relatifs au cadastre, nous cliquons sur consulter les plans de cette commune.


Là, nous découvrons le détail des documents consultables en ligne.
Comme je l'ai dit plus haut, le cadastre de la commune de la Réorthe a été confectionné en 1828.
La commune a 11 sections différentes :

  • 2 sections dite de Féole : A1 et A2
  • 2 sections dite de Libaud : B1 et B2
  • 3 sections dite de Menfray : C1, C2 et C3
  • 2 sections dite du bourg : D1 et D2
  • 1 section dite de la Forêt : E
  • 1 section dite de l'Aubraie : F
Il existe aussi un développement de la section A1.
Lorsque l'on connait le numéro de la parcelle dans la section, on peut connaître rapidement de quelle section il s'agit grâce à la colonne Parcelles qui indique les parcelles contenues dans ladite section.

Pour retrouver la liste des propriétaires, on doit aller directement sur la vue 283 comme indiqué dans la colonne Notes.


De là, on fait défiler les pages jusqu'à retrouver HILLEAU ou ILLEAU Pierre :


Ici, j'ai réalisé un montage pour avoir l'intitulé des colonnes.
On y apprend donc que Pierre était propriétaire de 16 parcelles sur la commune, 15 dans la section E et 1 dans la section F. Sachant, comme on l'a vu plus haut, que la section E est dite de la Forêt, tout cela semble être cohérent. Ensuite on y voit la contenance totale des parcelles et le revenu imposable desdites parcelles. Les deux dernières colonnes sont : articles de la matrice générale et loyers d'habitation.
Le numéro 40 apparaît dans l'avant dernière colonne, je ne sais malheureusement pas à quoi cela correspond sachant que tous les propriétaires n'ont pas de numéro ...
Dans la dernière colonne (même si l'inscription se trouve dans la pliure du registre) on y voit un 5, ce qui laisse a supposer que Pierre loue une de ses parcelles (d'habitation) et perçoit un loyer de 5 francs.

Avec cette liste de parcelles, il faut maintenant consulter les états de sections E et F pour connaitre la nature des parcelles. Ensuite on consultera les plans desdites sections pour localiser ces parcelles.

Comme nous l'avons fait pour la liste des propriétaires, en regardant sur l'analyse de la côte, on sait que l'état de la section E commence à la vue 132.


De page en page, on cherche les parcelles de Pierre, la première étant la 247 :


La parcelle E247 est donc une vigne de 4 ares 10 centiares, située dans une zone nommée le fief du Genet et que son revenu est de 33 centimes. La parcelle est en classe 2, ce classement sert pour les relevés par nature de parcelle non bâties dont j'ai parlé plus haut.

On continue de tourner les pages pour retrouver l'ensemble des parcelles de Pierre (ici j'en passe quelques unes pour aller directement vers les parcelles bâties).

Nous voilà aux parcelles E631, E634, E636 et E637 :


En détail :
E631 est un verger de 2 ares d'un revenu de 52 centimes.
E634 est un autre verger de 2 ares 20 centiares d'un revenu de 57 centimes.
E636 est une parcelle partiellement bâtie d'une contenance totale de 2 ares, comprenant une maison avec 2 ouvertures, bâtiment et cour. Le revenu imposable est de 4 francs pour la maison et 48 centimes pour le terrain.
De même, E637, est une parcelle partiellement bâtie d'une contenance de 40 centiares, comprenant maison avec 2 ouvertures, bâtiment et cour. Le revenue imposable est de 3 francs pour la maison et de 10 centimes pour le terrain.
Ces 3 parcelles se situent dans le village de la Forêt comme le montre le trait continu (sous entendu idem) de la 3ème colonne.

Après avoir relevé toutes les parcelles de Pierre, nous aurons une meilleure connaissance de son patrimoine, de sa maison et de la nature diverse de ses terres.

