lundi 19 février 2018

La très (trop) jeune mariée

En ce mois de février, un des généathèmes proposés par Sophie BOUDAREL est de partager les diverses curiosités de nos arbres.

Aujourd'hui, je vais donc vous faire part d'une curiosité en la personne de Marie Madeleine CHAILLOU, la fille de mes ancêtres Antoine (ca 1677+1749) et Marie PILLET (1691+1739), sosas 534-535 et 1038-1039.

jeune fille vendéenne

Tout se passe lors du mariage de Marie avec François MARAIS, le 7 juin 1728 sur la paroisse de Soullans, située dans le Bas-Poitou, aujourd'hui sur le département de la Vendée :



Comme vous pouvez le voir dans le corps de l'acte, rien d'anormal mais une mention marginale nous interpelle : 


"nul (le mariage) la proparlée nayant pas lâge compétans"

Marie n'avait donc pas atteint l'âge nubile, ce que le prêtre appelle simplement l'âge compétent, qui est l'âge exigé par la loi pour qu'un individu puisse contracter mariage (en âge de procréer). Sous l'ancien régime, cet âge était de 12 ans pour les filles et de 14 pour les garçons.

En effet, Marie est née le 8 novembre 1716 sur la paroisse voisine, Challans, et n'a donc lors de cette bénédiction nuptiale que 11 ans et 7 mois (moins 1 jour) !!


Comment se fait-il que le prieur qui célèbre cette union n'a pas vérifié cet état de fait ?
Toujours est-il que le mariage est donc annulé ... mais réhabilité le 25 février suivant lorsque Marie a atteint l'âge nubile de 12 ans et 3 mois ...

Les mariages précoces sont très courant dans la famille :


Dans cette vue partielle de la famille proche de Marie vous pouvez voir que :
  • sa mère s'est unie à 13 ans et demi
  • sa tante maternelle s'est mariée à un mois de ses 14 ans
  • et que sa soeur cadette Anne va se marier vers ses 14 ans (avec le cousin germain de son mari par ailleurs !)

Marie est-elle restée avec chez son époux pendant la période entre l'annulation et la réhabilitation du mariage ou est-elle revenue chez ses parents ? J'ai mon idée ...

Une fois le mariage devenu valide, le couple n'aura son premier enfant que le 16 janvier 1735, une petite Jeanne à Soullans (décédée le 14 août 1742 à Challans), Marie a alors 18 ans.

En janvier 1737, c'est une petite Marie qui voit le jour mais qui meurt le 9 février suivant.

Par la suite, Marie donne la vie plusieurs fois sur la paroisse de Challans :
Marie Magdelaine née le 6 mai 1738
Ursulle Victoire née le 10 septembre 1740
François né le 25 décembre 1743
Claude Louis né le 5 février 1746
Françoise née le 12 mars 1748
Etienne né le 3 mars 1752
Louise née le 28 février 1755
Pierre né le 11 juillet 1756

Voilà donc la curiosité du mariage très, trop précoce de ma collatérale Marie CHAILLOU.


mercredi 14 février 2018

Une idylle dans les années 1920

Nous sommes en fin d’année 1923, Florina DUPOND, jeune vendéenne de 20 ans, accompagnée de sa mère, Eulalie 49 ans, viennent passer les fêtes de Noël avec leur sœur et fille Emilie, 25 ans, et leur beau-frère et gendre Louis CHARRON, 29 ans, tous les deux employés dans une ferme en Charente sur la commune de Criteuil, à plus de 200 kilomètres de leur "pays" natal.

Florina au début des années 1920

Emilie et Louis lors de leur mariage en 1921

Vue générale de Criteuil au début du 20ème siècle

Le couple marié en septembre 1921 en Vendée, a migré, dès le mariage célébré, vers la Charente pour trouver du travail comme beaucoup de familles vendéennes de cette époque. En effet, suite à la crise du phylloxéra (maladie de la vigne), qui débuta à la fin du siècle précédent, de nombreuses terres viticoles sont devenues des terres de culture et la main d’œuvre manque …

Mais revenons-en à Florina … la jeune fille, lors de ce séjour, rencontre un jeune homme de son âge, Henri. Ce dernier vit sur ladite commune et il est sans doute un collègue ou un voisin du jeune couple CHARRON.

