jeudi 15 juin 2017

M comme Maisons

Je ne peux pas vous parler d’héritage, de succession sans vous parler des maisons de mes ancêtres.

En effet, quasiment pour chaque couple des générations proches de moi je peux leur associer une maison. Cette maison qu’ils ont acquise, reçue par donation ou encore héritée ou même construite.

Pour les 5 premières générations de mon ascendance, moi inclus, je vais vous conter en quelques lignes le lien entre chaque couple et leur maison. 

Génération 1

La Richardière :
Mes parents m’ont transmis par donation en 2004 une vieille maison et dépendances qu’ils avaient acheté en 1972 sur le village de la Richardière de Varaize (17), là où il possédait déjà leur maison d’habitation. Je l’ai restauré, résidence secondaire à partir de 2008, elle est ma résidence principale depuis l'été 2020, mon petit coin de paradis dans la campagne charentaise. Vous pouvez lire l’historique de cette maison sur mon site.

Un petit bout de mon jardin à la Richardière

Génération 2

La Richardière :
Mes parents ont acquis après quelques mois de mariage, à l’été 1962, leur maison sur le village de la Richardière. Cette maison n’était alors qu’une écurie que mon père transforma en quelques mois en habitation. Ils y emménagent en novembre 1962. J’y ai grandi avant de prendre mon envol !

Génération 3

Mazeray :
PONTOIZEAU Marcel (1900-1971) et DUPOND Léonide (1905-2004), mes grands parents paternels, après avoir travaillé toute leur vie chez les autres (comme le disait ma grand-mère), achètent une petite maison, avec jardin et vigne un peu plus loin, dans le bourg de Mazeray (17) en 1958. Ma grand-mère avait trouvé cette maison sur une petite annonce dans le journal. 
Mon grand père y passera la vie de sa vie et ma grand-mère y resta jusqu’en 1978, date à laquelle elle viendra s’installer à la Richardière. La maison est vendue peu après.
Je n’ai aucun souvenir d’enfance de cette maison même si j’y suis retourné depuis.

Villeneuve :
BOUCHET Fernand (1912-1970) et POUVREAU Louise (1916-1963), mes grands parents maternels, après avoir vécu dans plusieurs locations à St Maixent l’Ecole (79) en 1935-1936, Damvix (85) de 1936 à 1945 puis en Charente-Maritime, à La Vergne d’abord et à St Jean d’Angély ensuite jusqu’en 1952. Cette année là, ils prennent en location une maison avec un jardin pour les enfants sur le village de Villeneuve de Mazeray, ils l'achètent en 1959.
Là mon grand-père y élèvera des moutons …
Ma grand-mère y meurt en 1963. Mon grand-père, quant à lui y vivra jusqu’à son dernier jour mais mourra sur la route, tué par un chauffard. La maison est vendue en 1973.

Génération 4

PONTOIZEAU Jean (1865-1940) et RAFFIN Joséphine (1865-1938), est un couple pauvre qui vivra toute sa vie en location. 
Mariés en 1900, ils louent d’abord sur le Pay de St Maixent sur Vie (85) puis plusieurs borderies sur Commequiers (85) Ste Marie, Tard y Fume puis de nombreuses années aux Barres ferrées. 
Après le mariage de leur fille unique, Marie, en 1934, ils prennent une location plus proche d’elle dans le village de la Forêt de St Maixent sur Vie. A quelques centaines de mètres de là, Marie et son époux BARREAU René vivaient au Brûlit, maison basse typique de ce coin de Vendée, où j’ai passé tous les étés de ma prime enfance jusqu’en 1981.
Dès le printemps 1938, Joséphine et Jean partent à l'hospice départemental de la Roche sur Yon et y meurt. Leurs corps resteront sur place, où ils seront pauvrement enterrés avant que leurs restes ne finissent à la fosse commune.

La Croix Blanche :
DUPOND Louis (1871-1942) et BIRON Eulalie (1874-1947) achètent la bourrine et le jardin attenant à la Croix Blanche en 1911. Je vous ai déjà parlé de cette maison dans mon billet F comme Florina.
Ils y élèvent leurs enfants et y resteront toute leur vie. Ils y meurent d’ailleurs.