Pour information voici les autres parcelles, avec seulement leur nature, appellation et contenance :
- E422 un verger à la Luzerne pour 20 ares
- E576 une vigne au fief de la noue des gas pour 9 ares
- E588 une vigne au fief de la noue des gas pour 15 ares
- E734 un verger à la Forêt pour 2.80 ares
- E773 une terre à la Vergnais pour 6.30 ares
- E803 une terre aux Fruchets pour 9 ares
- E809 une terre aux Fruchets pour 21.50 ares
- E811 une terre aux Fruchets pour 2.60 ares
- E812 une terre aux Fruchets pour 50 ares
- E821 une terre aux Fruchets pour 18 ares
- F368 un pré à Loie Blanche pour 4 ares

A présent, nous pouvons consulter les plans de la section E et F pour localiser ces parcelles.
Et là, attention, il faut avoir de très bons yeux !!

Voici la section E :



L'analyse du cartouche permet de connaître l'échelle, le nom du géomètre et l'année de confection.


Les maisons, bâtiments et autres bâtis sont en rose sur les parcelles. Les ruines peuvent apparaître en jaune et les bâtiments publics (église par exemple) en bleus.
Certaines parties sont développées sur le même plan, ici par exemple la zone en rose à gauche nommée A est détaillée en bas à droite.
CONSEIL : faire très attention à l'orientation du plan : le nord n'est pas forcément en haut du document, ici on s'aperçoit que le nord se trouve à gauche légèrement vers le bas !
Une ligne du nord au sud est tracé sur l'ensemble de la section.


Il faudra donc réorienter les parcelles si vous voulez les retrouver sur un plan actuel (grâce à Géoportail par exemple) !

Voici un zoom sur les parcelles de Pierre sur le village de la Forêt délimitées en rouge (j'ai réorienté avec le nord vers le haut et le sud vers le bas) :



Dans cette dernière partie du cas concret consacré au cadastre, nous allons consulter les augmentations et diminutions des parcelles bâties pour voir si des modifications ont eu lieu sur les parcelles de Pierre jusqu'en 1914.
En effet, ces augmentations/diminutions concernent la période 1830 à 1914.
Nous savons par ailleurs, que sa fille Marie-Rose, qui sera propriétaire à la suite de ses parents est décédée en 1883.

La consultation est simple, il suffit de rechercher la parcelle ou les parcelles, année après année :


Le document se consulte assez rapidement et dans ce cas concret aucune modification apparente n'est notifiée.

Le dernier des documents du cadastre, les matrices cadastrales, n'étant pas accessibles en ligne, comme je l'ai mentionné plus haut, il vous faudra vous rendre aux archives pour compléter et boucler vos recherches sur le cadastre, chose faite pour ma part ...

Pour terminer et pour le plaisir, je vous montre, via une vue aérienne extraite de Google Maps, ce que l'on peut retrouver aujourd'hui à la Forêt sur ce secteur des parcelles :


Comme vous pouvez le voir de nombreuses constructions, dont les maisons et bâtiments de la famille ont aujourd'hui disparus. Il m'a fallu un certain temps pour appréhender l'espace actuel !

Et si comme moi, après avoir voyagé sur les terres ancestrales virtuellement via le cadastre, vous viens l'envie de découvrir sur le terrain lors de pérégrinations généalogiques ces dites terres, vous pourrez fouler les sols que vos aïeux ont jadis foulés .... comme j'ai pu le faire à la Forêt ...


Nous sommes arrivés à la fin de ce cas concret de recherches sur le cadastre.

En espérant que ce cas concret, au fil des chapitres, vous vient en aide, vous généalogistes vendéens, mais aussi aux autres bien sur !

Dans le prochain chapitre, je vous retrouverais pour suivre la famille MAJOU-HILLEAU de nouveau dans l'administration de l'enregistrement, avec les tables des vendeurs et des acquéreurs, pour approfondir nos connaissances sur les parcelles que nous venons de découvrir.

chapitre précédent : les déclarations de succession
chapitre suivant : les tables des vendeurs et acquéreurs


vendredi 7 septembre 2018

Archives Départementales de Vendée, cas concret de recherches au XIXème siècle : les déclarations de succession

Pour le second chapitre du cas concret de recherches au XIXème siècle sur les Archives Départementales de Vendée en ligne, j'ai choisi de vous présenter les tables et registres de déclarations de successions


Ces documents sont des sources inestimables pour l’histoire familiale et des biens familiaux.
Je vous invite, avant de continuer, à lire un billet que j'ai écris l'année dernière qui vous donnera un avant gout du sujet : A comme Administration de l'Enregistrement.