Noël est passé, Florina et sa mère rentrent par le train chez elles, rejoindre le père DUPOND resté au "pays" à la Croix Blanche de Notre Dame de Riez. Dès son arrivée, Florina envoie une carte à Henri. Ce dernier lui fait réponse le 7 janvier :

 

"Criteuil le 7 - 1 - 1924
Cher Mademoiselle
je fait réponse à votre cart que jai reçu il y a quelque temps. elle ma fait grand plésir me disen que vous aviai fai un bon voyage. Je serai quonten daller vous voir dans ce beau j pay de vendé je termine ma cart. je vou t ne vois plus grand chose à vous dire recevez mille baiser de celui qui ne vous oblie pas Henri'

Deux jours plus tard, Florina et ses parents reçoivent une carte d’Emilie. Dans cette dernière, Emilie fait allusion au voyage retour de Florina et de leur mère mais aussi et surtout à Henri !


"Criteuil le 9 janvier 1924
chère soeur et parents
je fait repons à votre lettre qui nous a fait plaisir de savoir que votre voyage été bon insi que papa en bonne santé et nous s'autre nous avon arivé chez à 11 heur et demie. Nous avon soupé à Touzac et le jour de premier de l'ans nous avon soupé chez notre ancine patron et nous lui avon vendu la barique de vin 120 f. le prix couran mais de cemoment sa tombe toujours de leau mes lendemand de notre de part sa fait bau temp. Enfin je vous quitte pour dignine (dîner ?) que l'année de 1924 soin une année de bonheur et de chance pour vous et tous la famille. Bonjour bonne santé vos enfants qui vous embrasse de loin Charron Emilie. Chère Florina tu doit avoir reçu des correspondances de Criteuil despuis ton de part."

sur le recto de la carte 
"Souvenire de en Henrie de l'année 1924"

Les semaines et les mois passent … 

Le 18 mai, Henri écrit une carte à Florina depuis Châteauroux dans l’Indre où il vient d’arriver pour faire son service militaire au sein du 90ème Régiment d’Infanterie :


"Chatauroux le 18-5-1924
Ma Cher petite bien émée
Je prend un insten pour vous faire une petite carte et pour vous dire que je sui rentré au régiment voila 6 jours. le métier commensse à rentré mai il et un peu dure mai cest egal il faut le faire. Je marrette en vous envoyen mille baisers votre petit coeur qui ne vous oubli pa.
Chabanne Henri au 90 régiment infenterie 5ème compagnie Chateauroux indre indre"

Le 14 juillet suivant, Henri répond à une lettre de Florina. Cette dernière lui a transmis en même temps une photo d’elle :


"Chateauroux le 14-7-1924
Cher pitite adorer
Je fait réponse à votre lettre qui ma fait grand plésir ainssi que votre photo vous me dit que vous nette pa bien dessu mais je vous trouve très bien avec votre petite quoife ime semble de vous voir comme a villet (habillée) laba chez votre frere soeur
je vous quitte en vous envoyen un doux baiser un peu de loin
Chabanne Henri"



12 jours plus tard, le 26 juillet, Henri répond à une autre lettre de Florina :


"Chateauroux 26-7-1924
Cher petite Amie
je fait réponse à votre lettre que jai reçue dernièrement qui ma fait grand plésir de vous savoir toujours en bonne santé bour pour moi la santé est toujours bonne on se la coule toujours douce et et la classe savence tous les jours mai elle n'ai pas rendu encore dans dix mois on leurs dira aurevoir et merci en a tenden je vous evoi un doux baiser
Chabanne Henri"

Ensuite plus rien …
ou presque : dans une carte envoyée depuis Nantes le 29 septembre d’une personne inconnue, il est question de cette idylle :

 

"Nantes 29 septembre 1924
Ma chère Florina. J'acuse réception à ta charmante corespondance que tu as bien voulu m'envoyé elle m'a rejoint en bonne santé et j'espère que la mienne va te trouver la même chose. Je vois que tu te fais encore des idées fausses mais ma petite amie tâche de surmonter tous cela et place toute ta confiance tu verras que j'en rigolerai pas, ca va bien d'en rire qu'and l'on a 14 ou 15 mais qu'and on a vingt ans et qu'on est militaire cela donne bien des choses à comprendre on s'avance plus loin dans la vie tu s'est bien qu'il faut commencer on ne s'est jamais ce que l'avenir nous réserve et je serais heureux de reçevoir de tes nouvelles de temps-..."
(... vraisemblablement la carte a une suite sur du papier libre ...)