La Barbée (prononcé en patois «barbaille »)
BOUCHET Augustin (1882-1957) et MAJOU Marie (1889-1962), après des années de labeurs et en location, achètent leur maison dans le village de la Barbée de Damvix (85) en 1930.
Augustin y meurt et sa veuve vend la maison en 1959. 
Elle vivra en alternance chez ses fils Armand et Fernand. Elle meurt à l’été 1962, chez son fils Armand à la Garenne de Ste Christine (85). 
Là où mon grand oncle et son épouse Suzanne m’accueillirent pour la première fois en 1989 pour commencer mon arbre généalogique ! (voir mon article 1989 mon premier été généalogique).

St Sigismond (en patois « St Simin »)
POUVREAU François (1877-1946) et MARTIN Alexandrine (1885-1974) achètent en 1903 leur maison à St Sigismond (85) un an après leur mariage, après que François est vendu sa part d’héritage sur la maison familiale du village de Nessier à Benet (85) à son frère aîné.
Leurs enfants y naissent, toute la famille, nombreuse et leurs descendants s’y retrouvent au fil des années. François y meurt en 1946 et sa veuve Alexandrine y meurt aussi de nombreuses années plus tard en 1974. La maison est vendue l'année suivante.

Génération 5

Métairie du Caillou Blanc
PONTOIZEAU Jean Baptise (1832-1882) et MARTINEAU Marie "Rose" (1831-1831) s’installent en 1859 en location sur la métairie du Caillou Blanc du village des Chênes de Challans (85) en communauté familiale avec le père de Jean-Baptiste et son épouse ainsi que quelques membres de sa fratrie. C’est dans cette métairie que naquit mon arrière grand père Jean en 1865. 
En 1866, cette communauté familiale comprenait grands parents, parents, oncles et tantes, et cousins germains soit 7 adultes (entre 56 et 20 ans) et 6 enfants (de 1 mois à 8 ans). 
Après les décès successifs du père en 1874, la belle mère en 1877 et la sœur en 1880, le couple et leurs enfants y vivent seuls en 1881. Mais Rose y décède cette même année. Jean-Baptiste quant à lui meurt à l’hôpital de la commune l’année suivante, juste après la fin du bail sur la métairie.
(vous pouvez retrouver mes billets sur la vie de Rose sur ma page)

La Tonnelle :
RAFFIN Joseph (1837-1913) et GUERINEAU Eléonore (1838-1871). Pour ce couple je vous ai déjà raconté l’histoire de la Tonnelle de Commequiers (85) dans mon billet G comme Générations, puisqu’en effet cette maison où Joseph naquit et mourra, resta dans la famille durant plusieurs générations.

Les Acacias :
DUPOND Alexandre (1841-1912) et BURGAUD Marie-Rose (1843-1939) firent construire dans la seconde moitié des années 1890, à la cinquantaine, une petite maison sur une parcelle dans le fief du Moulin qu’Alexandre échangea sur un héritage venu d’un grand oncle mort sans enfant survivant. 
Le couple y vivra le restant de leur vie et y meurt. En 1925, une de leur fille rachète la part de ses frères et sœurs sur la maison.
Marie-Rose y vivra sur la fin de sa vie avec son petit fils Emile et son épouse, à cette époque elle était affectueusement surnommée Mémé Seigneur ! Emile et son épouse furent par la suite propriétaire de la maison.

Le Creux Jaune :
BIRON Jean-Louis (1826-1887) et MASSONNEAU Marie (1833-1892) vivront toute leur vie maritale dans la bourrine du Creux Jaune sur Notre-Dame de Riez (85) que les parents de Marie ont construite vers 1840 sur une parcelle de terre, autrefois plantée de vignes, que son grand-père paternel Jean avait acquise en 1801. 
Marie étant fille unique, elle hérita de la bourrine après le décès de ses parents en 1856 et 1859. 
Les enfants de Jean-Louis et Marie y naissent. Jean-Louis y meurt en 1887 et sa veuve y termine sa vie avant de mourir chez sa fille à quelques centaines de mètres de sa bourrine. Quelques années plus tard, en 1897, la bourrine est détruite et la parcelle vendue.