Sur le site des archives, les tables et registres de déclarations de successions sont en ligne jusqu'à la fin du XIXème siècle environ, selon les bureaux. 
En salle de lecture, ils sont disponibles jusqu'au milieu des années 1940 environ.

Voici en préambule, une présentation desdits documents :

A partir de 1791, les bureaux de l’Enregistrement recensent tous les décès qui ont lieu dans le département. Ainsi chaque bureau, dont la circonscription sera généralement le canton, dresse des séries de tables de décès et de successions acquittées remplacées en 1825 par des tables de déclarations de successions.

Ces tables servent à porter l’extrait des actes de décès et des jugements de déclarations d’absence, ainsi qu’à faire mention : des appositions et levées de scellées, des tutelles et curatelles, des inventaires, des ventes de meubles après décès, du payement des droits de succession, dons ou legs.

Elles sont destinées à former un rôle-matrice des décès et absences.
Les receveurs des bureaux constituent ces tables avec les déclarations des décès faites par les maires. Elles sont alphabétiques, puis chronologiques pour chaque entrée alphabétique.
Chaque décès ou absence après y avoir été consigné, devra être relevé immédiatement dans le sommier douteux, dont le numéro sera indiqué dans la colonne réservée à cet effet (jusqu'en 1865).
A défaut de déclaration dans le délai prescrit, les successions présentant un actif seront seules relevées sur le sommier des découvertes et droits certains dont le numéro sera indiqué dans la colonne réservée à cet effet (à partir de 1865).
Quant aux autres successions, les receveurs réclameront aux maires, dans le plus bref délai, des certificats faisant connaître si le défunt a laissé des biens meubles et immeubles ; lorsque que ces certificats seront négatifs, ils se borneront, après en avoir contrôlé l’exactitude au vu du Répertoire Général et des autres documents du bureau, à faire mention de leur date sur la table, dans la colonne à ce destinée.
Tous les décès arrivés dans l’arrondissement du bureau et toutes les déclarations d’absence qui y auront été enregistrées, devront être relevés sur la présente table, alors même que les individus décédés ou absents auraient eu leur domicile ou que les biens par eux délaissés seraient situés dans l’arrondissement d’un autre bureau ; la date du renvoi de l’article devra être mentionnée dans la colonne d’observations.
Les receveurs doivent se concerter avec les maires pour obtenir, s’il est possible, de ces magistrats municipaux, que l’obligation de souscrire dans le délai prescrit la déclaration des valeurs héréditaires soit rappelée verbalement aux héritiers, au moment de la rédaction des actes de décès.

Le cas échéant, la date à laquelle la succession a été enregistrée dans les registres de déclarations de mutations par décès ou absences sera indiquée dans la colonne destinée.

Ces registres servent à enregistrer, jour par jour, les déclarations qui sont faites par les héritiers, légataires, donataires éventuels, et par les survivants des époux, pour les biens dont ils recueilleront la propriété ou l’usufruit, en exécution des lois sur les successions, ou en vertu de testaments, codicilles et donations éventuelles.

L’enregistrement se fait au lieu du décès, même si les biens appartenant au défunt ne sont pas situés dans la même circonscription (des renvois sont prévus dans chaque registre). Les circonscriptions de chaque bureau ayant évolué au cours du temps, il convient de se référer à la liste des communes.

Je rappelle ici que pour ce cas concret, j'ai choisi la famille de MAJOU Jacques (1798-1862) et de son épouse HILLEAU Jeanne dite Marie-Rose (1801-1883), du village de la Forêt de la Réorthe, mes ancêtres à la 7ème génération, numérotés 104 et 105 selon la méthode Sosa-Stradonitz.

Tous les actes de l'Etat Civil de la famille étant quasiment retrouvés, comme vous pouvez le voir sur les arbres ci dessous, et après avoir consulté les recensements de population de la commune de la Réorthe, nous allons maintenant rechercher les déclarations de successions des principaux membres de la famille.

famille de Jacques

famille de Marie-Rose épouse de Jacques

Sur la page d'accueil du site des archives : http://www.archives.vendee.fr/



On clique sur l'onglet Consulter, 
le menu se déroule et nous cliquons sur archives numérisées.