Que s'est il passé durant l'été ? Toujours est-il que l'histoire amoureuse entre Florina et Henri est terminée ...

Florina est ma grand tante, elle décédera célibataire de nombreuses années plus tard … Je lui avais déjà consacré un billet : F comme FLORINA.

Quant à Henri CHABANNE, je n’ai pour l’instant pas retrouvé sa trace. Je sais juste qu’il n’a pas été un conscrit de Charente des classes 1922-1923 (un homonyme de la classe 1922 existe) … affaire à suivre …

Vous avez pu remarquer que l'orthographe des personnes ci dessus est assez phonétique, et j'ai volontairement retranscrit tel quel.
En effet la fratrie DUPOND n'est pas allé très longtemps à l'école, juste le temps d'apprendre les rudiments de l'écriture, lecture et calcul. Après il fallait travailler donc les enfants de la fratrie furent placés très tôt comme domestique de ferme, ou servante comme l'on disait pour les jeunes filles.
Ma grand mère Léonide, soeur d'Emilie et Florina fut placée dès ses 10 ans, elle n'en gardait malheureusement pas un très bon souvenir ...
Henri quant à lui devait être dans la même situation.

jeudi 28 décembre 2017

Analyse des événements manquants Génération 7 et 8

Il y a quelques jours sur Twitter suite à un tweet de @val_tho (Thomas VALADON)



et la réponse faite par @blegueni (Benjamin LE GUENIC), 



et en reprenant le modèle excel de ce dernier, j'ai décidé de faire quelques statistiques sur les événements manquants, Naissance Mariage Décès (NMD) et/ou Baptême et Sépulture (BS), de mon ascendance jusqu'à la génération 10.



De la génération 3 à 6, j'ai retrouvé les trois événements principaux de la vie de mes ancêtres concernés.

A partir de la génération 7, quelques manques apparaissent, je vais donc faire ici une analyse de ces événements manquants. Pour cela, je vais m'aider d'un outil de Généanet qui permet de visualiser génération par génération les événements manquants.

Dans ce billet, mon analyse concernera les générations 7 et 8.

Génération 7 :

Pour la génération, 4 événements non retrouvés ressortent : 2 naissances 1 mariage et 1 décès, plus un remariage. Ainsi que la présence malheureusement d'un père inconnu.



Sosa 69 : Madeleine dite Marie-Anne ARTUS

Marie-Anne apparaît ici même si j'ai ses NDM, car s'étant mariée trois fois, il me manque la date de son second mariage avec Jacques Nicolas GUILLOT (1761+1812). Leur mariage eu lieu entre le veuvage de Jacques en 1800 et le décès de ce dernier en 1812. Malheureusement aucun mariage retrouvé après des années des recherches ... même FILAE ne me le retrouve pas  !

Sosa 74 : André Jacques PATEAU

André, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog sur le billet intitulé les Divorcés de l'an XII, est décédé à une date inconnue, vraisemblablement entre 1797 et 1804 mais sans aucunes certitudes puisqu'il a disparu de chez lui d'où le divorce. Sur ce cas aussi FILAE ne m'a pas permis de retrouver cet événement.

Extrait du mariage de la fille d'André, où deux témoins sous serment déclarent son absence
dans la contrée depuis plusieurs années.

Sosa 80 & 81 : André DUPOND et Jeanne GROUSSET

La naissance d'André située vers 1773 n'a pas encore été retrouvée malgré de nombreuses recherches. Un frère, Jean, et une soeur, Marie, nés en 1765 et 1767 puis aucune naissance par la suite sur la paroisse de Commequiers. Les parents d'André ont du quitter la paroisse et y revenir car en 1774 Marie y décède à 7 ans. La technique de l'escargot puis la consultation des relevés de BMS du Cercle Généalogique Vendéen ne m'ont pas permis de mettre la main dessus. Sans doute un baptême sur une période lacunaire en actes.

André et Jeanne, dont j'estime un mariage vers l'année 1794, se sont unis pendant la période des troubles en Vendée, connue comme la Guerre de Vendée. D'où l'absence de nombreux registres d'Etat Civil entre 1793 et 1796. 
Sur ce sujet, vous pouvez lire sur le blog "Vendéens et Chouans" un billet extrait du blog "Murmures d'Ancêtres" : la colère de Jeanne.