Les Cabanes :
BOUCHET Henri (1839-1902) et CAQUINEAU Alexandrine (1845-1882) vivent depuis leur mariage en 1865, dans cette maison sur le village des Cabanes de Damvix (85) sur la Sèvre Niortaise. Cette maison fait partie de l’héritage de la mère d’Henri, qu'elle et son mari avait fait bâtir suite à un échange de parcelles en 1855. Il en a la pleine destination après un partage de 1878 même si sa mère en garde l’usufruit jusqu’à son décès (1884). 
Tous les enfants du couple y naissent et Alexandrine y meurt quelques jours après la naissance de mon arrière grand-père en février 1882. 
Henri et ses enfants y vivent encore de nombreuses années. Henri n’y meurt pas puisqu’il meurt sans doute noyé dans la vieille sèvre à quelques mètres de chez lui en 1902. L'année suivante la maison est vendue.

La Vineuse :
MAJOU Louis (1863-1888) et LARIGNON Eléonore (1863-1932) viennent s’installer début 1884 quelques mois après leur mariage dans la maison natale de Louis sur le village de la Vineuse, ancienne commune rattachée depuis 1828 au Simon pour devenir le Simon La Vineuse (85). 
Il a en effet racheté les parts de ses frères et sœurs sur cette maison qu’ils ont hérités de leur mère décédée en 1869 (vous pouvez lire mon billet : à l'origine d'une maison ancestrale). 
Malheureusement Louis y meurt prématurément en novembre 1888 alors qu’Eléonore est enceinte. Cette dernière retourne vivre chez sa mère et la maison est vendue.

Nessier :
POUVREAU François (1840-1881) et GIRARDEAU Françoise (1851-1902) vivent depuis leur mariage en 1872 dans une maison du village de Nessier sur la commune de Benet (85).
Cette maison édifiée depuis peu, par le père de François, près de la maison ancestrale, ancienne chaumière que l’arrière grand père de François, DAZELLE Pierre (1742-1788) avait bâtie vers 1780. 
Le père veuf de François, aussi prénommé François vit dans la maison ancestrale d'origine jusqu'en 1880, date d'un partage entre ses deux enfants (vous pouvez lire ou relire mon RDV Ancestral avec HILLAIRET Françoise, la femme de François, qui y teste avant de s‘éteindre en 1863). Après le décès prématuré de François dans ladite maison en 1881, Françoise continue d’y vivre avec ses enfants, son second époux BRAUD François (1846-1911) et son beau-père François, en alternance (comme le prévoyait le partage de 1880), qui meurt en 1890. 
Françoise enchaîne les grossesses jusqu’à un âge avancé et avec un travail dur aux champs elle meurt épuisée chez elle à seulement 50 ans. La maison restera encore une trentaine d'années dans la famille POUVREAU avant d'être vendue.

La Pointe à l’âne ou la Buttée :
MARTIN Alexandre (1865-1924) et ROYER Eglantine (1865-1934), après de nombreuses années de location le couple achète en 1919 cette maison et ses dépendances, qu'ils louent déjà. Alexandre y élève des moutons. 
En 1908, Alexandre avait acquis par héritage la maison ancestrale sur l’Autise à St Sigismond (85) mais sa mère en garda l’usufruit jusqu’à sa mort seulement quelques mois avant Alexandre !  De plus ladite maison sur l’Autise fut louée dès que la mère d’Alexandre, JOURNOLLEAU Marie dite Néné Lu (voir mes billets sur cette dernière sur ma page), part vivre chez sa fille sans doute durant la Grande Guerre. 
C’est peut-être avec l’aide de l’argent de cette location qu’Alexandre et son épouse achètent leur maison en 1919. Alexandre meurt donc dans sa maison fin 1924. Sa femme Eglantine continue d’y vivre une dizaine d’années avant de mourir chez sa fille à Villiers en Plaine (79). La maison est vendue l'année suivante.

Et voilà mes ancêtres et leur maison !

A SUIVRE …

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