De là, nous allons sur le 3ème item : successions.

Nous sommes maintenant sur la présentation faite par les archives, à ce niveau là de la recherche, si vous ne savez pas de quel bureau de l'Enregistrement dépend la commune sur laquelle vous faites vos recherches, il vous suffit de cliquer sur liste des communes, ainsi vous retrouverez la concordance entre la commune et le bureau de l'Enregistrement dont elle dépend.


Dans le cas concret, la commune de la Réorthe dépend du  bureau de l'Enregistrement de Sainte-Hermine, par ailleurs chef lieu du canton.

La recherche sur la table des successions sera plus aisée de part le fait que les dates de décès des protagonistes sont connues. Dans le cas contraire, en ayant une vague idée du lieu et de la date de décès, il faudra peut-être consulter plusieurs tables avant d'arriver à trouver l'information.

Revenons-en donc à la famille MAJOU-HILLEAU, nous allons rechercher sur les tables des successions, mes aïeux suivants, tous décédés à la Forêt de la Réorthe :
MAJOU Jacques, décédé le 4 mars 1862,
HILLEAU Marie-Rose, décédée le 13 février 1883,
et les parents de cette dernière :
HILLEAU Pierre, décédé le 28 septembre 1836,
DURAND Marie, décédée le 20 septembre 1837.

Nous allons faire cette recherche de façon chronologique, donc du plus récent au plus ancien.
Je clique donc sur le bureau de Sainte-Hermine et je choisi la table correspondante à la date du 13 février 1883 :



Comme vous pouvez le voir, une table peut contenir plusieurs années, et sachant qu'une déclaration peut être faite plusieurs mois après le décès (normalement 6 mois maximum), si le décès eu lieu en fin d'année, il faudra consulter la table de l'année suivante si, comme ici, on tombe sur une fin de table.

Une fois sur la table, je fais défiler les pages jusqu'à la lettre H. Ensuite ligne par ligne, jusqu'à retrouver la ligne correspondante à Marie-Rose.
Faites bien attention aussi à l'orthographe du nom qui peut varier, ici HILLEAU, peut être inscrit ILLEAU ou encore ISLEAU ...

Je retrouve Marie-Rose sur la ligne 42 (ici j'ai fais un montage pour pouvoir lire les intitulés des colonnes) avec son Etat-civil :


Je constate que suite au décès de Marie-Rose aucune déclaration de succession n'a été faite et que le maire de sa commune a établi un "certificat d'indigence" en date du 21 9bre 1883.


Cela sous entend donc que Marie-Rose alors veuve n'avait plus aucun biens meubles et immeubles à son actif. C'est très souvent le cas des personnes âgées qui ayant anticipé leur succession avaient fait une donation-partage de leur vivant.

Nous réitérons maintenant la recherche avec MAJOU Jacques, décédé le 4 mars 1862.
Sur la table de 1859 à 1870, je retrouve Jacques à la ligne 85 de la lettre M :


En résumé, nous apprenons donc qu'une déclaration de succession, numérotée 183, a été faite le 1er septembre 1862 et que cette déclaration porte sur une succession d'un montant mobilier de 58 francs 25 centimes. En outre, on apprend aussi qu'une déclaration a été faite sur le bureau voisin de Chantonnay.
Avant de poursuivre, je consulte donc la table du bureau de Chantonnay pour y retrouver Jacques :


Là, une fois retrouvé, j'apprend qu'en fait, un certificat du maire de Bournezeau, commune où l'on a déclaré que Jacques était né (ce qui est faux), a été établi le 18 septembre 1862. Dans ce certificat, le maire déclare Jacques comme étant inconnu dans ladite commune !

Retournons maintenant sur le bureau de Sainte-Hermine pour consulter la déclaration de succession de Jacques, avant de rechercher sur la table celles de ses beaux parents.