Sosa 100 : Jean CAQUINEAU

Jean est né et fut baptisé dans ce que j'appelle une période lacunaire en actes, c'est à dire, que seulement quelques jours, semaines voir mois manquent dans un registre. Ici, sur la paroisse de St Sigismond, plusieurs périodes de lacune comme vous pouvez le constater sur l'extrait de la notice communale des AD de Vendée.


Ayant un frère né et décédé en mars 1768, j'estime donc la naissance de Jean durant l'année 1769.

Sosa 110 : un père inconnu

mon sosa 110, le géniteur de mon aïeule Marie Madeleine née en 1836, restera à jamais inconnu et ainsi donc toute son ascendance ...



Génération 8 :

côté paternel


Naissances : 17

l'absence des naissances pour cette génération du côté paternel vient essentiellement de 2 éléments :
  1. l'absence de registres paroissiaux dans de nombreuses communes du nord ouest Vendéen avant 1737 comme les paroisses du Perrier et St Jean de Monts (naissances des sosas 138-139, 168, 178-179), 
  2. des lacunes ponctuelles, de plus ou moins longues durées, dans les registres comme sur la paroisse de Challans, Commequiers, Soullans, St Hilaire de Riez ou Notre Dame de Riez (naissances des sosas 143, 146, 152-153, 176-177 et 191).
Seules les naissances des sosas 161 et 163, vers 1740, peuvent être éventuellement retrouvées malgré des recherches approfondies sur les paroisses concernées ainsi que les voisines. L'âge approximatif lors des décès peut laisser supposer que ces 2 naissances peuvent se situer quelques années plus tôt et donc on se retrouve dans le cas de figure exposé plus haut concernant l'absence de registre avant 1737.


Mariage : 1

Le seul mariage absent, celui des sosas 158-159 Martin "Jean" Louis SIRE et Catherine dite Michelle RAVARD, se trouve dans une période lacunaire en actes sur la paroisse de Notre-Dame de Riez dans les années 1774-1775. Ci dessous l'extrait de la notice communale des AD de Vendée.



Décès : 9

Comme mentionné plus haut pour la génération 7, les troubles de la Guerre de Vendée ont engendrés l'absence ou la disparition des registres d'Etat-Civil pour les années 1793 à 1796. 
De surcroît, de nombreux membres de ma généalogie ont subis ou participés à ces troubles d'où leur décès dans cette période (même constat pour les décès de la génération 9). Cela concerne les sosas 138, 140, 152, 160, 187 et 190.

Pour le sosa 147, Louise BARTEAU que l'on mentionne en 1796 comme vivante, peut être décédée aussi pendant ces troubles, car aucun décès retrouvé par la suite.

Pour le sosa 177, Louise NAULET, le décès se situe entre 1737 et 1755, de nombreuses recherches ne m'ont pas permis de le retrouver, je suppose donc un décès dans une paroisse avec des lacunes ponctuelles.

Pour le sosa 182, Pierre VERON, son décès avant le mariage de sa fille en 1790 est introuvable sur sa paroisse, St Hilaire de Riez. Tout comme Louise NAULET, je suppose un décès sur une lacune ponctuelle d'actes.

côté maternel



Naissances : 7

Comme pour le côté paternel, les naissances manquantes ici se trouvent dans des lacunes ponctuelles d'actes sur les paroisses de Damvix, Courdault et St Sigismond, comme vous pouvez le voir sur les extraits de notices communales des AD de Vendée. Cela concerne les naissances des sosas 193 à 195, 225 et 245.

Damvix

Courdault

St Sigismond

Concernant la naissance de ma sosa 207, Jeanne MACAUD, qui se trouve au environ de novembre 1758, sur la paroisse de Liez, on tombe dans une période ponctuelle de manque d'actes, en effet on passe d'un acte du 29 septembre 1758 à un acte du 3 janvier 1759. Cette lacune n'est pas mentionnée dans la notice communale de Liez !

Extrait du registre paroissial de Liez, AD85 en ligne

La naissance de ma sosa 233, Jeanne CHARRUAU, vers 1770 sur la paroisse de Cerizay (département des Deux-Sèvres) est à jamais introuvable car tous les registres paroissiaux de cette paroisse ont été détruit soit selon les sources, dans les incendies et destructions qui eurent lieu pendant la guerre de Vendée, ou lors de l'incendie de la mairie le 25 août 1944.