Une fois sur le bureau de Sainte-Hermine, nous cliquons sur les registres de déclarations et nous sélectionnons le registre correspondant à la date du 1er septembre 1862.
Vous pouvez voir que les registres contiennent plus d'une année sur ledit bureau.
Une fois le registre ouvert, on défile les pages jusqu'à la date ou le numéro de la déclaration puisque nous l'avons relevé dans la table, il s'agit du numéro 183.


Voici la transcription de ladite déclaration :
"Le premier septembre 1862, 
est comparu Jean IMBERT, maçon demeurant à Saint Vincent Puymaufrais agissant comme époux de Rose Françoise MAJOU et comme se portant fort pour André MAJOU journalier, Pierre MAJOU maçon demeurants au Simon la Vineuse, Marie Rose MAJOU épouse de Charles GANDEMER maçon au bourg de Saint Vincent Puymaufrais, seuls héritiers de Jacques MAJOU, leur père décédé époux de Marie-Rose ILEAU à la Forest commune de la Réorthe le quatre mars 1862 ab-intestat et sans contrat de mariage.
Lequel a déclaré qu’il ne dépend de la dite succession que les biens ci-après, 
le décédé s’étant démis de ses biens immeubles en faveur de ses enfants suivant acte GOGUET notaire à Ste Hermine du quinze septembre 1861 enregistré le dix-sept du même mois.


Meubles
Moitié de ceux-ci après
Deux lits soixante francs
Un coffre huit francs
Une table et deux chaises trois francs
Ustensiles de ménages dix francs
Linges quinze francs
Totaux 96.50
Moitié de la succession 48.25
Garde-robe du décédé dix francs
Total de la succession 58.25
A 1% reçu soixante centimes
Affirmation par le comparant qui a déclaré ne savoir signer après lecture."

Outre l'Etat-civil des héritiers, ses enfants, et le "petit mobilier" du couple, on apprend surtout dans cette déclaration que le couple a fait une donation-partage de ses biens immeubles chez Maître GOGUET le 15 septembre précédent la mort de Jacques !

Les actes notariés de cette époque n'étant pas en ligne, j'ai du me procurer cet acte lors d'une visite aux archives de Vendée.

Repartons de nouveau vers les tables pour retrouver les beaux parents de Jacques, HILLEAU Pierre et DURAND Marie.
Cette dernière est décédée le 20 septembre 1837, nous ouvrons la table correspondante à cette date, à la lettre D et nous faisons défiler les pages et les lignes jusqu'à retrouver Marie.


La lecture de la table nous apprend que la déclaration de succession de Marie a été faite le 2 mars 1838, que son héritière n'est autre que sa fille Marie ISLEAU de la Réorthe, le montant de la succession est de 200 francs, que les revenus des immeubles sur la commune de la Réorthe sont de 10 francs, et enfin qu'une déclaration a été faite sur le bureau de Chantonnay.
Avant d'aller voir sur la table du bureau de Chantonnay, je cherche la déclaration de Pierre, puisqu'elle se situe dans la même table que celle de Marie !


La déclaration de succession de Pierre a été faite le 10 février 1837, que son héritière est Marie-Rose HILLEAU de la Réorthe, le montant de la succession est de 395 francs et que les revenus des immeubles sur la commune de la Réorthe sont de 25 francs.

Passons maintenant à la consultation des registres de déclaration des successions :
pour Marie :


La transcription donne :
"Du deux mars 1838 
est comparu Marie ISLEAU demeurant à la Forêt commune de la Réorthe, laquelle a déclaré que Marie DURAND, sa mère décédée veuve de Jean (!) ISLEAU à la Réorthe le vingt septembre dernier, lui a laissé les biens ci-après, savoir
Meubles
Ceux figurant en l’état estimatif ci-joint pour une somme de deux cents francs
Droit à 25 centimes %, reçu cinquante centimes


Immeubles
1- ¼ indivis dans une maison située au dit lieu de la Forêt, occupée par la défunte, et déclaré le dit quart un revenu brut de cinq francs
2- 15 ares de terre au même lieu, trois francs
3- 5 ares de vigne au même lieu, deux francs
Total du revenu brut 10 francs
Capital au denier 20 à 200 francs
Droit à 1%, reçu deux francs
Affirmant la présente sincère et véritable, et a dit ne savoir signer."

Pour Pierre :


dont transcription :
"Du dix février 1837
Est comparu Marie-Rose HILLEAU, femme de Jacques MAJOU, cultivateur demeurant à la Forêt commune de la Réorthe, laquelle a déclaré que Pierre HILLEAU, son père, journalier décédé époux de Marie DURAND en la commune de la Réorthe, le vingt trois septembre dernier, lui a laissé les biens ci après, savoir ;
Meubles
Ceux figurant en l’état estimatif ci-joint en date de ce jour pour une somme de quatre cents francs, droit à ¼ %, reçu un franc.

Immeubles
(terres par mains commune de la Réorthe)
1- Une maison avec un petit jardin au village de la Forêt, déclarés un revenu brut quinze francs
2- 30 ares de terre en landes, dix francs
Total du revenu, toutes charges comprises, 25 francs
Capital au denier 20 à 500 francs
Droit à 1% reçu cinq francs
Affirmant la présente sincère et véritable, et a dit ne savoir signer."

Maintenant que nous avons en main les déclarations de succession, nous allons retourner sur le bureau de Chantonnay pour voir la déclaration concernant Marie.


Son inscription, sur le sommier douteux avec le numéro 197, laisse à supposer que sa présence sur cette table provient du fait qu'elle soit née sur une commune faisant partie du bureau de Chantonnay.

Dans ce cas concret, j'ai essayé de vous ouvrir l'accès aux tables et registres de déclarations de succession. Le contenu de ces documents pouvant être tellement varié et divers, vous découvrirez sans aucun doute des informations pouvant enrichir vos arbres et la vie de vos ancêtres.

Dans le prochain chapitre de ce cas concret de recherches sur les archives de Vendée en ligne, avec les informations collectées sur ces déclarations de succession, nous prendrons la direction des recherches sur le cadastre pour approfondir nos connaissances sur les biens immeubles de la famille MAJOU-HILLEAU.


chapitre précédent : les recensements de population
chapitre suivant : le cadastre

mercredi 29 août 2018

Archives Départementales de Vendée, cas concret de recherches au XIXème siècle : les recensements de Population

Pour le premier chapitre du cas concret de recherches au XIXème siècle sur les Archives Départementales de Vendée en ligne, j'ai choisi une des sources la plus utilisée après l'Etat Civil, les recensements de population.

La présentation de cette source sur le site des archives étant très précise et explicite, je me contente donc de la dupliquer ici même :
"Sur ce site, les listes nominatives d'habitants sont disponibles jusqu'au recensement de 1911.
Dans la salle de lecture des Archives de la Vendée, les listes nominatives sont consultables, sous forme numérique, jusqu'en 1975, en application de l'arrêté du 4 décembre 2009 portant dérogation générale pour la consultation des listes du recensement général de la population.