Mariage : 1

L'unique mariage manquant, celui de mes sosas 206-207, Jean GAUTRON et Jeanne MACAUD, se trouve durant l'année 1782. Cette année là, le registre est déchiré en deux et donc tous les actes du bas du registre sont à jamais disparus !!!

Extrait du registre de Liez pour l'année 1782, AD85 en ligne

Voici donc la fin de cette analyse des événements manquants de mon ascendance pour les générations 7 et 8. Comme vous avez pu le remarquer la quasi totalité de ces manques ne sont que le fait d'absence de sources et non une absence de recherches. Ce qui sous entend que ces événements resteront vraisemblablement absent de mon arbre pour toujours !


mercredi 18 octobre 2017

Le 2 avril 1871 : 100 mots pour une journée noire

Aujourd'hui je vais un peu détourner le Généathème d'octobre : "100 mots pour une vie" de la Gazette des Ancêtres, de Sophie BOUDAREL, avec mon "100 mots pour une journée noire" :

"Nous sommes le dimanche 2 avril 1871, à la Tonnelle de Commequiers en Vendée, 
dans le foyer de mon aïeul François « Joseph » RAFFIN
Son épouse, Marie « Eléonore » GUERINEAU accouche de son quatrième enfant à son domicile à 9 heures du matin, c’est malheureusement un enfant mort-né. 
Eléonore meurt des suites de son accouchement dans l'heure à l’âge de 32 ans. Après toutes ces émotions matinales, Joseph, leur fils, âgé de 4 ans meurt à son tour sur les 22 heures. 
Dans la journée, Joseph a donc perdu son épouse, un enfant mort-né et son fils unique..."

Extrait cadastral de la commune de Commequiers

Comme vous allez le voir, c'est Jean le frère aîné de Joseph qui va faire les déclarations en mairie.





Ce dernier se rend bizarrement deux fois à la mairie le 2 avril, la première à 15 heures pour l’enfant mort-né puis 2 heures plus tard pour le décès de sa belle-sœur, pourtant déjà décédée lors de la première déclaration ? Et le lendemain il retourne la mairie dès 8 heures pour le décès de son neveu.



dimanche 15 octobre 2017

La Généalogie, transmettre ma passion

Depuis quelques temps, par le biais de groupe de généalogie sur Facebook, je suis entré en contact avec deux jeunes généalogistes de ma région. 

L'un depuis un an maintenant, prénommé Damien et l'autre, Antoine, depuis quelques mois et aujourd'hui j'ai envie de vous faire part de mon plaisir de plus en plus présent de transmettre mon savoir et mon savoir-faire acquis en matière de pratique de la généalogie depuis 30 ans de recherches.



De part une communication quotidienne, j'adore les orienter et les aider pour transmettre chaleureusement mes acquis, donner des nouvelles idées de recherches, orienter sur telle ou telle source mais aussi faire quelques recherches avec eux ou tout simplement échanger sur nos ancêtres. 

Etant dans l'écoute, l'empathie, la bienveillance, la générosité et le respect pour les accompagner vers la réussite de leurs recherches, il est gratifiant de voir les résultats de cette transmission, et aussi de voir que mon temps a servi à faire avancer leurs recherches. Tout cela rend nos échanges passionnant, car en effet, la passion est indispensable pour transmettre, et comme le disait Descartes : "apprendre, comprendre et transmettre ... c'est exister".

J'espère être un complément de motivation dans leurs recherches pour leur perfectionnement en généalogie et dans le but d'atteindre leurs objectifs généalogiques, car en généalogie sans travail assidu, réussite impossible ...

Bien entendu, ce billet est écrit avec leur accord et j'ai demandé à chacun de faire sa présentation.

Tout d'abord, le benjamin :
"Je m'appelle Antoine COISLIER, j'ai 16 ans et je vis à Saint Georges du Bois en Charente Maritime, je me suis intéressé à ma famille à la mort de mon grand-père Paul COISLIER (1942-2011) mais j'ai vraiment commencé en 2015. Mes ancêtres COISLIER viennent de Loire Atlantique (Loire-Inférieure) pour être plus précis de la commune de Bignon car mon plus lointain ancêtre Mathurin COESLIER y est décédé le 28 novembre 1680 à la métairie de la rivière. Mes recherches sont concentrées sur trois départements, en plus de la Loire Atlantique, la Charente Maritime et la Vendée. Frédéric m'apporte beaucoup d'aide dans ma généalogie."