C'est dans un ordre géographique communal que se présentent les listes nominatives d'habitants. Pour l'Ancien Régime, on les trouve sous la forme de censiers, ces registres sur lesquels étaient inscrites les redevances dues par le tenancier au seigneur, ou bien de rôles d'impositions. Ainsi celui dressé pour l'équipement d'un milicien à La Flocellière aligne-t-il les noms de tous les chefs de feu en 1766. Pour Les Lucs-sur-Boulogne, ce sont deux listes de boisselage, cet ancien droit ecclésiastique particulier au Bas-Poitou, qui nous livrent des noms. C'est l'abbé Barbedette qui en a dressé la liste pour les années 1787 et 1796. On retrouve le curé des Lucs comme l'auteur d'un manuscrit qu'il signe à la date du 30 mars 1794, et que l'on nomme mortuage. Il y recense, pour sa paroisse, la liste des victimes des colonnes infernales le 28 février 1794 et le lendemain, 1er mars.
Les premières listes nominatives d'habitants apparaissent véritablement au moment de la Révolution avec les recensements de la population. Ces listes sont dressées village par village ou quartier par quartier, puis rue par rue, et enfin foyer par foyer. L'ordre est géographique et l'on y trouve réunies les personnes vivant sous un même toit : membres d'une même famille et domestiques éventuels. Il n'existe pas de tables des noms de personnes qui sont uniquement présentées à leur adresse.
Une série par commune va ainsi de l'an IV à l'an VI (1795-1798), elle est quasiment complète. Il manque cependant les cantons de La Châtaigneraie (district du même nom), de Saint-Michel-en-l'Herm (district de Fontenay-le-Comte), de Belleville et Mareuil-sur-Lay (district de La Roche-sur-Yon) et de Poiroux (district des Sables-d'Olonne). Ce sont les personnes de plus de douze ans qui y sont dénombrées avec les renseignements suivants pour chacune d'elles : le nom, l'âge, l'état ou la profession et l'époque de leur entrée dans la commune. Ces listes sont conservées dans la série L des Archives départementales avec les fonds de la période révolutionnaire (L 287-288).
L'Empire reprend le principe de l'élaboration de listes nominatives. Toutefois, à quelques exceptions près, on n'en a pas conservé en Vendée d'antérieures à 1816, voire à 1836. Elles sont alors régulières tous les cinq ans, ce qui donne les recensements suivants jusqu'en 1936 : 1836, 1841, 1846, 1851, 1856, 1861, 1866, 1872, 1881, 1886, 1891, 1896, 1901, 1906, 1911, 1921, 1926, 1931, 1936. Il faut noter que le recensement prévu en 1871 a été reporté en 1872 en raison de la guerre franco-prussienne, et que celui de 1916 n'a pas eu lieu.
Les listes sont établies sur la base de bulletins individuels et de feuilles de ménage. De 1836 à 1911, on trouve globalement, d’un recensement à l’autre, les mêmes renseignements d’ordre individuel, il existe toutefois des variantes qu’il est intéressant ici de signaler. Le nom et les prénoms sont donnés dans tous les recensements, de même que l’âge, à l’exception des années 1841 et 1911. De 1836 à 1876, la rubrique état civil mentionne aussi le sexe de la personne, ainsi que si elle est mariée, célibataire ou veuve. La nationalité apparaît en 1851, 1872 et 1876, puis régulièrement à partir de 1886. Le lieu de naissance n’est signalé que pour les recensements de 1872, 1876, 1906 et 1911. La position dans le ménage qui apparaît à partir de 1881, indique la situation de la personne par rapport au chef de famille, par exemple sa femme, sa mère, son fils ou sa sœur, etc. Un seul recensement, celui de 1851, mentionne la religion. Cinq colonnes sont alors proposées : catholiques romains, réformés de France ou calvinistes, personnes rattachées à la confession d’Augsbourg, israélites et autres cultes. Sur le même recensement, et uniquement sur celui-ci, une colonne est consacrée aux infirmités et maladies. Enfin on mentionne la profession à partir de 1881, et si la personne est patron, ouvrier ou employé à partir de 1901."
Je rappelle ici que pour ce cas concret, j'ai choisi la famille de MAJOU Jacques (1798-1862) et de son épouse HILLEAU Jeanne dite Marie-Rose (1801-1883), du village de la Forêt de la Réorthe, mes ancêtres à la 7ème génération, numérotés 104 et 105 selon la méthode Sosa-Stradonitz.

Tous les actes de l'Etat Civil de la famille étant quasiment retrouvés, comme vous pouvez le voir sur les arbres ci dessous, nous allons consulter les recensements de population de la commune de la Réorthe.

famille de Jacques

famille de Marie-Rose épouse de Jacques

Sur la page d'accueil du site des archives : http://www.archives.vendee.fr/



On clique sur l'onglet Consulter, 
le menu se déroule et nous cliquons sur archives numérisées.



De là, nous allons sur le 2ème item : recensements de population.


Nous sommes maintenant sur la présentation fait par les archives que j'ai dupliqué plus haut.



Il suffit maintenant d'aller sur l'onglet : choisir une commune et de taper la première lettre de la commune de notre choix, faire défiler avant de la sélectionner.

Nous sommes maintenant sur la fiche de présentation de la commune de la Réorthe.


A ce niveau, pour toutes informations sur la commune vous pouvez cliquer sur "voir la notice communale".
Pour consulter les recensements, nous cliquons sur consulter les liste nominatives de cette commune.



Sur la fiche de la Réorthe, on aperçoit que la première liste nominative conservée aux archives date de 1816.



Revenons-en maintenant à la famille MAJOU-HILLEAU
En 1816, sur la Réorthe, c'est le couple des parents de Marie-Rose, Pierre et Marie DURAND, que nous devrions retrouver sur cette liste.

On sélectionne donc la liste de 1816 et l'on consulte page par page jusqu'à retrouver ledit couple.


Sur la page 18, de la ligne 682 à 685, on retrouve ce couple avec deux enfants, dont le patronyme est orthographié ILEAU.



Il faut bien lire l'intitulé des colonnes qui dans les premières listes changent constamment.
On s'aperçoit que les âges données pour les adultes sont très approximatifs car Pierre et Marie n'ont ni 53 et 50 ans mais 44 et 47 ans ! 

Si vous retrouvez vos ancêtres mais que les âges ne correspondent pas vraiment, ne vous inquiétez pas, les listes nominatives sont faites avec des informations déclaratives et nullement justifiées par des données officielles. Sur une commune ayant un fort taux d'homonymie, il faut donc vraiment être prudent avec les listes d'avant 1836 !

Sur cette liste nominative, aucun village ou lieu-dit n'est indiqué. En effet, il s'agit d'une "simple" liste des habitants de la commune.

Nous faisons maintenant la même recherche pour la liste de 1820.
Sur la page, il vous suffit de cliquer sur le bandeau du haut pour changer d'année.


Contrairement à la liste de 1816, en 1820, les villages sont indiqués.
De page en page, nous retrouvons la famille MAJOU-HILLEAU en page 6.  
En effet, le couple s'étant marié en 1819, et ayant eu leur premier enfant, André, en 1820, on retrouve toute la famille dans la même maison dans le village de la Forêt, chez les parents HILLEAU, maintenant écrit HILAUD.


Sur cette liste, aucune profession n'est mentionnée.
Une fois de plus, les âges des adultes sont approximatifs, mais ne restons point figés sur cet état de fait !

Nous passons maintenant sur la liste de 1836.
De nouveau, aucun village n'est indiqué sur cette liste nominative.

Cette année là, les deux couples ne vivent plus ensemble. En retrouve le couple HILLEAU-DURAND page 18 dans la maison 220, puis le couple MAJOU-HILLEAU page 19 dans la maison 230, vraisemblablement dans le même village, 10 maisons plus loin.


On aperçoit que le couple MAJOU-HILLEAU accueille un pensionnaire âgé de 8 ans, Victor AUGUIN, et que leur fils aîné, âgé de 16 ans, n'est déjà plus chez eux.

Continuons de liste en liste, sachant que la famille n'a pas quitté le village de la Forêt aux vues de l'Etat-civil. 
Dans le cas contraire, il convient de consulter page par page les listes jusqu'à retrouver les personnes que l'on souhaite localiser.

On retrouvera facilement ce couple MAJOU-HILLEAU jusqu'en 1861, Jacques étant décédé en 1862, puis la veuve MAJOU jusqu'au recensement de l'année 1881, puisque Marie-Rose décède en 1883.

Je donne ici une petite astuce que j'utilise lorsque je sais, ou que je pense, que les personnes recherchées sont toujours au même endroit d'un recensement à l'autre : si par exemple en 1856, je les trouve page 12, en 1861, je vais directement à la page 12 car très souvent le recensement de la population est fait de la même façon.
Autre astuce, à la fin de la liste, il y a une récapitulatif du nombre d'habitants du bourg et des écarts, avec un rapide calcul, cela permet d'évaluer la page où l'on peut retrouver les personnes recherchées, si on connais leur localisation bien entendu.


Il faut aussi savoir que certaines communes ont classé dans la liste nominative les villages par ordre alphabétique.

Je vous donne ci dessous la liste des éléments que l'on retrouvera pour chaque année de recensement de 1836 jusqu'en 1968.


Nous voilà arrivé à la fin de ce cas concret de recherches dans les recensements de population.

J'ai essayé d'être le plus précis et concis possible pour que ce cas concret soit accessible aux plus novices des généalogistes vendéens.

Je vous retrouve d'ici peu pour suivre la famille MAJOU-HILLEAU à la recherche des déclarations de successions des membres de la famille.