Vous pouvez voir l'arbre d'Antoine sur généanet : https://gw.geneanet.org/antoinecoislier

J'ai proposé d'emmener bientôt Antoine pour sa première aux Archives Départementales.

Voici maintenant la présentation de Damien :
"Je m'appelle Damien j'ai 21 ans je vis à Angoulême en Charente, mais je suis né à la Teste de Buch en Gironde. Je me suis intéressé à ma famille parce que ma mère avais quelques informations et j'ai voulu l'aider et du coté de mon père, il ne savais rien et moi non plus, j'étais donc curieux de savoir nos origines. D'ailleurs,  je me rappelle qu'une dame m'a aidé car j'étais perdu au début mais j'ai vite pris goût et plaisir à chercher et à trouver par où nos ancêtres étaient passé. 
Donc je vais vous présenter les familles qui ont voyagé parmi de nombreux départements (je ne peux pas mettre tous les noms donc je n'en met qu'un, mais j'ai beaucoup de famille dans chaque département et pour certain plus que d'autre !) :

NADAU ou NADEAU Landes (40)
CLAVIERES du Cantal (15)
GIRARDOT de la Haute Saône (70)
TRABAT des Pyrénées Atlantiques (64)
BARDOLLE de la Creuse (23)
ROUDEIX de la Corrèze (19)
FOURNIER de la Charente (16)
PELLETIER de la Charente Maritime (17)
ORELLI de Milan ( Italie )
PERRILIOT ou PERRILAUD des Côtes D'or (21)
TRABIT ou TRABLY ou TRABLET de L'Ain (01)
TEYSSEDOU ou TISSEDOU du Lot (46)
LARTIGUE en Haute Garonne (31)
MERIC de la Gironde (33)
MAURICE de L'Oise (60)
DESLESQUE de la Seine Maritime (76)
SUBRAC de L'Aude (11)
BAUBEZE ou BEAUBEZE ou BOBES des Côtes D'Armor (22)
BOIS du Morbihan (56)

Frédéric m'apporte beaucoup d'aide, nous partageons nos recherches, nos trouvailles, on s'entraide !"

Vous pouvez voir l'arbre de Damien sur généanet : https://gw.geneanet.org/damien27

Je finirais ce billet avec une citation d'Alexandre Jardin
"Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui perd sa passion"


vendredi 15 septembre 2017

Les Centenaires Deux-Sévriens et Charentais-Maritime au début des années 2000

Il y a quelques temps sur twitter, je signalais mon nouveau projet de billets en rapport avec ma collecte d'articles de journaux deux-sévriens et charentais maritime sur les centenaires au début des années 2000.



Ce projet a vu le jour quand un ancien collègue (mais aussi généalogiste à ses heures 😉) m'a rappelé cette activité qui m'était un peu sorti de la tête avec les années.

Cette collecte qui commença fin juin 2000 et perdura jusqu'en 2002, m'a permis d'engranger de nombreuses informations sur ces centenaires. 
Les journaux concernés étant la Nouvelle République et le Courrier de l'Ouest avec leurs éditions deux-sévriennes, mais aussi pour la Charente-Maritime le Sud-Ouest.

Aujourd'hui, après avoir récupéré toutes ces coupures de journaux bien rangées dans un classeur lui même au fond d'une boite à archives, et après avoir fais une analyse rapide desdites coupures de journaux, je vais vous présenter ce projet.



Ce projet se fera par le biais de mon site, http://pontoizeaufred.free.fr/site
En effet, ce projet s'adapte plus au format de mon site qu'au format de mon blog. Mais par le biais ce dernier je vous signalerais les mises à jour du dossier "Les Centenaires Deux-Sévriens et Charentais-Maritime au début des années 2000".

Tout d'abord je vais commencer par vous présenter les centenaires dont les articles datent de l'année 2000. Entre fin juin et fin décembre 2000, j'ai réunis des dizaines d'articles de journaux, concernant 29 centenaires deux-sévriens et de moindre mesure vendéens, et 11 centenaires charentais-maritime.

Parmi ces centenaires, un regroupe a lui seul de nombreux articles de par son âge, 110 ans en 2000 et de part son double statut de doyen des Français et de dernier poilu deux-sévrien, ce centenaire se nommait DAIGNEAU Alexis.



Pour chaque centenaire, son acte de naissance ainsi qu'une présentation rapide de sa vie. Certains bien sûr auront une présentation plus complète et détaillée, comme le supercentenaire cité ci dessus.

Voici donc mon projet qui s'étalera sur plusieurs mois ... d'ici peu la liste des centenaires de l'an 2000.



mercredi 6 septembre 2017

Célina BOUCHET, mythe ou réalité

Dans deux précédents billets, je vous ai fais part de ma surprenante découverte en juin dernier en la personne de Célina BOUCHET. Pour celles et ceux qui n'ont pas lu ces billets je vous conseille de les lire avant de lire ce qui suit, les voici :

Et pour une meilleure compréhension, voici la fratrie BOUCHET :



Aujourd'hui après une nouvelle journée aux archives départementales de Vendée, j'ai essayé de découvrir de nouveaux documents qui pourraient m'en apprendre plus sur la mystérieuse Célina.

Et bien, que dire, même les archives et les documents me jouent des tours !!

Voici ma journée "Célina" aux archives:

Ma première piste pour retrouver des informations sur Célina était la déclaration de succession d'un fils de la fratrie BOUCHET, Henri, décédé sans alliance et sans enfants en 1913, soit une dizaine d'années après son père. 
Je savais en effet que lui et son frère Augustin (mon arrière grand père) ainsi que leur soeur Léontine dite Christine avaient hérités de la maison paternel en 1903, alors même que les autres filles de la fratrie ainsi que Célina avaient renoncées à toutes la succession de leur père.

Dans mon idée, à son décès, Henri devait être encore propriétaire donc son frère et ses soeurs héritiers. Sauf que point de déclaration de succession mais un certificat d'indigence délivré par le maire de la commune de Damvix.

Quid de la maison familiale ?
je consulte donc la case du répertoire général de l'Enregistrement d'Henri et là je m'aperçois qu'ils (lui, Christine et Augustin) ont effectués une vente en juillet 1903, soit 2 mois après la déclaration de succession de leur père.

De là, je consulte l'acte de vente passé chez Me Sarazin à Maillezais, et cette vente correspond bien à la vente de la maison familiale !
Mais surprise dans cette acte notarié, passé devant le même notaire que l'acte d'abjudication des terres vendues d'avril 1903, la rédaction similaire de l'acte me laisse dubitatif.
Dans l'acte d'avril 1903 que voici :



Dans l'acte de vente de juillet 1903 :



Le rédacteur corrige le sept en six et il avait commencé a écrire Melle Cél. avant de le rayer !!!
Que dois je penser de çà ? Célina serait décédée entre les deux actes ? peut être ...

Le trouble passé, je me lance dans la consultation du répertoire des actes de Me Sarazin le notaire de famille.

Je tombe sur la mention de la procuration faite par les filles BOUCHET en date du 19 mars 1903 au notaire pour faire la déclaration de renonciation à l'héritage paternelle au greffe du tribunal de Fontenay le Comte.
Sur le répertoire apparaît bien les 4 filles dont Célina (le rédacteur s'étant trompé sur le prénom mets entre parenthèse et corrige avec la mention "je dis") :



Je m'empresse de consulter les minutes notariales à la date sauf qu'aucune minute !! pourquoi donc ? le sort s'acharnerait-il sur moi ? et bien non, en reprenant le répertoire notarial que j'aperçois que l'acte est un acte notarié en brevet, terme que je ne connaissais pas.
Définition d'un acte notarié en brevet : Acte authentique notarié dont l'original dépourvu de la force exécutoire, est remis aux parties et non conservé par le notaire.

Me laissant pas abattre, je me tourne vers l'enregistrement des actes civils et là, de nouveau une grosse surprise sur la transcription de la procuration à l'Enregistrement n'apparaît que 3 filles sans Célina bien sur !!!



Me voilà donc après tous ces documents qui me donne la présence puis la non présence de Célina l'idée qu'elle n'a peut être même pas existé ...

Alors mythe ou réalité, en tout cas Célina me perturbe énormément et je suis un peu à court d'idée pour la rechercher, je reste donc sur la piste d'un éventuel décès entre avril et juillet 1903 ...